Le Lobby  » San Pellegrino / World’ 50 Best Restaurants  » résistera t’il à la pression des chefs français ?

Pour le Fun,Presse & Médias 21 mai 2013 | 1 Commentaire

Repéré sur le net par notre équipe du blog Pourcel, le message sur le blog culinaire du chef E. Loubet en Le Petit Journal en Lubéron, ( suivez le LINK ) n’est pas passé inaperçu. Le chef étoilé appelle les chefs français à boycotter la marque San Pellegrino trouvant que le classement occulte le talent de nombreux chefs français.

Les chefs français vont-ils le suivre en retirant de leurs cartes les eaux San Pellegrino ? … Et au-delà de ça certains pays vont-ils aussi suivre le mouvement et appeler au boycott ?

Une chose est sûre, c’est que l’Espagne, l’Angleterre et les États-Unis qui portent très haut ce classement et y trouvent beaucoup d’avantages, ne vont pas adhérer au mouvement … si mouvement il y a …

 Alors dans la compétition entre le Guide Michelin très français dans l’âme et le classement des World’s 50 Best Restaurant très anglo-saxon dans sa démarche, lequel l’emportera t’il ?

Et, San Pellegrino marque italienne propriété de Nestlé le Suisse distribuée dans le monde entier, en pense quoi ?

 

Taggué avec , , , ,

Palmarès Michelin 2013 : Simon confirme sur le Figaro ce jour

Chefs,Presse & Médias 15 février 2013 | 0 Commentaires

Suivez le LINK ou lisez ci-dessous.

Guide Michelin : les nouveaux étoilés

Arnaud Donckele, à Saint-Tropez, rentre dans le club fermé des trois macarons .

Logiquement, c’est à la fin du mois de Février que le Michelin tient sa conférence de presse précédant la sortie du guide en librairie, le 1er mars. Mais depuis quelques années, comme la tuyauterie fuyait quelque peu, la direction de la communication a sagement avancé la présentation des heureux élus.

Voici, précisément, l’une des grosses tendances de la cuvée 2013: les régions reprennent du poil de la bête. Elles décrochent plus de récompenses que d’habitude, le Guide Rouge manifestant une sorte de recentrage sur une gastronomie traditionnelle, ancrée. Mais aussi ouverte sur le monde. Témoin, l’importante entrée des chefs japonais pratiquant la cuisine française en France: ils sont à présents 17 à être étoilés! C’est du reste le pendant des tendances nippones du moment puisqu’à Tokyo de nombreux récents promus sont longtemps restés sur le territoire français, histoire d’aiguiser leurs couteaux et leur talent. Ainsi, le chef Kishida de Quintessence, dans la capitale nippone, a travaillé à Paris à L’Astrance et à Montpellier au Jardin des Sens. Au KM, le chef Miyashiro a eu le bonheur de suivre Claude Peyrot au Vivarois (à Tokyo, il réalise les mêmes recettes) alors qu’à Edition, Koji Shimomura a appris à La Côte-d’Or (Saulieu) et auprès de Marc Veyrat.

Trois étoiles: le sacre d’ Arnaud Donckele

Son nom était jusqu’alors peu connu, il va falloir apprendre à le prononcer: Arnaud Donckele, chef du restaurant la Vague d’Or, à la Résidence de la Pinède, à Saint-Tropez, dans le Var, propriété de la famille Delion. Comme le révélait Le Point, il rejoint le cercle illustre des 26 tables ornementées des fameux trois macarons. Ce jeune homme de 35 ans a commencé chez Goumard-Prunier, à Paris, avant de passer aux Prés d’Eugénie chez Michel Guérard, à Eugénie-les-Bains, puis au Louis XV chez Alain Ducasse, à Monte-Carlo, ainsi qu’au Plaza Athénée à Paris ; sans oublier un poste majeur comme adjoint de Jean-Louis Nomicos chez Lasserre à Paris. C’est en 2005 que ce Normand natif de Rouen rejoint la Côte-d’Azur à la Pinède.

Sa carte est délibérément ouverte sur la Riviera et l’arrière-pays, avec le souci de cuisiner des poissons méconnus comme la courbine, le poutardier de pleine mer, le beaux yeux, la vieille ou encore le sériole migrateur. Arnaud Donckele associe ce dernier «à la chair d’esquinado, mariné au Limono médical, primeurs et herbacés à cru, l’ensemble servi glacé». Autres plats phares de la carte: les macaronis de foie gras truffé, gratinés au parmesan de montagne, les artichauts violets étuvés au basilic, velours de volaille. Ou encore la langouste puce pêchée au large, nacrée et cuite dans son eau de mer, grains croquants de caviar, haricots marins aux coques et couteaux, infusion à la verveine.

Ces trois étoiles récompensent également le formidable travail d’hôtellerie déployé par Jean-Claude Delion, grande figure de la scène française. Cette table rouvrira le 19 avril, la soirée inaugurale affichant d’ores et déjà complet.

Deux étoiles: cinq tables de caractère

Dans la catégorie deux étoiles, les nouveaux arrivants cette année ont beaucoup de chien. À commencer par la table de Yoann Conte, à Veyrier-du-Lac, en lieu et place de l’ancienne adresse culte de Marc Veyrat. Il fallait être courageux et audacieux pour inscrire ainsi sur la façade «Yoann Conte, élève de Marc Veyrat». Un piège idéal pour souffrir de la comparaison, végéter dans l’ombre et le souvenir. Pourtant, depuis 2010, ce jeune chef a réussi à reprendre la suite sans rien trahir de son maître et en imposant sa marque. «Chapeau» serait-on tenté de dire.

À Courchevel, la Table du Kilimandjaro se voit récompenser de deux étoiles pour la cuisine dirigée par Nicolas Sale, avec la complicité de Glenn Viel. Ce jeune chef a joliment bourlingué: Senderens (époque Bertrand Guéneron), George V (avec Philippe Legendre), Pierre Gagnaire, Meurice (époque Marc Marchand).

William Frachot, quant à lui, a parcouru le monde entier avant de rejoindre l’hostellerie de sa famille, le Chapeau Rouge. C’était il y a treize ans de cela. Depuis lors, il déploie une cuisine chic et contemporaine, minutieuse et élégante, à l’instar d’un dos de saint-pierre rôti, mousseline de céleri et jus de veau, fève de Tonka, ou encore la pièce de wagyu, consommé aux truffes du périgord, champignons et pâtes fraîches au parmesan. «Cette deuxième étoile, réagit-il prudemment, ce n’est que du bonheur. On priait pour elle afin de pouvoir enfin débuter des travaux et bichonner les 25 à 30 clients que nous recevons à chaque repas!»

Près de Rennes, sur la commune de Noyal-sur-Vilaine, la deuxième étoile rôdait également depuis quelques années au-dessus de la tête de Sylvain Guillemot, à la table du Pont d’Acigné. C’est à présent chose faite au bord de la Vilaine grâce à une cuisine régionale éclairée: maki de homard et bouillon, raviole de foie gras et citronnelle thaïe, déclinaison de l’agneau de pré salé à l’hysope.

S’il y a une promotion à deux étoiles largement méritée, c’est bien celle d’Alexandre Couillon, au restaurant la Marine, sur le Port de l’Herbaudière, île de Noirmoutier. Elles récompensent une cuisine limpide, iodée et agile. Voila une table valeureuse sachant se mettre au ras de la mer et cueillir son message: coquillages selon la marée avec un bouillon d’oignon rouge et cerise ; homard chou- fleur fumé aux aiguilles de pin, betterave et mûre. On retrouvera également ce même esprit joyeux à la table annexe, La Table d’Émilie, saluée par un bib gourmand, consacrant un excellent rapport qualité/prix.

Une étoile: confirmation de la cuisine franco-japonaise

Dans les nombreuses une étoile, on relèvera la promotion d’un chef japonais (Fumio Kudaka) excellant à… Cancale, à la table du Breizh Café. Même motif, même punition pour Kunisha Goto, au restaurant l’Axel de Fontainebleau. À Gérardmer, notez l’étoile déposée sur le front des Jardins de Sophie. À Paris, parmi les nommés, personne ne contestera la promotion de La Dame de Pic, d’Anne-Sophie Pic ainsi que celle d’une table brillante: le Sergent Recruteur, sur l’île Saint-Louis. Il est également annoncé une étoile à la Cuisine au Royal Monceau. Enfin, le guide Michelin n’a pas eu grand chemin à faire pour vérifier les qualités de l’Hôtel Radio, à Chamalières (près de Clermont-Ferrand): une étoile cette année!

Taggué avec , , , , , , , , ,

Ces étoiles qui font monter les loyers à Hong Kong

Presse & Médias,Voyage, destinations, loisirs 13 décembre 2012 | 1 Commentaire

Nous en parlions le jour de la présentation officielle du guide Michelin à Hong Kong et Macao sur le blog Pourcel, les étoiles 2013 scintillent à nouveau dans cette partie de l’Asie où le luxe est légion. Internet a créé le buzz avec l’info que l’on pouvait manger des plats étoilés à partir de 3 euros à Hong Kong, une information fort attractive et motivante pour se rendre dans cette ville. Mais l’arbre qui cache la forêt ce sont les conséquences que subissent ces restaurants locaux de cuisine cantonaise qui, du jour au lendemain, se retrouvent gratifiés d’étoiles alors qu’ils n’ont rien demandé. Une de nos internautes fidèles au blog Pourcel nous transmet un extrait d’un article intéressant… suivez-le ci-dessous ou sur le site legastronomeparisien.fr

Le Guide Michelin Hong Kong  & Macao 2013 et sa Malédiction.

Hong Kong – la malédiction Michelin -

En début de semaine dernière, Michelin a dévoilé son nouveau Guide Hong Kong & Macao 2013. Cette 5ème édition du Guide compte 244 restaurants récompensés pour Hong Kong et 46 pour Macao. Beaucoup de changement puisque 40 % du Guide a été renouvelé, faisant la part belle à de nouveaux restaurants fraîchement ouverts. Une nouvelle fois, la cuisine chinoise est à l’honneur puisque qu’elle représente 75 % des restaurants du Guide de cette année. Je vous propose de faire un tour d’horizon de cette nouvelle sélection du Guide Rouge un peu plus poussé que ce que j’ai pu lire ces derniers jours sur le net…

Il est vrai qu’en France on regarde avec un peu de condescendance cette pluie d’étoiles sur des restaurants à mille lieux de nos standards, seulement à Hong Kong la polémique est ailleurs. En effet, depuis l’annonce des nouveaux étoilés Michelin 2013, plusieurs voix de restaurateurs s’élèvent pour dénoncer la hausse de leurs loyers jusqu’à parler de Malédiction Michelin.

Le Chef Pang Pak Sheung du Pang’s Kitchen demande à ce qu’on le laisse en dehors de tout ça ! Il déclare que son loyer a déjà doublé ces dernières années et que son restaurant est de toute façon déjà constamment plein. Il est incapable d’accueillir une clientèle supplémentaire. Il est persuadé que cette étoile va légitimer une hausse de son loyer de la part de son propriétaire. Il menace même de prendre sa retraite si cela se produit ! Dans un contexte difficile, où les prix des matières premières, de la main-d’œuvre et des loyers augmentent, l’annonce d’une étoile au Michelin est vécue par ces restaurateurs comme une difficulté de plus à gérer.

Dans le même temps, d’autres restaurateurs se sont félicités de perdre leur étoile dans cette nouvelle édition du Guide espérant retrouver leur situation d’antan. Manifestement, la course aux étoiles Michelin que se livrent les restaurants semble davantage adaptée aux groupes bénéficiant de moyens financiers importants qu’aux petits restaurants dont la principale préoccupation est de proposer une cuisine authentique et pas chère. J’avais parlé il y a peu avec Jérémy Biasiol du manque cruel de transmission des techniques traditionnelles de la cuisine cantonaise à la nouvelle génération de cuisiniers. Plus que jamais, l’avenir de la cuisine traditionnelle cantonaise dans les rues de Hong Kong est menacée mais je reste persuadé que les Hongkongais sauront gérer ces problèmes pour préserver leur culture culinaire.

Taggué avec ,

Michelin Macao/Hong Kong : des plats étoilés à 5 euros créent le buzz…… et une étoile pour le chef Guillaume Galliot

Bonnes adresses,Chefs,Voyage, destinations, loisirs 6 décembre 2012 | 0 Commentaires

Un repas étoilé avec des plats à seulement cinq euros… peu- être est-ce l’effet crise ?… mais on en parle beaucoup sur le net français suite à l’info diffusée par l’AFP… Nous, au blog Pourcel, nous avons retenu une information également importante… voir à la fin du post… 

Le guide Michelin Hong Kong/Macao 2013 a distribué ses étoiles à 68 restaurants de ces deux territoires du sud de la Chine, dont certains offrent la possibilité de se régaler pour moins de cinq euros le plat.

Parmi les 44 restaurants une étoile de Hong Kong, plusieurs proposent des menus à des prix inattendus pour une cuisine de très haute qualité. 

Le  » Tim Ho Wan  » par exemple, un petit restaurant de dim sum (bouchées cantonaises) déjà étoilé l’an dernier, le plat coûte entre 30 et 50 dollars de Hong Kong (3 et 5 euros), à la carte. 

Au  » Ho Kung Kee « , les soupes de nouilles et le congee (porridge à base de riz servi souvent avec un accompagnement) démarrent à 35 dollars de Hong Kong (3,5 euros).

Dans le monde de la gastronomie et du guide Michelin, c’est assez unique et encore plus en France, et ça crée le buzz sur internet.

C’est à l’occasion de la présentation du guide Hong Kong/Macao (qui classe des restaurants répertoriés dans 47 catégories de cuisines différentes) sorti ce mercredi, qu’ont été révélées ces informations qui font envie lorsque l’on vit en Europe.

L’édition de 2013 accorde trois étoiles à cinq restaurants (4 à Hong Kong, 1 à Macao), qui sont les mêmes que ceux de l’an dernier : trois de cuisine française, un cantonais et un italien. Une prestigieuse table perd une étoile, celle de Pierre Gagnaire.

De notre côté, nous avons remarqué la première étoile du Chef Guillaume Galliot, pour son restaurant dans l’Hôtel Casino le Crown Towers où les frères Pourcel étaient présents début juillet, pour réaliser quelques dîners signatures. Le chef Guillaume Galliot a fait toute une partie de sa carrière dans les établissements Pourcel, Maison Blanche à Paris, Le Jardin des Sens à Montpellier, La Compagnie des Comptoirs à La Grande-Motte, le Raffles Grill by Pourcel à Singapour, et même un passage à Marrakech. Depuis, il a volé de ses propres ailes de Singapour à Beijing et Macao. Il a fait son chemin jusqu’à être reconnu et récompensé par une étoile bien méritée.Crown Towers Macau

Taggué avec , ,

Michelin Tokyo 2013 : Tokyo ville plus étoilée que Paris… vrai ou faux ?…

Chefs,Presse & Médias 2 décembre 2012 | 0 Commentaires

Chaque année, on nous ressert les mêmes soupes…

Tokyo est-elle la capitale mondiale de la gastronomie ?…

Tokyo, la ville la plus étoilée que Paris !

Paris perd sa première place de ville la plus étoilée !… enfin, à chaque sortie du guide Michelin «  Tokyo Yokohama Shonan 2013 « , comme un air de réchauffé, se répand sur la presse nationale qui fait genre de connaître parfaitement le sujet et d’en analyser le phénomène…

Alors que – phénomène –  il n’y a pas… Lorsque l’on connaît les deux villes, on comprend vite que l’on ne peut pas comparer l’incomparable, taille de la ville et nombre d’habitants, nombre de restaurants, mode de vie différent, culture singulière de la nourriture, attente client opposée…

Si l’on rajoute à cela un choix particulier des créateurs du guide qui, dès la première édition du guide sorti au Japon, ont classé les restaurants gastronomiques français avec les mêmes critères que les restaurants de cuisine traditionnelle (entre autres les restaurants de sushi, soba, tempura, yakitori, grillades et même de fugu ). Vous comprendrez mieux le problème du nombre d’étoiles. Aujourd’hui, comment peut-on classer par exemple un restaurant de sushi, d’une quinzaine de places, situé dans un couloir de métro, 3 étoiles (même si le chef sushi est considéré comme le meilleur du monde), au même niveau qu’un restaurant de gastronomie française haut de gamme, dont la cuisine créative emporte tous les succès, dont l’art de la table est mis en avant, dont le service est ancré dans la tradition de l’art de vivre ?

Connaissant bien Tokyo, tout ça est un peu du violon… Créer un mégi-mélo de gastronomie et de cuisines étrangères traditionnelles était un pari risqué, pas sûr que les clients s’y retrouvent, dans cette galaxie d’étoiles dont les critères de classification sont loin d’être clairs.

En attendant, retrouvez ci-dessous un des articles qui éclaire sur ces questions subsidiaires de nombre d’étoiles !

Gastronomie : pourquoi Tokyo est devant Paris pour le guide Michelin ?

SOCIETE – Il faut savoir affronter certaines vérités. Non, la France n’a pas le monopole de la gastronomie. Et depuis plusieurs années, c’est même Tokyo qui truste la première place des villes les plus récompensées du monde dans le guide Michelin. Avec quinze restaurants trois étoiles dans l’édition tokyoïte 2013, disponible le 1er décembre, la capitale japonaise devance largement son homologue française et ses dix établissements.

Paris est-il devenu un has been gastronomique ? Pas si sûr. Mais en face, Tokyo compte de sérieux atouts pour briller dans le fameux guide. Francetv info vous explique pourquoi.

Parce que Tokyo est beaucoup plus grand que Paris.

Il y a d’abord une donnée évidente. Tokyo compte 13 millions d’habitants, contre 2,2 millions pour Paris. Et comme si cela ne suffisait pas, « les Japonais ont beaucoup plus l’habitude de manger hors de chez eux qu’en France », précise à francetv info, Jean-Robert Pitte, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires. La restauration est ancrée dans les mœurs, les établissements sont presque partout.

Du coup, les chiffres sont vertigineux. Tokyo comptait 160 000 restaurants en 2011, rapportait à l’époque Le Monde, contre 15 000 établissements à Paris et 200 000 dans toute la France. Forcément, l’équipe locale du Michelin a davantage le choix que dans l’Hexagone. Et pour ne rien gâcher, on y mange bien : « On peut trouver des restaurants merveilleux y compris dans les quartiers populaires. Il y a bien plus de mauvais restaurants en France qu’au Japon », assure Jean-Robert Pitte.

Parce que des Japonais viennent se former en France.

Le chef japonais Junichi Iida s’est installé à Dole (Jura) où il a remporté l’un des prix « Jeune talent 2013″ du Gault & Millau. Formé auprès de Jean-Paul Jeunet, deux étoiles au Michelin comme le rappelle France 3 Franche-Comté, il explique à francetv info que « depuis trente ou quarante ans, beaucoup de professionnels japonais viennent travailler en France, dans des restaurants étoilés, avant de retourner au Japon ». « Chez Joël Robuchon, par exemple, vous trouvez des professionnels très réputés », ajoute le chef, qui lui n’a pas prévu de rentrer au pays.

Même analyse pour le directeur des guides Michelin, Michael Ellis. Interrogé en mars dernier par l’agence Relaxnews, lors de la sortie de l’édition parisienne, il rappelait « qu’il n’est pas rare que les grands chefs japonais récompensés aient fait leurs armes auprès de prestigieux cuisiniers français ».

Mais tout cela semble réducteur aux yeux de Jean-Robert Pitte, qui a découvert le Japon il y a trente-cinq ans. « C’est un peu facile de dire que la cuisine japonaise est bonne parce que ses professionnels sont venus se former en France. A vrai dire, les chefs français ont plus appris des chefs japonais que l’inverse, notamment dans la présentation et les cuissons. » 

Parce que là-bas aussi, la cuisine est sacrée.

« Les Japonais n’ont rien à envier aux Français au niveau de la technique, où ils figurent parmi les meilleurs du monde », assure Junichi Iida. Et le Japon a selon lui un autre atout : ses produits. « Par exemple, le pays a très tôt développé les potagers bio », souligne-t-il, ce qui explique la qualité des fruits et des légumes. Héritier de cette tradition, le japonais Asafumi Yamashita s’est installé à Chapet (Yvelines), où il produit ses légumes (piments noirs, micro-tomates…) et ses fruits à partir de semences japonaises. Les grands restaurants français se les arrachent, même lorsque le melon est facturé 60 euros la pièce.

Dans un entretien réalisé pour le groupe Michelin, le chef étoilé Thierry Marx estime que Tokyo  »est la seule ville au monde où on peut manger aussi bien, avec un service égal, pour 500 (4,7 euros) comme pour 50 000 yens (473,5 euros) ! ». Et pour répondre à ceux qui critiquent les critères retenus pour classer les établissements, Michelin, cité par Zonebourse.com, rappelle que ses étoiles « ont toutes la même valeur, dans le monde entier, ce qui signifie qu’un restaurant une étoile à Tokyo sera de qualité comparable à un établissement une étoile à New York ou à Paris ».

Parce que Michelin vend des pneus au Japon.

Le guide est un outil de promotion important pour la marque au Bibendum, qui a pénétré le marché japonais en 1964. Mais le guide  »Tokyo Yokohama Shonan » a été très attaqué par le passé. En 2009, deux ans après la sortie du premier guide japonais, le critique gastronomique de L’Express François-Régis Gaudry estime que « le guide Michelin doit flatter les Japonais pour tenter d’atténuer la vive polémique que suscite sur place son incursion dans le temple sacré de la gastronomie japonaise ».

En attendant, le directeur de Michelin Japon, Bernard Delmas, est « très heureux d’annoncer la publication » de la sixième édition et souhaite aux lecteurs de « partager de bons moments avec [leur] famille et [leurs] amis. » Aucun doute selon lui, Tokyo est bel et bien à la première place mondiale de la gastronomie.  Fabien Magnenou

Taggué avec , , , ,

Le billet d’Audrey Pulvar : internet s’ouvre aux guides

Brèves de Comptoir 11 avril 2012 | 0 Commentaires

Émission du lundi 9 avril 2012
Le Guide Michelin s’ouvre aux internautes


On lira dans Libération cette polémique, depuis que le Guide Michelin a ouvert la critique culinaire aux internautes, au début du mois de mars. Les clients peuvent noter les restaurants sur le site Internet du guide Michelin et cela ne plait pas à tout le monde… Notamment à quelques chefs étoilés qui craignent « un grand n’importe quoi sous la bannière du Guide Michelin ». Quelques grandes toques ont sérieusement tiqué à l’idée de se faire noter par la piétaille en ligne. Alain Ducasse, par exemple, si l’on en croit le journal L’hôtellerie- restauration… idem chez Joël Robuchon.

Après tout, ce qui est certain, c’est que l’internaute qui rédige sa critique est réellement allé déjeuner dans le restaurant qu’il a décidé de dégommer ou d’encenser.
Alain Cuq, le directeur général de Michelin Travel Partner promet des modérateurs chargés d’éliminer les commentaires ouvertement malveillants et autres critiques à vocation publicitaire.
Cela dit, chez les grands chefs, certains ne sont pas plus effarouchés que cela à l’idée de se faire noter par de simples quidams dans le Guide Michelin en ligne. C’est le cas du fils et successeur de Michel Bras, le chef trois étoiles de Laguiole, dans l’Aveyron. Sébastien Bras juge cette évolution inéluctable.
De toutes manières, dit-il, le bouche-à-oreille des clients a toujours été notre meilleure publicité. C’était vrai avant l’arrivée d’internet, on ne voit pas pourquoi cela changerait avec l’apparition de ce nouvel outil. La critique se démocratise et c’est tant mieux.

© Eric Delvaux

« Quand le Guide Michelin se toque d’internet », dans Libération ce lundi 9 avril 2012
Source :
http://prod.franceinter.fr/emission-le-billet-d-audrey-pulvar-le-guide-michelin-s-ouvre-aux-internautes

Taggué avec ,

C’est le week-end des récompenses et des médailles, les restaurateurs tremblent…

Brèves de Comptoir,Events & Party 25 février 2012 | 1 Commentaire

C’est aujourd’hui que s’est déroulée à Paris la cérémonie des Césars du cinéma français, alors que la France espérait (et le blog Pourcel aussi) qu’une statuette serait obtenue pour Jean Dujardin (pas celui des Sens, mais celui de The Artist). Les jurés en ont décidé autrement, mais le film reçoit quand même le titre de  » Meilleur film « et au total 6 Césars… un bel espoir demeure pour les prochains Oscars à Hollywood qui se dérouleront la nuit prochaine… C’est par contre à la fin de ce week-end aussi que les fameuses étoiles Michelin seront décernées pour l’année 2012. Donc, pleurs et grosses larmes pour certains, sourire et joie pour d’autres, en attendant trinquons à ceux qui réussissent, même sans César, n’est-ce pas Jean !…

Le dandy François Simon s’en fait l’écho aujourd’hui sur le Figaro dans sa page restauration du samedi, et affirme que  » Le Michelin se repositionne « … à lire sans concession, mais avec intérêt… il est toujours intéressant de se faire une opinion d’un fin connaisseur de la planète restaurant… même si parfois on a du mal à déceler les messages subliminaux de ses chroniques.

En attendant la sortie de la liste officielle des promus du guide Michelin 2012, trouvez un article envoyé par une de nos internautes fidèles, lisez ci-dessous ou cliquez sur le link.

La « malédiction » de l’étoile Michelin place le guide sous le feu des critiques

Alors que l’édition 2012 française du célèbre guide Michelin sort lundi 27 février, les critiques fusent une fois de plus envers le « système » qu’il représente dans le monde de la haute gastronomie, après l’annonce qu’une chef australienne, basée à Londres, a décidé de cesser son activité en raison de la pression que lui faisait subir son étoile depuis plusieurs mois.

Dans une longue interview avec Good Weekend Magazine, la chef australienne Skye Gyngell a reconnu que l’étoile Michelin obtenue pour son restaurant de Londres, le Petersham Nurseries Café, un établissement situé dans une serre, avec des sols en terre battue, des chaises bancales et des toilettes dans une cabane, était une « malédiction ».

Le modeste restaurant, qui a tout de même reçu la visite de célébrités comme Madonna, Mick Jagger et Stella McCartney, n’a rien à voir avec l’image que peuvent se faire les gens d’un restaurant étoilé par le guide Michelin, avec son service en gants blancs et ses plats à la présentation exquise. Or, ce décalage a provoqué le mécontentement de nombreux clients, qui pensaient retrouver au Petersham Nurseries Café les standards habituels du Michelin. C’est ce qui a finalement poussé Skye Gyngell à jeter l’éponge, la chef n’en pouvant plus de devoir subir des critiques incessantes sur son restaurant.

Cette nouvelle a servi de catalyseur dans le monde de la gastronomie. Depuis son annonce, les journalistes spécialisés et leurs lecteurs ne tarissent plus de critiques envers le fameux guide.

Dans un article très dur publié cette semaine dans le Telegraph, Jonathan Meades s’en prend vivement au système Michelin, qu’il qualifie entre autres de « monde de la gastronomie hermétique qui se regarde le nombril (…) caractérisé par un service plein de flagornerie, une cuisine grotesquement complexe, un caractère pointilleux, prétentieux, des prix ridiculement élevés et des chefs idiots qui semblent se prendre pour des philosophes ».

Cet article a provoqué plus de 170 commentaires de la part de ses lecteurs à l’heure où nous publions, la plupart d’entre eux allant dans le sens du journaliste, et a été copieusement retweeté.

L’un des commentateurs tente toutefois de défendre l’institution : « Tout ce que vous dites est peut-être vrai, mais mon repas a toujours été meilleur dans un restaurant étoilé Michelin choisi au hasard que dans un restaurant non étoilé choisi au hasard », écrit-il.

Bien que seulement âgé d’un peu plus d’une décennie, le classement des World’s 50 Best Restaurants de Restaurant magazine est devenu un concurrent important du guide Michelin en ce qui concerne la haute gastronomie et est connu pour mettre en avant la nouvelle garde culinaire. Les lauréats de cette année seront annoncés le 30 avril à Londres.

Le guide Michelin Grande-Bretagne et Irlande est publié en octobre. L’édition 2012 du guide Michelin France est publiée ce lundi 27 février.

Taggué avec , , , , , , ,

Le nouveau guide Michelin sur le net c’est parti… donner votre avis sur les restaurants, jouez et gagnez !

Brèves de Comptoir 9 février 2012 | 5 Commentaires

link : jeu.restaurant.michelin.fr

Partagez vos bonnes adresses en déposant vos avis. 
Un an de restaurants à gagner !

Participez à la création du futur 
site MICHELIN Restaurants qui
 sera lancé prochainement…

La qualité de vos avis est importante :

Vos avis ainsi que votre pseudo seront bientôt affichés sur le site Michelin Restaurants.

Les avis sont des critères de choix importants pour les internautes, merci d’avance pour tous vos bons plans, astuces et suggestions qui feront toute la différence !

Tels sont les arguments diffusés sur le jeu Restaurant Michelin pour inciter les internautes à s’inscrire !

Nous en avions parlé sur le blog des frères Pourcel il y a quelques semaines, le Guide Michelin prépare son entrée sur la planète web dès le 13 février prochain et en version définitive le 27 février 2012. À cette occasion et pour créer le buzz autour de cet évènement dans le monde de la gastronomie, un grand jeu est lancé : le Jeu Restaurant Michelin.

À travers ce jeu, vous aurez l’occasion de vous exprimer en partageant vos avis sur les 4 000 restaurants déjà référencés sur le très célèbre « Guide rouge », ou bien sur les établissements non répertoriés à ce jour et qui auront choisi d’innover en créant leur fiche complète sur ce nouveau guide accessible à tous !

Mais attention, pas question de nuire à la crédibilité et à l’image des étoiles Michelin, il faudra montrer que le restaurateur s’implique, en remplissant une fiche complète et détaillée avec ses coordonnées, indiquer les menus proposés, les prix, les horaires et jours d’ouverture. Les étoilés seront bien spécifiés, la bible de la gastronomie sera ouverte à tous, ce site devrait bénéficier de l’historique éthique du « Guide Rouge », de son image et du sérieux qu’elle dégage.

Pour sélectionner votre prochain restaurant, il vous suffira de choisir selon la ville de votre choix, et de consulter les avis pour être certains de passer un agréable moment gastronomique. Il s’agit donc d’un nouveau virage pour contrecarrer la baisse des ventes du format papier. Les Chefs seront jugés en direct, y aura-t-il un modérateur pour juger ce qui est diffusable ou pas ?… Là, réside la question, car n’importe quel chef concurrent pourra mettre des mauvais commentaires sur son voisin et fausser la réputation.

Tiens, au blog Pourcel, nous allons nous inscrire au jeu… si nous pouvions gagner une année de restaurants ce serait la joie des rédacteurs de votre blog préféré !

Taggué avec , , ,

Michelin – le Web – les Chefs… et les Internautes…

Chefs,Presse & Médias 30 janvier 2012 | 0 Commentaires

Au blog Pourcel, nous vous avions déjà informé des futurs changements du fonctionnement du guide Michelin nouvelle version, des incertitudes planent sur l’avenir de l’influence du Michelin, alors les chefs se questionnent sur la véracité des changements, pourtant l’avenir est au numérique et notre métier devra s’en accorder.

Ci-dessous, un article paru sur le quotidien Sud-Ouest, cliquez sur le link pour obtenir la source.

Michelin inquiète les chefs avec le Web

En perte de vitesse, le Guide rouge fait sa révolution numérique. Les chefs étoilés craignent pour leur réputation.

Le chef landais Michel Guérard a écrit au Guide rouge. Il craint l’aspect « défouloir » du Net.

Alain Ducasse et Joël Robuchon, les deux chefs les plus étoilés au monde, ont demandé au Michelin de se montrer prudent dans sa révolution numérique. Cela s’est passé à Paris, lors d’un déjeuner en petit comité organisé par le Guide rouge pour sonder la profession sur son projet de site sur le Web. Pour la première fois, en effet, Michelin a reconnu que le guide papier connaissait un déclin de ses ventes. « L’accent a été mis sur la nécessité de développer des services payants pour assurer un équilibre économique raisonnable », rapporte la revue « L’Hôtellerie-restauration ».

Commentaires libres

D’où la création d’un site Michelin Restaurants dans lequel figureront l’ensemble des établissements sélectionnés dans le guide (clairement identifiés), mais aussi tout restaurant qui voudra s’inscrire gratuitement, c’est-à-dire donner son nom et son adresse – l’objectif est de permettre aux internautes de trouver le restaurant de leurs attentes. Parallèlement, le Michelin envisage de proposer une offre commerciale aux établissements désireux d’améliorer leur présentation sur le site – images, menus, carte. Les restaurateurs sélectionnés dans le guide et ceux qui ne le sont pas auront accès à ce service moyennant le paiement de 69 euros par mois. Enfin, les internautes seront libres de poster des commentaires.

Les représentants du Michelin ont eu beau expliquer que d’un côté il y aurait le guide, avec sa sélection et les inspecteurs, et de l’autre les activités et les offres numériques, les grands chefs présents à ce déjeuner ont exprimé leurs réticences, voire leur désaccord. « Passer de rien à tout, c’est risqué. Si vous laissez les commentaires ouverts, ce sera un tollé dans la profession » (Alain Ducasse). « S’il y a une faille, c’est fini pour vous et pour nous » (Joël Robuchon).

Michel Guérard, que nous avons interrogé, juge l’évolution numérique « irréversible » et trouve normal que Michelin s’y intéresse. Son inquiétude tient dans le rôle des internautes : « Nous sommes rompus à la critique, qui est utile et salutaire à la condition qu’elle soit loyale et éclairée », souligne-t-il, regrettant que le Net soit « aussi un défouloir, avec des commentaires pas catholiques ». Le chef triplement étoilé d’Eugénie-les-Bains (40) vient d’écrire au Guide rouge en pointant le commentaire « surprenant, vachard », d’un internaute sur le menu gastronomique des Français servi à Eugénie. « C’est plus que troublant, la personne donne l’impression d’être venue pour remplir un contrat », observe-t-il.

Eugénie-les-Bains

Taggué avec , ,

Journal  » Le Monde  » : Michelin dans la tourmente

Presse & Médias 15 janvier 2012 | 1 Commentaire

Un article intéressant paru sur le journal  » Le Monde  » ce 13 janvier, écrit par le fin connaisseur du milieu gastronomique Jean-Claude Ribaud qui fait état d’une table très VIP le 5 janvier dernier dans un grand hôtel parisien, thème le  » Guide Michelin « . Alors table de crise ? Nouvelle stratégie ? Nouvelle donne ? Le milieu des marmites tremble ! Tout n’est pas dit dans l’article, les rumeurs vont bon train.

Dans tous les cas, le papier se vend moins, l’heure du tout numérique approche, et bien entendu, il faut tout remettre à plat et reconsidérer le produit. Peut-être aussi une mise sur la balance de ceux qui tiraient les ficelles et influençaient les choix dans les dernières années. Tout ça laisse à méditer…

Source : Le Monde

Pour lire l’article cliquez sur le link ci-dessous

Michelin dans la tourmente

Rien ne va plus chez Michelin, dont le guide, mondialisé pour les besoins du marketing de la marque et délocalisé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) depuis l’été, ne se vend plus guère en France : 107 000 exemplaires en 2010 selon Livres-Hebdo, soit une baisse de 22 %, alors qu’il y a dix ans les ventes dépassaient les 400 000 exemplaires. Jean-Dominique Sénard, gérant associé commandité du groupe Michelin, l’a reconnu récemment à l’occasion d’un déjeuner au Plaza Athénée devant un aréopage restreint de différentes associations et groupements de chefs, Alain Ducasse et Joël Robuchon en tête.

Le Guide rouge sera bientôt en ligne sur le site Internet Michelin Restaurants, mais aussi ouvert gratuitement aux restaurateurs, lesquels pourront y faire leur promotion (photos, cartes) moyennant un abonnement de 69 euros par mois ! Les internautes seront aussi invités à donner leur avis sur les chefs. Une véritable révolution dans le Landerneau des casseroles qui en inquiète plus d’un, comme le précise l’hebdomadaire L’Hôtellerie-Restauration du 10 janvier sous le titre sans équivoque : « Michelin soumet les chefs aux avis des internautes ». Et Alain Ducasse de prédire : « Si vous laissez les commentaires ouverts, ce sera un tollé dans la profession. » A quoi Alain Cuq, directeur général de Michelin Travel Partners, répond : « Donner la parole aux internautes est une obligation, (…) mais il y aura des règles de modération. »

Un propos qui ne convainc guère Joël Robuchon : « S’il y a une faille, c’est fini pour vous et pour nous », rapporte l’hebdomadaire. Le malaise ne date pas d’aujourd’hui. En 2011, aucun nouveau trois-étoiles n’avait été consacré en France, alors qu’une pluie de distinctions s’abattait sur Tokyo, « capitale mondiale de la gastronomie » selon Jean-Luc Naret, alors directeur international (depuis, il a quitté le navire). En 2011, un débrayage des 300 salariés du service des cartes et guide avait retardé la parution de ce dernier à fin février. Les salariés regrettaient « qu’après plus de cent ans, Michelin abandonne cette production qui fait partie du paysage culturel français (…) car son niveau de rentabilité n’est pas suffisant ». Dans le même temps, le groupe Michelin annonçait une multiplication par dix de son bénéfice ! La fin du guide papier, qui fut pendant les « trente glorieuses » le soutien et le garant du rayonnement de la cuisine française, se précise. Certains en ont tiré parti, telle Anne-Sophie Pic (trois étoiles à Valence, dans la Drôme), qui ouvrira en mai un restaurant à Paris au 20, rue du Louvre. D’autres, comme Christophe Cadieu, jeune chef étoilé en 2007 à Saint-Savin (Vienne), ont eu moins de chance : il a fermé ses portes le 31 décembre 2011. Les changements de politique de Michelin à l’égard de son guide – communication tous azimuts, internationalisation à outrance – n’étaient pas sans risque. Déjà les guides d’Autriche, de Las Vegas et de Los Angeles ont été « suspendus », comme le magazine Etoile, coédité par Michelin, qui n’aura pas dépassé l’âge de raison.

Taggué avec ,