Omnivore – Dernier jour – Le plaisir et l’émotion bousculent … et se bousculent.

Events & Party 25 mars 2013 | 0 Commentaires

Omnivore . Grand amphi. Au fil du troisième jour.

11h30. Sven Chartier – Saturne (Paris)

La nature comme un fil rouge.

L’Omnivorisé créatif de l’année, Sven Chartier (Saturne), cuisine le poireau avec l’oursin et l’huile de carotte.

Il y a ce matin là à boire et à manger pour la communion de la grande messe Omnivore, dans l’amphi. Face à Demorange, un jeune chef de 27 ans délicieux, souriant, fragile, taiseux, charmant avec une délicate timidité. Bouleversant de talent, de créativité. Charmant de timidité, on le sent presque gêné d’être sous les lumières, sur scène.

On ne peut qu’avoir un coup de foudre pour ce chef qui signe avec une émotion infinie une cuisine à forte personnalité, qui s’épanouit sans complexe. Il combine l’indépendance totale à l’audace culinaire. Il joue entre improvisation délicieuse et  maitrise totale des légumes.

Il a fait son chemin le beau gosse depuis sa première prestation en 2010 sous le chapiteau d’Omnivore. Il avait décroché le prix de la nouveauté. Aujourd’hui il offre une cuisine qu’il veut furtive, simple, digeste, immédiate. Son restaurant Saturne grandit et pousse à son rythme. Avec son complice Ewen Lemoigne, il fait ce qu’il aime sans tricher. Ils travaillent avec des producteurs qui respectent la nature, la légitiment avec modestie.

Sven dit tout cela simplement, doucement tout en cuisinant. Il offre un plat d’émotion, simplissimement beau. Applaudissements. La salle est tombée totalement en amour de ce chef généreux et talentueux qui ose un doux « c’est magnifique » en regardant son plat sur l’écran. Magique. Il prépare des huitres. Il enchaine sur la délicate union du sucré et de l’acidulé. Ris de veau, butternut et moutarde. Les ris de veau crépitent, se colorent gentiment pendant que l’oignon dore. Les graines de courge se prennent pour des noisettes et elles ont raison.

La salle est sous le charme, elle boit les paroles de Sven. Les ris sont cuits, ils jouent avec la poudre de graines de courge qui les enveloppent comme un pralin. Cuisine directe comme les gestes du chef, pas de sophistication. Et hop, un dessert avant de retourner au Saturne ! Humour : crème de pamplemousse, la faisselle de chèvre et carotte pour représenter les ingrédients nécessaires pour faire un fond de pâte. Demorand est muet, il guette les mots de Sven. Tonnerre d’applaudissements. Emotion intense. Les Omnivoriens sont prêts à pleurer de joie et d’appétit.

Sven a hâte de retourner en cuisine. Tout de suite. Le service de midi l’attend. Nous, nous n’avons qu’une envie : d’aller dîner chez lui. Illico presto.

Saturne, 17, rue Notre-Dame-des-Victoires, Paris-2e. Tél. : 01 42 60 31 90. www.saturne-paris.fr.
Et pour acheter ses vins :
www.vinisat.com

12h10. Thierry Marx

TM- Top Maestro. Top Maître !

Chef cuisinier, artisan, enseignant. Aujourd’hui Thierry Marx est sur la scène d’Omnivore avec un chimiste, Raphael Haumont. Deux cerveaux pour une même passion. Bienvenue dans la cuisine du futur. Ils ont crée le Centre  français d’innovation culinaire qui met la technologie au service des émotions culinaires. Thierry Marx vient aussi parler de son école parisienne, « Cuisine, mode d’emploi(s) », après avoir réchauffé l’huître avec une infusion de jasmin» puis du biscuit en mousse de lait de coco. Démo ébouriffante ! Thierry Marx se met au service du produit. Plus du tout d’excès ni d’exagération. La vérité dans sa simplicité. Il rappelle les bases du cuisinier : maîtrise du temps, du geste et du feu !

Biscuit mousse de coco, carotte gélifiée et Suprême de volaille, cheddar, garam masala

Thierry Marx quitte la scène sous les applaudissements. Le chef fend la foule, suivi par sa brigade légère. Il distribue, c’est selon, sourires et saluts, claque la bise ou serre la main.et pose pour le blog Pourcel !

Le chef Thierry Marx et l’ami Sébatien Ripari pour le blog Pourcel

Notre envoyée spéciale pour le Blog Maire-Ange Chiari et le chef Thierry Marx

Et pendant ce temps dans les allées d’Omnivore

C’est le moment d’aller se promener, fureter, goûter. Direction le village et le marché by TerreAzur, ses poissons, ses fromages, ses légumes, ses fruits, ses coquillages et crustacés, ses vins et champagnes, ses glaces… et Badoit, omni…présent en vert et en rouge. Envie de goûter à tout. Au croquant parmesan et à la moelleuse Mozzarella di Bufala, à l’huitre rieuse, à l’oursin. je m’émeus devant les jeunes pousses. Je croque dans la pomme et dans les grains de caviar. Je découvre le beurre à la vanille et adore le beurre aux algues de la Maison Bordier, avant de me régaler des sardines de 10 ans d’âge minimum et de la soupe de poissons de la maison La Quiberonnaise. Jolie halte au stand de Foodiscover qui commercialise des boites surprise contenant de vraies d2couvertes culinaires. Manger c’st bien, boire c’est bien aussi, avec modération. Bulles de champagne, Nicolas Feuillate, vins choisis par le caviste La Contre Etiquette. Jus de fruits Alain Millat

 

17 h – Paul Pairet – Ultraviolet (Shanghai)

Attachez vos ceintures, ouvrez grand vos yeux et vos oreilles. Comme le dit Sébastien Demorand, c’est un objet gastronomique non identifié qui s’est posé. Casquette noire vissée sur la tête, accompagné d’Alex Chang, l’homme du troisième millénaire entre en scène et déclare tout de go : « je ne vais pas parler » ! Demorand reste sans voix devant cet homme follement fou. Mais Paul va parler et expliquer : une idée, un projet a germé dans sa tête il y a 5 ans, le projet de sa vie : une table de 10 couverts, 10 élus, qui dégusteraient un menu avant-garde d’une vingtaine de plats dans une ambiance délirante. Musique et film accompagnent les gestes du chef. Premier plat, la Paloma met en scène pomelo, menthe, framboise, pomme de terre et tequila. Paul envoie le deuxième plat : Seabass Monte-Carlo, loup farci de citron, anchois, tomate, huile d’olive, sauce vierge… et enveloppé dans une pâte à pain

Le chef étrange, vous avez dit étrange, fait le show. Performance d’un artiste de la cuisine. Des mots et des images défilent sur l’écran : des petits oursons gélifiés H… font la course pendant que le chef cuisine avec une maitrise parfaite. Paul parle, Sébastien se tait ! Le spectacle continue sur scène et sur écran. On a envie de s’envoler pour Shanghai et découvrir ce restaurant show qu, le Disneyland de la gastronomie. La tomate mozzarella/and Again/ 7 différences/ est prête une version sucrée, une salée pour jouer au jeu des 7 erreurs sur l’air de Tu Voo Fa l’Americano ! Hibernatus Gummies// Cola Rocks  aussi, on assiste là à la métamorphose de petits ours gélifiés qui ont hiberné dans du Coca

Cet homme est fou mais délicieux. Un tendre incontrôlable. Magique !

18h – Yannick Alléno

Il est ici chez lui, il joue à domicile. Il clôture le festival. Il va parler de cryogénisation, de cryoconcentration, de réflexion sur la matière, il recherche de la cuisine de demain, ont est ailleurs, la scène food version une autre planète. Il fait monter sur scène Bruno Goussault, inventeur du sous vide. Il fait circuler dans les rangs – enfin, on peut goûter – du lait de sole, du jus de veau… On essaye de comprendre.

Elle est belle la vie en compagnie d’Omnivore !

La Dream Team d’Omnivore se réunit sur la scène : des chefs, leurs équipes, des artisans, des hotesses d’accueil, l’équipe exceptionnelle d’Omnivore.

Ainsi se clôture une scène gastronomique qui ne cesse de nous régaler, Omnivore et Luc Dubanchet sont vraiment des empêcheurs en rond….. Mille bravos. Rendez-vous en 2014.

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Omnivore : Tribune Culinaire du 17 au 19 mars à la Mutualité à Paris, vous pouvez encore réserver…

Events & Party 8 mars 2013 | 0 Commentaires

C’est partie pour la 8e édition du Festival Omnivore  et la deuxième consécutive à la Mutualité de Paris (Ve) -

Paris s’habille version food pour trois jours où sera tenue la tribune culinaire la plus hype de la scène gastronomique mondiale.

La programmation sera plus que jamais inédite et internationale avec pas moins de 13 nationalités de chefs représentées. Luc Dubanchet et son équipe auront comme d’habitude réuni ce qui se fait de mieux en termes de créateurs, ceux qui vont créer les tendances de demain.

Parmi les 16 chefs invités, on trouvera notamment, pour le salé : Paul Pairet (Shanghai), Danny Bowien (San Francisco), Luke Burgess (Tasmanie), Sven Chartier (Paris), Thierry Marx (Paris) et Martin Juneau (Montréal).

Pour le sucré, l’affiche est également prometteuse : Pierre Marcolini (Bruxelles), David Toutain (Paris), Christophe Felder (Paris), ….

L’attachement aux producteurs, paysans, fournisseurs sera aussi sous les projecteurs : Omnivore lance ‘la scène artisan’. Qu’ils soient éleveurs, cultivateurs ou transformateurs, ces affineurs du goût monteront pour la première fois sur scène, révéleront leur savoir-faire et parleront de leur rapport fusionnel à la cuisine. À découvrir : les légumes de Joël Thiebault, les viandes d’Alexandre Polmard, les plantes sauvages de Stéphane Meyer ou encore les fromages de Marie Quatrehomme.

Ca va bouger sur la scène de La Mutualité, retrouvez le programme sur le site d’Omnivore.

Du 17 au 19 mars 2013, de 9 h 30 à 19 heures

Maison de la Mutualité • 24 rue Saint-Victor • 75005 Paris

 Pass 1 jour 39 € • Pass 3 jours 99 €

 www.omnivore.com

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Notre Sirha à nous….

Actualité POURCEL France,Chefs,Events & Party 30 janvier 2013 | 0 Commentaires

Notre Sirha à nous ce fut bien sûr de belles rencontres, des chefs par dizaines, des amis, des contacts, des fournisseurs, des anciens de nos équipes, des médias, des photographes amateurs et professionnels, des passionnés de cuisine… ce fut aussi une belle organisation mise en place par les équipes du Sirha qui avaient tout fait pour bien recevoir les chefs. Ce fut aussi de beaux moments comme la soirée en l’honneur de Paul Bocuse, mais aussi les moments intenses des concours…

Mais ce fut aussi des moments simples et conviviaux…. suivez nous sur notre Sirha à nous….

Nous avons commencé par un excellent accueil sur l’espace Valrhona, très fréquenté et visité. On y retrouvait constamment les têtes les plus connues des milieux de la pâtisserie et de la cuisine. Nous y avons apprécié le petit salon situé face à la cuisine où oeuvraient les équipes du restaurant Umia de Frédéric et Rika Fujimori-Bau ( Tain L’Hermitage ). Sans aucun doute une des plus belles tables du salon 2013.

Valrhona à lancé à l’occasion du Sirha 2013 ce 27 janvier  » Valrhona TV  » sur le web, un média interactif qui sera la web TV de l’ensemble de la profession. Une façon de partager un savoir faire, la connaissance et bien sûr la passion de bien faire. Formation, portrait, interviews, rencontres, actualité, le programme ne manque pas de sujets qui vous passionneront. Rendez-vous vite sur le site internet de Valrhona pour en savoir plus.

Ci-dessus le chef Frédéric Bau, les frères Pourcel et Antoine Violette ( Directeurs des Écoles et Pâtissiers ).

La cuisine de Umia à Tain L’Hermitage sur le Stand Valrhona.

Beaucoup de monde dans les allées du Salon. Grosse fréquentation, beaucoup d’animation, un salon très dynamique et ludique.

Nous nous sommes arrêtés et même longuement attardés sur l’espace  » Omnivore – Mise en Place  » crée par les équipes d’Omnivore avec à sa tête Luc Dubanchet. Ce fut un moment privilégié de pouvoir observer le travail fait lors de la présentation de  » Tacos Haute Couture  » par l’équipe de Grumma’78 à Montréal. Étonnant Luc Dubanchet jamais en manque d’une nouvelle idée pour surprendre, notamment la performance de tous les jours: sortir un magazine éphémère reprenant les actus de la journée passée… Très fort !!!

Rendez-vous est pris pour le  » Le Festival de la jeune Cuisine  » du 17 au 19 mars prochain à la Mutualité à Paris où le blog Pourcel aura un envoyé très spécial sur place. Pensez déjà à réserver, c’est ici que la cuisine de demain se met en scène.

Nous y avons croisés Arnaud Tabarec le chef du restaurant Seasens à Cannes, restaurant dont nous signons la carte avec sa collaboration. Arnaud Tabarec un chef qui monte et qui fait sa place du côté de Cannes.

Les très dynamiques et entreprenants Lucien Mongelli et Gérard Oudin, Montpellierains mais surtout Disciples d’Escoffier.

Nous y avons croisé les chefs Jérôme et Paul Bocuse et le New Yorkais Daniel Boulud en plein concours du Bocuse d’Or.

Nous avons beaucoup apprécié les innovations et les nouveautés de chez KitchenAid.

Nous avons fait une longue et intéressante étape sur le stand Fraidis à la rencontre des beaux produits qu’ils présentent.

Ici les chefs Pourcel avec M. Moron le PDG de Fraidis.

C’est à l’Espace des chefs que l’ensemble des plus belles rencontres se faisaient, c’est toujours un moment privilégié de pouvoir croiser les grands chefs du monde entier. Tout au long des journées, les animations se succédaient et l’ambiance montait progressivement alors même que la foule se faisait entendre sur les gradins qui faisaient face au Bocuse D’Or

Et pour finir un excellent dîner en belle compagnie à la brasserie du chef Bocuse  » L’Ouest « , un bon poulet de l’Ain à la broche accompagné d’une belle purée de pommes de terre, des desserts traditionnels comme on en rêve…. Que pourrions nous imaginer de mieux pour terminer un Sirha d’une exceptionnelle édition.

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Shanghai :  » Omnivore, Fucking Dinner  » à Maison Pourcel by William Ledeuil & les frères Pourcel

Actualité POURCEL à l'étranger,Chefs,Events & Party 15 juin 2012 | 0 Commentaires

Mardi soir, au restaurant Maison Pourcel, lancement de la première soirée «  Omnivore World Tour Shanghai Fucking Dinner « , quatre dîners se dérouleront en ville lors du festival de cuisine organisé par l’équipe de Omnivore avec à sa tête Luc Dubanchet. En cuisine à Maison Pourcel, plusieurs chefs étaient en scène, William Ledeuil, chef à Paris de deux établissement le  » Kitchen Galerie  » et le  » KGB « , Jacques Pourcel du Jardin des Sens à Montpellier bien sûr, Mickael Lecalvez, chef à Shanghai à Maison Pourcel..

Dim Sum, purée de tomates confites, pistes, fine ratatouille de légumes by Maison Pourcel.

Après le marché fait le matin à Shanghai, les chefs effectuèrent les mises en place toute la journée avant d’être prêts pour servir le dîner qui démarra dès 19 heures. Chaque chef avait avec lui ses seconds de cuisine ce qui faisait que Maison Pourcel se retrouvait avec une brigade impressionnante de cuisiniers expatriés pour l’occasion.

Crevettes, gaspacho pomme verte-concombre, condiment mangue-curcuma by Kitchen Galerie.

Yann, le second de cuisine de Maison Pourcel et le chef Mickael Lecalvez.

Lors du festival Omnivore, trois autres  » Fucking Dinners  » se dérouleront en ville, trois duos de Chefs  :

Mardi soir, au restaurant Stiller’s : Stefan Stiller et David Toutain du restaurant Agapé Substance à Paris.

Mercredi soir, chez Mr & Mrs Bund : Paul Pairet et The Young Turks de Londres.

Jeudi soir, au restaurant Franck : Franck Pécol et Jean-François Piège du restaurant-hôtel Thoumieux à Paris.

Salade de homard, taboulé de boulgour-curry, macération de yuzu by Maison Pourcel.

Tous les plats défilèrent du passe vers le monte-charge pour rejoindre la salle de restaurant à Maison Pourcel qui se trouve tout au sommet du petit immeuble de la rue Changle Lu et qui domine les toits de l’ancienne concession française de Shanghai.

Langoustine à la plancha, tubes croquants de patate douce, jus rafraîchi à la cardamome verte by Maison Pourcel.

Le chef William Ledeuil entouré des équipes de jeunes cuisiniers chinois.

Le chef William Ledeuil crée une cuisine à la croisée des chemins, entre terroir français et saveurs asiatiques, une cuisine très parfumée ou les poivres rares, la citronnelle, la coriandre et les bouillons font grand effet et ravissent les palais les plus aguerris.

Noix de Saint-Jacques rôties et piquées d’asperges thaïes, d’autres préparées comme un risotto, émulsion à l’épine-vinette by Maison Pourcel.

Le principe des  » Fucking Dinners « , c’est faire se retrouver deux chefs venant d’horizons différents, dans chaque ville dans le monde où se déroule le Festival Omnivore World Tour, un chef européen va donc à la rencontre d’un chef local dans son établissement pour produire un menu commun.

Le chef Mickael Lecalvez de Maison Pourcel à Shanghai et Joris Bijdendijk du Jardin des Sens à Montpellier.

Turbot rôti à la citronnelle, condiment petit pois-galanga, jus de coquillage by Kitchen Galerie.

Yann, le second de cuisine de Maison Pourcel, n’est jamais avare d’une grimace… un vrai Canadien !

Bœuf Wagyu confit grillé, condiment griotte-gingembre by Kitchen Galerie.

Denny, un des sous-chefs de William Ledeuil.

Glace chocolat blanc wasabi-fraise-pistache by Kitchen Galerie.

Mangue et ananas marinés au lait de coco, jus de passion-goyave by Kitchen Galerie.

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Shanghai Omnivorious Party … On a fêté Omnivore Food Festival !

Actualité POURCEL à l'étranger,Art, Culture & Traditions,Design - décoration,Events & Party 13 juin 2012 | 0 Commentaires

Omnivore World Tour fait vibrer Shanghai pour quelques jours….. La jeune cuisine mondiale c’est donc donné rendez-vous dans la mégapole chinoise pour fêter les créateurs. De nombreux chefs étaient réunis ce mercredi soir sur les rives du Wampu River pour célébrer ensemble la première étape Asiatique de l’édition Shanghaïenne du Festival Omnivore autour du Monde crée et animée par Luc Dubanchet.

Nous nous sommes donc donné tous rendez-vous au plein coeur de Shanghai, sur le mythique Bund, plus précisément au  » River South Art Center « , une ancienne usine transformée en salle d’exposition et d’évènement.

Dès l’entrée trône la tête du chef Thierry Marx que l’on a pu voir sur toutes les affiches du Festival portant une cloche sur la tête et armé d’un samouraï.

Au premier de ce bâtiment industriel, totalement rénové et conservé dans son jus, une salle immense d’exposition, vieilles poutres de bois, briques de construction typiquement marquées de la tradition de Shanghai, poutrelles industrielles, le tout rehaussé d’un subtil jeu de lumière… une lieu assez exceptionnel !

Une exposition étonnante de vieux extincteurs poussiéreux, et d’oeuvres d’artistes chinois. Finalement les extincteurs étaient les bienvenus, car il est évident que certains allaient mettre le feu à la soirée !

Dès l’entrée la salle du deuxième étage à mis tout le monde d’accord, impressionnant design, plafonds charpentés, jeu de lumière subtil mettant en avant les chefs, installation très dynamique et lieu totalement en adéquation avec l’univers d’Omnivore… Souriez ça va être grandiose !

Les chefs étaient disposés au centre de la salle sur deux rangées, chacun d’entre eux proposé une préparation culinaire de son choix.

On y a vu Jean-François Piège le chef du Thoumieux à Paris.

Paul Pairet el chef de Ultraviolet à Shanghai.

Franck Pécol propriétaire du restaurant Franck à Shanghai.

David Toutain chef du restaurant  » Agapé Substance  » à Paris.

William Ledeuil chef de  » Ze Kitchen Galerie  » à Paris

Mickael Lecalvez chef du restaurant Maison Pourcel à shanghai.

Mais aussi un DJ aux platines !

Mais aussi un bar animé par  » Coctail Architect  » – Urban Bar à Shanghai, animé par Jeoffrey

Jacques Pourcel et Toyo le chef du restaurant Franck à Shanghai depuis 5 ans…

Parmi les 300 invités on a pu apercevoir Jérôme Bocuse.

Olivier Ginon Président de GL Events qui gère le Sirha et soutient le Festival Omnivore, avec à l’arrière Luc Dubanchet.

Le chef Jacques Pourcel qui fait une pause méditation !

Joris le sous chef du Jardin des Sens à Montpellier et Mickael Lecalvez chef de Maison Pourcel à Shanghai.

Ça se bousculait autour des buffets pour goûter les préparations des chefs !

Comme par exemple les dim sum aux calmars préparés par Maison Pourcel.

300 personnes se sont pressées autour des buffets, une façon d’approcher les chefs et de pouvoir échanger avec eux.

David Toutain en action, Joris qui prépare ses dim sum, Toyo ses tartines et Paul Pairet qui essaye de régler son four….

Des milliers d photos furent prisent ce soir là… mais seul le Blog Pourcel vous en transmets en exclusivité !

La fête, inévitable et bien mérité par les organisateurs termina la soirée, avec en scène Omar de la dream team d’Omnivore …

www.omnivore.com

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Omnivore World Tour Shanghai – quand la jeune cuisine bouscule les codes – en route pour le marché !

Actualité POURCEL à l'étranger,Bonnes adresses,Chefs,Events & Party 13 juin 2012 | 0 Commentaires

Rendez-vous lundi soir à Shanghai à l’hôtel Indigo, sur le Bund, avec les équipes du restaurant Kitchen Gallery et son chef William Ledeuil, pour le duo de chefs avec Jacques Pourcel qui va durer trois jours, sur la ville en ébullition. Car c’est ce mardi que démarre pour trois jours le  » Omnivore World Tour  » qui amène la jeune cuisine d’avant-garde aux quatre coins du monde sous l’impulsion du dynamique Luc Dubanchet.

Ce ne pouvait être ailleurs que sur le Bund, face aux impressionnants immeubles du quartier de Pudong, que la première rencontre pouvait avoir lieu – Champagne de rigueur sur la terrasse supérieure de l’hôtel où nous attendait Barthelemy, responsable de la restauration et ancien des  » équipes Pourcel  » à Shanghai.

Rendez-vous dès le lendemain matin sur le marché qui se trouve à proximité du restaurant des frères Pourcel à Shanghai,  » Maison Pourcel « , en compagnie du chef William Ledeuil, de ses collaborateurs, du chef Jacques Pourcel et du sous-chef du Jardin des Sens, Joris Bijdendijk et du chef Mickael Lecalvez qui dirige les cuisines de  » Maison Pourcel « , située dans l’ancienne concession française.

L’occasion, pour tous les chefs, de découvrir le produits locaux et de se faire une idée des ingrédients qui vont composer le dîner à 4 mains réalisé, le soir même, à Maison Pourcel où une salle comble attend les addicts de bonne cuisine. Beaucoup d’agrumes et de fruits prennent place tous les jours sur ces étals destinés à une clientèle de proximité, un marché de qualité où les produits sont d’une fraîcheur extrême, en tout cas, pour les fruits et légumes. Pour les poissons et les viandes, c’est une autre histoire, même si nombreux sont les poissons présentés encore vivants dans des bacs d’eau.

L’avantage sur ce marché, c’est le contact direct avec les produits et les vendeurs. On peut toucher, sentir, goûter avant d’acheter, on y trouvera de superbes pousses de salades, des légumes anciens, des plantes inconnues pour nous venant d’Europe, des fruits fraîchement cueillis, de très belles racines, des fleurs de légumes… enfin tout ce qu’il faut pour régaler des chefs, le tout à des prix très bon marchés, ce qui nous change grandement des marchés en France.

Le chef William Ledeuil fait son choix de légumes. C’est en ce moment la pleine période des cerises, des abricots, des pêches… le tout, avec quelques semaines d’avance sur la France.

Nous y avons vu des œufs frais dans l’argile, des pâtes fraîches style Noodles étirées à la main, et même des cacahuètes fraîches encore recouvertes de terre que le chef Pourcel va utiliser dans un de ses plats. Le dîner décliné ce soir à Maison Pourcel tournera autour des saveurs asiatiques. Quatre «  Fucking Dînners  » sont organisés dans la ville en trois jours, à chaque fois des duos de chefs se mettent en scène pour présenter leur travail.

C’est très intéressant de pouvoir se balader au milieu des clients chinois, de comprendre ce qu’ils recherchent, ce qu’ils mangent. Une approche du pays par l’intérieur qui permet de mieux sentir les habitudes et les modes de consommation de la population.

www.omnivore.fr

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Omnivore World Tour : les chefs sur scène pour cuisiner leurs émotions…

Chefs,Events & Party 26 mars 2012 | 1 Commentaire

OMNIVORE WORLD TOUR, par notre envoyée spéciale pour le blog Pourcel – Marie-Ange Chiari -

Tout pour les yeux et la bouche, des instants gourmands avec la jeune cuisine du monde.

Après avoir brûlé les planches de Deauville, le OMNIVORE WORLD TOUR s’est arrêté à Paris pour faire sa fête à la cuisine en perpétuelle évolution, révolution. Une occasion unique de rencontrer les chefs talents d’aujourd’hui et de demain. Les multi étoilés animent des conférences, des masterclass, des dégustations comme le font les plus prometteurs des jeunes chefs créatifs d’ici et d’ailleurs. Les petits nouveaux ont été dénichés par l’infatigable Luc Dubanchet, fondateur d’Omnivore et sont invités à monter sur scène pour cuisiner leurs émotions…

Luc Dubanchet.

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Rendez-vous à La Maison de La Mutualité.

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Maison de la Mutualité rénovée par Jean-Michel Wilmotte pour le compte de GL Event propriétaire du lieu et nouveau partenaire du OWT, recyclée en palais de l’événementiel, dans le respect de sa vocation de temple du partage culturel. Nous sommes au cœur du Paris historique, entre Notre-Dame et le Panthéon, dernière demeure des grands de l’histoire de France. Rue Mouffetard, place de la Contrescarpe, rue Monge, le quartier latin délicatement bobo. Une affiche remarquable, super piège en super héros vert, en Hulk super green. Un programme chargé, 50 chefs et pâtissiers, des stars, des étoilés, des inconnus qui rêvent d’être en haut de l’affiche, des gens de la télé, des photographes, des blogueurs, des blogueuses, des curieux, des Français, des Chinois, des Japonais, des Russes, des Américains du Sud et du Nord. Un peu le même public que celui qui arpente les allées du 104 et effeuillent les derniers livres de cuisine.

Deux jours du Festival Omnivore, à croiser des gens passionnés, acceptant de se dévoiler avec sensibilité et générosité.

LUNDI 12 MARS – 10 heures

Dans les escaliers et ascenseurs, l’ambiance est souriante. Il y a tant de choses à voir qu’il est difficile de choisir entre la scène sucrée, la scène salée, l’amphithéâtre, les cafés conférences, les tastings…@

Sensations insolites by Ignacio Mattos – Je pousse les portes du grand amphithéâtre. La scène baigne dans une lumière rouge en accord parfait avec le plat préparé « Planète Tartare ». Ignacio Mattos, jeune chef Uruguayen installé à New York, dans un bistrot-taverne au cœur de Brooklyn. Je redécouvre un présentateur terriblement sympathique, pointu, brillant de connaissances et d’humour, Sébastien Demorand, le turbulent animateur du TopChef. Ignacio Mattos « cuisine » dans un silence quasi religieux, seulement troublé par les commentaires pertinents de Sébastien Demorand. Après la viande rouge, Ignacio Mattos fera des associations étonnantes, surprenantes. Foin grillé, café, poudre de trompette de la mort au service des foies de canard. Quelques cuissons plus loin, Ignacio livre un plat simple et funky. Hop, hop, hop saupoudrage de terre et « service ». Sensations insolites assurées.

IGNACIO MATTOS (ISA, NY USA).

Patrice Gelbart, Rebelle et Engagé  - 10h40 - Les lumières changent, les musiques retentissent pour accueillir Patrice Gelbart, l’incontournable. Pétri de rage, de talent et d’amour. Il a bossé dur dans le Tarn avant de monter à Paris, faire les beaux jours du « Verre Volé », et ouvrir sa nouvelle adresse, sa propre maison au nom qui annonce la surprise, la joie, un esprit follement décalé et simple : Youpi & Voilà. Une cuisine ouverte mettant en assiette des producteurs vrais, dans les verres du vin nature et partout ce sens inné du partage, de l’amour et du travail bien fait. 25 minutes de bonheur. Beaucoup de joie dans le cœur par un chef rebelle et engagé ! Youpi ! L’ambiance est rock’n'roll, attentive et d’humeur joyeuse.

Au menu de la Masterclass : un plat Terre & Mer. Terre avec la purée de pomme de terre, le cochon grillé, et mer avec l’huître pour le iodé, la féra du lac Léman, la pomme de terre liquide, le tartare d’huîtres, la pomme et le céleri ! Whou ! Et pour le dessert ? Radis noir concassé, puis macéré dans du lait façon riz au lait, parsemé de zestes de clémentine et de fève Tonka. Accompagné d’une glace chicorée. Et voilà !

YOUPI & VOILÀ. 8 Rue Vicq D’Azur, Paris 10e.

Cuisine instinctive et So chic pour Lorenzo Cogo – 11h30 – Entrée en scène de Lorenzo COGO – 25 ans et déjà une personnalité de la cuisine qui monte. Modestement, il avoue être toujours en quête de sa « cuisine ». À Paris, il se sent comme chez lui auprès des jeunes cuisiniers comme lui, venus des quatre coins du monde pour exposer une cuisine neuve voire décalée. Ces rencontres et ces échanges lui donnent du plaisir. Que du plaisir.

Initié chez Seiji Yamamoto, Victor Arguinzoniz, René Redzepi, Lorenzo a créé en mai 2011 El Coq où il met en valeur les produits du terroir.

El Coq représente pour lui un nouveau défi où il peut mettre en avant ses expériences et techniques culinaires acquises lors de  ses voyages. La filosofia della mia cucina è pensata, per non essere etichettata. « Ciò che ne deriva è un prodotto nuovo fatto da una commistione di sapori estemporanei abbinati con sapienza, la si potrebbe definire Cucina Istintiva « son laboratoire d’une Cuisine Instinctive. Réalisée avec passion.


Cucino ciò che amo, ciò che sento e come più mi piace, senza dover seguire alcun canone o restrizione. Pour sa première sur OMNIVORE, Lorenzo a présenté deux plats Terre & Mer lui aussi, réalisés avec des techniques apprises lors de ses immersions dans les cuisines d’Asie, du Nord de l’Europe… dans la salle, les « élèves » sont attentifs devant ce jeune Italien qui, pour accompagner l’œuf en majesté, sèche dans un four les herbes de son terroir. Travaille choux et échalotes pour les poser gracieusement sur une mayonnaise de sapin. Un résultat chic, So chic même pour un œuf à la Coq cuit 30 minutes à 64 °C. Précisément.

Ensuite Lorenzo emballe l’auditoire avec son « ravioli olympique », inventé pour doper les énergies naturelles et remplacer tout autre mauvais stimulant. « Que la force soit en toi ! » Des poudres de champignons énergétiques comme le shiitake. Quelques autres pincées magiques et voilà de jolis raviolis. Lamelles de truffe – stimulant naturel – pour augmenter la résistance à la fatigue. Consommé de fleurs de jasmin et autres merveilles. Cocorico !

LORENZO COGO. El Coq. Marano Vicentino Italia.

12h10. Sur scène, les assistants s’affairent fébrilement. Réglage des lumières et des feux de cuisson. Les blouses blanches virevoltent. La salle est pleine. Le show peut commencer.

Jean-François Piège : j’ai changé ! - Le géant vert Jean-François Piège entre sous les applaudissements nourris de l’assistance. La conversation roule très vite sur Thoumieux que Jean-François Piège définit comme un restaurant-boudoir conçu pour être au plus près des gens et leur donner du plaisir. « Ma cuisine est une cuisine d’aujourd’hui avec les tendances actuelles et les influences, mais elle est avant tout une cuisine plaisir ». Plaisir, ce mot va être employé à longueur de festival par tous les chefs. Et c’est tant mieux !

Premier plat : salade de Noix de Saint-Jacques plongées snackées, chips de Saint-Jacques, pousses de salades, truffe noire. Tout en cuisinant, JFP se livre à quelques confidences. Il dit avoir changé depuis le Crillon. Dans cette étape de sa vie, il voulait montrer qu’il était le plus fort. Il n’a plus besoin de prouver. Aujourd’hui, dans sa phase Thoumieux, il veut montrer qu’il donne du plaisir. Comme d’autres chefs, après la course aux étoiles vient le moment du partage…

JFP commence par donner la recette des chips de Saint-Jacques ou le produit dans toute son identité. La cuisine est là désacralisée, ne reste que le plaisir.

JFP est un bavard ! L’écouter est agréable. Il confie ses émotions, ses hésitations, ses essais réussis, ses loupés, ses réflexions sans timidité ni censure. Pendant ce temps les Saint-Jacques ont été découpées comme des mangues avant de sauter sans sel dans une poêle et rejoindre une vinaigrette aux truffes, toute simple, et quelques herbes et pousses. La Saint-Jacques dans son élégante simplicité. Simple et somptueuse !

Deuxième plat. Jean-François Piège reprend sur scène un plat signature du Crillon, pour marquer la transmission entre Thoumieux et Crillon. Le blanc-manger est devenu sucré. Une belle leçon de pâtisserie. Donnée avec humour et drôlerie par un Jean-François Piège qui avoue simplement : « Oui, j’ai changé ». Le bonheur est dans la salle !

JEAN-FRANÇOIS PIÈGE. Thoumieux, Paris 7e.

13 heures. Coupure. C’est le moment de traîner entre les étages de ce bâtiment mutualiste, populaire qui reçoit Omnivore, un événement haut de gamme. C’est la possibilité de croiser dans les nombreux salons, corners, les nombreux professionnels, chefs naissants, chefs reconnus, partenaires, visiteurs, curieux de-ci de-là. Tous sont venus pour partager la grande messe de la nourriture, de la cuisine de la terre et de la mer.

Entre les Bras – D’autres démonstrations, dégustations rencontres et conférences animent l’après-midi. Jusqu’au moment de tomber « Entre les bras » de la famille Bras. Et suivre avec émotion le film de la passation de pouvoir entre Michel Bras et son fils Sébastien. La caravane Omnivore se pose. Une plongée unique dans l’histoire culinaire d’une famille, d’un terroir, d’une culture. La cuisine en héritage. Une histoire de famille et en famille. 1h30 dans les magnifiques paysages de l’Aubrac (Aveyron). On entrevoit avec un petit frisson d’admiration une aventure professionnelle hors du commun. On découvre la grande gastronomie, créative, audacieuse mais préparée par des gens qui ont les pieds sur terre, des gens simples, accessibles dans leurs paroles, leurs comportements. Paul Lacoste, sur la pointe de sa caméra, a bien rendu ce mélange de complicité et d’émulation entre le père et son fils qui font tout le sel de leur relation. Le fils dit au père les yeux fixés sur une assiette : « Arrête de regarder, mange ». « la cuisine, ça se regarde aussi », répond le père.

MARDI 13 MARS – dernier jour dans la Foodosphère.

En arrivant, je croise Anne-Sophie Pic encadrée d’une armée d’assistants et admirateurs. Elle garde ce sourire de jeune fille heureuse, simple, adorable et abordable. Elle file se préparer. Je file à l’amphi pour avoir une bonne place !

Marie-Ange Chiari et Anne-Sophie Pic.

Alexandre Bourdas, une cuisine de contraste – 10 heures. Alexandre Bourdas. Aveyronnais installé en Normandie. Amoureux de la mer, du grand large et de l’Asie. Une cuisine toute en délicatesse qui ravit l’assistance. La création ne le quitte pas. Jolie démonstration avec son ris de veau au beurre, croûté au pain frit concassé sur fromage blanc et accompagné d’un peu de gingembre, de lamelles de champignons de Paris crus et d’une émulsion à l’ail, soja et gingembre. Ensuite, un dessert qui tombe à pic… juste l’envie de sauter sur scène pour voler l’assiette et prendre du plaisir en dégustant son biscuit de Savoie enrobé de noix de coco, jus d’orange et caipirinha…

Le riz de veau de Dourdas, fromage blanc gingembre, croûte de pain frit et bouillon mousseux d’ail, soja et gingembre, et le dessert : biscuit de Savoie, caipirinha, jus d’orange noix de coco.

Le beurre et la crème de Normandie, a priori, ne ferait pas bon ménage avec les bouillons et poissons du Japon. Alexandre Bourdas démontre brillamment le contraire.

ALEXANDRE BOURDAS. SA.QUA.NA. Honfleur.

Morgan McGlone Geek Cuisine – 10h40 – Sur scène, le Polynésien maori Morgan McGlone. Ses bras sont couverts de tatouages tribaux traditionnels. Il va et vient d’Australie aux Etats-Unis et va ouvrir son restaurant new-yorkais bientôt. Il fait sourire la salle quand il raconte que l’anguille constituait son petit déjeuner d’enfant. Il prépare avec humour un premier plat, maïs et anguille dans un esprit paysan primitif. Sa cuisine fait découvrir et redécouvrir les produits aborigènes. Morgan retrouve des gestes ancestraux comme la cueillette ! Deuxième plat : ormeau meunière et oreilles de cochon croustillantes ! La salle prend des couleurs aborigènes. Les parfums forts de sous-bois se marient bien avec le croquant-craquant des oreilles de cochon, négligemment posées sur quelques algues noires et herbes sauvages ramassées le matin même dans les allées du Père-Lachaise ! Morgan mérite grandement son surnom de « geek » dans le milieu culinaire. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

MORGAN McGLONE.  Australie et bientôt NY.

Dereck Dammann, Cuisine Pure – 11h30 – Derek Dammann – Entrée en scène d’un grand rouquin tatoué venu directement de la belle province. Un personnage ce Derek. Ancien du Fifteen de Londres, Derek est aujourd’hui chef du DNA (ADN en français !) dans le vieux Montréal. Avec son complice malicieux Alex Cruz, Derek a ingurgité les principes de la cuisine française, les revisite et les adapte dans la pure tradition iroquoise.

Le Québécois va livrer des recettes d’un autre monde, des créations époustouflantes directement venues de l’origine du monde. Une cuisine chargée d’histoire. Il plonge la salle dans des fumets de bois brûlé pour faire infuser des morilles. Il joue des saumures, des infusions, des fumages pour des produits impérativement cultivés selon des méthodes durables, ramassés, pêchés, chassés sur les bords du Saint-Laurent et au cœur de sa Gaspésie chérie, une péninsule géante bordée par la mer, royaume du vent du large et de paysages à la beauté naturelle.

Derek s’amuse avec légumes et herbes, viandes et poissons et donne une âme à ses plats-mémoire. Sa démonstration : « la saganité », poissons entiers, maïs et truffe. Il déclare lui-même : « J’adhère à une philosophie culinaire qui vise la consommation entière de l’animal, c’est pourquoi j’offre toujours au menu un ou deux plats d’abats comestibles, en vue de préserver une part de notre patrimoine culinaire, trop souvent passée sous silence. »

DEREK DAMMANN. (DNA, Montréal Canada).

12h10. BOURSE BADOIT DE LA CREATION.

On pourrait se croire dans une émission de télé. Sur scène, Jean-François Piège, Sébastien Demorand et Thierry Marx… avec Luc Dubanchet et Bruno Verjus… une bande de copains qui échangent !

Trois prix pour accompagner les jeunes talents dans des projets innovants.

Thierry Marx déclare  » Le véritable succès d’un restaurant c’est quand il est plein « … à méditer !

Le prix des professionnels est attribué au projet Memocap, conçu par le designer belge, Kim Rothyuls et développé par Julien Burlat dans son restaurant d’Anvers, le Dôme. L’idée : pouvoir archiver les plats, constituer une base de données pour l’histoire de la nourriture mondiale. « Ce projet, au-delà d’un outil, est à mes yeux une formidable innovation pour notre secteur et pour tous les chefs, dit Thierry Marx. Il permet d’aider les chefs à faire du sourcing mais surtout à construire une base de données planétaires et uniques pour faire circuler une intelligence collective dans notre métier ». Le partage intelligent !

Le prix du public récompense Youpi & Voilà. Il le mérite ce prix Patrice Gelbart, lui qui fait jour après jour le lien entre les producteurs et les clients. Une cuisine philanthropique qui met l’humain en scène, au centre des choses. Une cuisine décomplexée, spontanée pour faire plaisir !

Le troisième prix concerne les élèves des lycées hôteliers. Les jeunes devaient imaginer un projet concret permettant le développement de la catégorie de l’eau minérale naturelle en consommation hors domicile. Le jury a couronné Mathilde Portier, Zacharie Khelif et Jules Maurice, étudiants au lycée hôtelier de Talence, qui ont choisi de créer 7 bouteilles parfaitement inédites, autour des 7 péchés capitaux.

Anne-Sophie Pic – La grâce, l’émotion, l’élégance, la féminité12h25. Anne-Sophie Pic -

La salle est pleine, les caméras plus nombreuses. Anne-Sophie Pic entre sous les applaudissements. Elle sourit, se montre humble et heureuse, ne dissimule pas son émotion et un léger trac qui lui donnent encore plus de charme et inspire un respect total.

La cuisine d’Anne-Sophie Pic respecte les saveurs, elle est simple et passeuse de mémoire. Elle a cette indéfinissable saveur toute féminine et est le reflet d’une grande maîtrise. Anne-Sophie, installée dans la maison familiale à Valence depuis les années 90, monte aujourd’hui à Paris. Elle s’installera dans quelques semaines rue du Louvre. « La Dame de Pic » est un défi qu’elle s’est lancée. Elle a envie de se faire plaisir, de faire plaisir. Elle veut s’amuser à Paris avec sa cuisine qui tient pour elle en trois mots : « respect, saveur, simplicité ». Elle proposera une carte plus ludique et totalement différente de celle de Valence.

Sur la scène du grand auditorium, Anne-Sophie présente une entrée proposée actuellement à la carte de la Maison Pic et qui mêle les poireaux jaunes du Poitou au caviar d’Aquitaine, associés à des anchois de Méditerranée marinés dans un bouillon de thé vert Matcha. Un plat qui correspond à son état d’esprit d’aujourd’hui, japonisant, avec la volonté de pousser l’amertume. Elle a abandonné le sucré-salé, adore les légumes bio, va sur des voies nouvelles.

Anne-Sophie travaille en douceur, elle caresse les casseroles, ne les secoue pas avec force. Elle a de jolis gestes maternels. Son plat est beau, raffiné. Un régal enchanté pour les yeux.

ANNE-SOPHIE PIC (Maison Pic – Valence).

Voilà c’est fini pour moi ! Deux jours de « jeune cuisine », du salé, du sucré, du chocolat. De la cuisine et de l’amour, de la passion et du partage. Un vent créatif a soufflé sur la Mutualité et c’est que du bonheur.

L’Omnivore World Tour se termine ce soir. Mais le show continue, la caravane prend la route. Direction Bruxelles, Moscou, Shanghai et Copenhague.

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100 % Jeune Cuisine – Le Carnet 2012 OMNIVORE – Le Bon Sens

Bonnes adresses,Chefs,Presse & Médias,Tendances 22 mars 2012 | 1 Commentaire

S’il y a un guide dans lequel on peut encore rêver d’être, c’est bien celui 100 % cuisine de Omnivore. Le Carnet 2012 vient de paraître, il a été lancé lors du premier Festival  » Omnivore World Tour 2012  » à Paris, la semaine dernière dans le tout nouveau bâtiment entièrement rénové de La Mutualité.

Pas moins de 140 tables sélectionnées dans toute la France par l’équipe de Luc Dubanchet, l’affirmation d’une nouvelle génération de chefs qui affirment leurs identités, leurs singularités, leurs différences, mais surtout leur indépendance au fourneaux.

La cuisine d’aujourd’hui s’exprime !

Le Carnet 2012 Omnivore 100 % Cuisine, c’est un pavé de 370 pages qui vous amène en voyage aux quatre coins de la France, la France des créatifs, celle qui, boostée par les Michel Troisgros, Michel Bras, Alain Passard, Régis Marcon, Pierre Gagnaire a permis de voir naître une génération de chefs qui assument totalement leurs effervescences créatives même au risque de déranger.

Le recueil d’adresse affiche clairement son fonctionnement et ses principes de classement. Pour figurer dans le Carnet, il faut simplement exister et être soi-même, vous serez forcément repéré par l’équipe. Pas de note, pas de classement, si vous êtes inclus dans le Carnet, vous faites partie d’un mouvement, d’une histoire – la vôtre avant tout -. Une fois sélectionné, le Carnet vous contacte pour un échange avec un journaliste de l’équipe, pour  » parler cuisine  » !… Pas de compromission, rien à vendre, la sélection est totalement indépendante.

À l’intérieur, les tables sont classées par catégories, les Omnivorisés, les Millésimés, les Influenceurs, les Défricheurs, les Iconoclastes, les Rebelles, les Terriens, les Urbains, les Aubergistes et les Néoclassiques. Vous trouverez forcément la catégorie qui vous correspond.

Vous retrouverez les chefs les plus en vogue du moment et les incontournables comme Pascal Barbot de l’Astrance, Inaki Aizpitarte du Chateaubriand, Sven Chartier du Saturne, Bertrand Grébaut du Septime, David Toutain de l’Agapé Substance, Alexandre Gauthier de la Grenouillère, Alexandre Bourdas Sa.Qua.Na, William Ledeuil de Ze Kitchen Galerie, Mauro Calogreco au Mirazur…

Le Jardin des Sens à Montpellier des frères Pourcel est classé dans les Iconoclastes, rien de plus qu’un  » Bon Sens « … on vous laisse lire.

En Languedoc-Roussillon, donc sur 5 départements, tout d’abord l’Hérault département qui nous concerne, deux tables font partie de la sélection : Le Jardin des Sens, nous en parlons ci-dessus, et l’excellente table du Chef Olivier Bontemps  » Ô Bontemps « . Dans l’Aude, pas de table sélectionnée. Dans la Lozère, Cyril Attrazic «  Chez Camillou ». Et pour finir, dans le département du Gard, Guillaume Foucault de l’Artémise, Numa Testud et son restaurant Le Tracteur. Autant dire qu’avec seulement 5 tables sélectionnées le Languedoc-Roussillon est encore à la traîne, mais les choses avancent, cette région à plein de ressources.

Une petit clin d’œil particulier pour  » La Villa Augusta « , la table de David Mollicone qui fait son entrée dans le carnet 2012…

Omnivore Carnet 2012 100 % Jeune Cuisine, le livre que vous devriez tous avoir dans votre voiture. A quand un format réduit reprenant toutes les adresses pour garder précieusement sur vous ?

En Librairie.

www.omnivore.com

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Le Combat des Chefs n’aura pas lieu… Mais le Omnivore World Tour… Oui !

Events & Party,Pour le Fun 31 décembre 2011 | 0 Commentaires

Vous les reconnaîtrez certainement si vous naviguez dans le milieu de la gastronomie ou dans le microcosme des chefs français, pour certains vous ne pourrez pas vous tromper. L’ensemble de ces chefs se retrouvent donc sur l’affiche annonçant la première édition du  » Omnivore World Chef Tour  » qui se déroulera à Paris au mois du mars prochain.

Alors pour en savoir plus… suivez le  » blog Pourcel « 

Omnivore débarque en mars à Paris au Palais de la Mutualité et dévoile son Omnivore World Tour 2012 qui couvrira 12 villes majeures.

Omnivore Food Festival voyagera à partir de 2012 dans le monde à la rencontre des cuisines et des chefs pour mieux imaginer la gastronomie de demain en s’interrogeant sur les techniques, en confrontant les cultures et en créant du mouvement. C’est le gamin turbulent de la gastronomie – Luc Dubanchet – créateur et agitateur du concept qui vous mène au bout du monde.

De Genève à Sydney. Dès le mois de février prochain, la caravane Omnivore va donc prendre la route pour organiser ses concerts de rock culinaires à l’instar de Omnivore New York et de Omnivore Moscou déjà lancés en 2009 et 2010. Genève, Paris, Bruxelles, Moscou, Copenhague, Shanghai, New York, Montréal, Sao Paulo, San Francisco, Istanbul, Sydney… Un événement par mois, chaque fois un pays. « Omnivore voyage en emmenant avec lui 5 à 10 chefs français et internationaux et en dosant savamment entre chefs célèbres et en devenir.

Dans chaque ville, Omnivore installe sa Mobile Kitchen : une cuisine circulaire sous un dôme gonflable. 
Pour le public, l’expérience d’une cuisine au plus près des gestes et des idées. Car chaque événement s’adapte nécessairement à la destination, à la culture locale et au lieu de résidence. La caravane Omnivore peut ainsi s’implanter au sein d’un salon déjà existant ou créer directement un événement autonome dans un lieu insolite et confluent. Défricher et aller à la rencontre de nouveaux talents, tel est l’objectif.

Du 11 au 13 mars 2012 au Palais de la Mutualité,
le OMNIVORE WORLD TOUR s’arrête à Paris
pour goûter la jeune cuisine.

La Normandie c’est fini. Le Festival Omnivore rejoint Paris. Six ans d’histoire palpitante depuis le premier festival au Havre en février 2006. Six ans d’exploration en tout genre, six ans d’explosion d’idées, de rencontres et d’expansion. De 900, les festivaliers sont devenus 8 000. D’une quinzaine, les chefs invités voyagent dorénavant à 100. D’une poignée, les partenaires se sont multipliés par 20, 30, 40… Alors, pour ses sept ans, le festival Omnivore remonte à sa source, rejoint cette capitale dont le palais ne finit pas de se réveiller et qui a vu en 2003 (rue Gauthey, vous pouvez googliser) émerger un petit journal de cuisine devenu l’un des plus importants acteurs du monde culinaire.

Un palais tout neuf, relooké par Wilmotte sous l’impulsion de GL events, nouvel associé d’Omnivore, attend les festivités. Un splendide auditorium abritera les démonstrations salées, un plateau tout entier s’ouvrira aux partenaires et aux stands, un autre aux dégustations et au festival sucré. Le lieu est magique, Paris est magique : c’est l’excitation de vous présenter surtout un formidable programme vous dévoilant comme chaque fois des professionnels incontournables et quelques-uns des nouveaux chefs découverts en France et dans le monde entier. C’est l’envie de vous accueillir une nouvelle fois pour partager les techniques modernes, les savoirs culinaires, sonder les âmes, sentir tout un auditorium vibrer pour la subtilité d’un scorsonère grillé au goût de truffe… L’émotion affleure souvent au festival Omnivore, lui donne ainsi une saveur unique.

www.omnivore.fr

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Omnivore organisateur de festivals de cuisine à travers le monde passera par Shanghai en 2012

Chefs,Events & Party 3 décembre 2011 | 2 Commentaires

L’organisateur de festivals culinaires Omnivore en tournée mondiale.

L’organisateur français de festivals culinaires Omnivore va faire le tour du monde l’an prochain en s’arrêtant dans douze villes, a annoncé le 24 novembre son fondateur Luc Dubanchet.

GL Events, leader européen d’organisation de salons, étant entré dans le capital d’Omnivore l’été dernier, le collectif va pouvoir mobiliser entre 200 et 300 chefs pour des démonstrations et rencontres sur l’ensemble de ces 12 villes, chaque festival se déroulant sur trois ou quatre jours. « Dans chaque ville, on va chercher à raconter une histoire » en confrontant les jeunes chefs créatifs du coin avec des cuisiniers venus d’ailleurs, explique Luc Dubanchet, journaliste et critique gastronomique de formation.

En 10 mois, l’Omnivore World Tour va sillonner le monde à la recherche de nouveaux concepts et de nouveaux jeunes chefs moteurs d’une autre cuisine.

De Genève, en février, à Sydney, en Décembre, en passant par Paris, Bruxelles, Moscou, Copenhague, New York, Shanghai, Montréal, San Francisco, Sao Paulo, Istanbul, l’Omnivore World Tour va transporter sa cuisine mobile et se transformer en laboratoire d’idées. 300 chefs actuels reconnus sont invités à se déplacer et à aller à la rencontre de nouveaux jeunes talents.

À Montréal par exemple, une ville très dynamique sur le plan gastronomique avec « plein de chefs hyper jeunes qui reprennent des vieux rades ou font de la cuisine de rue », il veut emmener en août le remuant Alexandre Gauthier, installé dans le Nord de la France, Pascal Barbot, chef trois étoiles de l’Astrance à Paris, ou le Suédois Magnus Nilsson pour sa cuisine de proximité du Grand Nord.

Ils pourront échanger avec la jeune Montréalaise Gaëlle Cerf, ancien bras droit de Martin Picard au « Pied de cochon » à Paris, qui fait du « néo-mexicain urbain » dans une camionnette itinérante. Ou encore Derek Dammann du restaurant « DNA », ex-adjoint du Britannique Jamie Oliver, qui aime travailler de grosses pièces entières de viande jusqu’aux abats.

« L’objectif c’est bien sûr de connecter les bonnes personnes », explique Luc Dubanchet. « Notre +caravane+ Omnivore – qu’on souhaite turbulente, joyeuse, un vrai laboratoire d’idées – doit être ce fil tissé entre les pays pour raconter la jeune cuisine mondiale », affirme-t-il.

Dans certaines villes, notamment Shanghai, Genève ou Sao Paulo, les festivals auront lieu dans le cadre d’un salon gastronomique, alors qu’à Moscou, New York, San Francisco ou Copenhague, ce seront des événements autonomes.

La sortie du Carnet Omnivore 2012, qui recense près de 200 adresses en France et ailleurs, coïncidera en mars avec l’étape française de ce « World Tour », organisé cette fois à Paris plutôt qu’à Deauville.

Source : AFP

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