» The World’s 50 Best Restaurants  » – Berasategui critique – Doutes, pratiques influentes sur la valeur du classement – Lobbying version UK

Chefs,Presse & Médias,Tendances 5 mai 2012 | 1 Commentaire

On sait déjà que les français naviguant dans la sphère gastronomique ne sont pas très fans de ce classement des Meilleurs Restaurants du Monde, mais qu’en est il vraiment…. ?

Faites vous une opinion…. Bonne lecture…

Officiellement le classement : Pas de note, pas de point, pas d’inscription ni de présélection, exit les barèmes et les calculs. Le classement s’établi sur la base du jugement d’une commission de sélection réunissant pas moins de 800 leaders internationaux réparties sur 27 régions distinctes. Chacune se partage les quatre coins du globe. Chaque région est représentée par 31 membres ( dont un président ), chacun encore s’exprimant selon son choix personnel, sur 7 adresses dont 4 obligatoirement de sa région et 3 pour les autres pays, toutes visitées dans les 18 derniers mois.

Le “S. Pellegrino World 50 Best Restaurants” rendez-vous de la Fashion Food et de la scène gastronomique serait donc unique et différent. Mais la réalité, serait toute autre.

Berasategui fustige

Le chef Martin Berasategui a émis une sévère critique et un doute sur la crédibilité à la liste des 50 meilleurs restaurants au monde publié lundi dernier par le mensuel Britannique   » Restaurant Magazine  »  qu’il a décrit comme canular et une mise en scène.

Alors que l’ensemble des chefs espagnols se congratulent et se réjouissent d’être nombreux dans le classement des meilleurs restaurants du monde, voilà qu’un des plus renommé de la nouvelle génération lance un pavé dans la mare.

En effet, le chef et restaurateur triple étoilé de San Sébastian dans le pays Basque espagnol a déclaré « Pour moi, ce classement  n’est pas juste et même truqué ». Classé 2011 à la 29éme place, il a dégringolé à la 67éme place, le chef basque a ajouté qu’il n’est plus en âge à être manipulé.

Il estime que les évaluations de la revue britannique «  ne sont pas sérieuse «, et notamment que les personnes qui notent n’ont pas le budget pour voyager et visiter l’ensemble des restaurants dans chaque pays. Il avoue ne pas comprendre qu’un chef comme Javier Subijana du restaurant «   Akelarre  »  triple étoilé lui aussi ne soit même pas dans le top 100.

Il est d’avis que cette liste est dépendante d’une grande multinationale alimentaire, et qu’elle à pour but de porter préjudice au guide Michelin. Il a également regretté que Ferran Adria qui pour lui est – le plus grand génie culinaire de tous les temps – ou la grande table de Girona  «  El Celler de Can Roca « , classé deuxième au classement du meilleur restaurant dans le monde, puisse accepter d’adhérer à ce qu’il considère comme un impressionnant canular… la vérité s’impose sur l’imposture !

Lobbying et relations avant tout

Sur le blog du journaliste et connaisseur expert de gastronomie Bruno Verjus, on retiendra certaines pratiques qui révèlent du fonctionnement de ce classement. Le Team Leader  pour la France c’est le journaliste Andréa Petrini.

Reprises et Extraits :

Les médias, lobby et agences de RP se sont emparés du cet évènement à retombées mondiales, à tels points que la machine est parfaitement rodée et appuyée par de très gros sponsors, qui orchestrent la fête.

Les français, eux boudent la fête. Seul étaient présent cette année : l’Astrance – Pascal Barbot et Christophe Rohat, Le Chateaubriand – Inaki Aizpitrate et ses associés, La Grenouillère – Alexandre Gautier et son agent, Le Mirazur – Mauro Colagreco.

Les chefs, viennent  à leurs frais du monde entier, et retrouvent les journalistes de tous les continents venus en nombre (sauf les français). Après le cocktail s’ensuit une fête, puis un itinéraire dans Londres au gré des adresses clientes de l’agence de RP qui gère l’événement. Un indice pour comprendre les rouages de la machine 50 Best.

Il apparait clairement que certaines régions ont des habitudes lobbyistes et regroupent leurs membres afin de promouvoir tel ou tel restaurant de leur région. A ce titre la Suède s’était fait remarquer/épingler pour une politique très (trop) active auprès des présidents de régions. Idem pour les tables espagnoles, sud-américaines ou anglo-saxonnes qui bénéficient des appuis respectifs de parrains comme « Ferran Adria » et « Daniel Boulud« .

Si l’on ajoute à cela un peu d’édition, le tour est joué pour assurer la promotion mondiale de ces celebrity et le business qui va avec. Phaedon publie les livres (Mugaritz et Fäviken en préparation) et Anna Morelli avec Cook-inc de San Pellegrino et son concept fine dining lovers (le major sponsor des 50 best) contribue elle aussi à faire circuler les messages…

Rafael Anson responsable pour l’Espagne, entouré des chefs Boulud, Keller et Tetsuya

Et la France ? Elle s’essaye aussi au lobbying. Fameux diner du jury français au Chateaubriand et consignes en 2010 qui avait permis son ascension de 29 places pour arriver 11 ème et de 2 places encore en 2011 pour arriver 9 ème et première table française. Même technique pour le Mirazur de l’excellent Mauro Colagreco – classé 24 et absent du classement depuis 2009 ou il était alors 35 ème. Il devient l’une des valeurs sûre du classement pour les années à venir.

Le one to watch est le choix des chefs de régions. Arbitrages en vue. Cette année le jeune chef Alexandre Gautier La Grenouillère gagne « the one to watch award ». Autant dire qu’il intégrera le classement des 50 l’année prochaine (il est 81 ème cette année). S’il mérite indiscutablement son award, il est aussi le poulain de l’agent Nicolas ChatenierPeacefull chef – lui même associé à Andréa Petrini pour le Salon Paris des chefs.

Le journaliste Andréa Petrini responsable pour la France

Trois jeunes restaurants de grande qualité pour représenter la France dans cette recomposition de la gastronomie hors Michelin et Bocuse d’or sont le fruit d’un lobbying actif. Une chance. Sans doute, mais que faire par exemple avec LE meilleur restaurant du monde, le Louis XV à Monaco, désormais absent du classement ? ou avec Pierre Gagnaire, Alain Passard, Pascal Barbot, Michel Troigros et tant d’autres qui ne figureront sans doute jamais dans le Top Ten. Il suffit de parcourir le monde et d’y diner pour comprendre l’impossible réconciliation d’une nourriture de lobby versus une nourriture d’âme.

Tout ça laisse quand même rêveur … à vous de vous faire une opinion, faut il porter de l’importance à ce classement ? …  la question reste entière, mais l’occulter pénaliserait la médiatisation de ces chefs qui aspirent à se retrouver en haut de l’affiche…

Dans tout les cas le client jugeras !

 

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 » 50 Meilleurs Restaurants du Monde « , Noma, El Celler de Can Roca et Alinea sont favoris, résultats ce soir à Londres

Chefs,Events & Party 30 avril 2012 | 5 Commentaires

C’est ce soir lundi 30 avril, que sera dévoilé le classement des 50 meilleurs restaurants du monde, le secret est bien gardé, la scène internationale de la cuisine est en ébullition.

Organisé par le magazine Britannique  » Restaurant Magazine « , ce sont des clients et professionnels du monde entier qui votent. Le résultat sera donc annoncé ce soir lors d’un gala à Londres organisé à l’Hôtel de Ville, à 20 heures, où la presse internationale et de grands chefs seront présents.

Les rumeurs vont bon train. Les favoris pour devenir le meilleur nouveau restaurant du monde 2012, sont Noma (Copenhague), El Celler de Can Roca (Girona) et Alinea (Chicago), ce qui ne changera pas grand chose à la tête du classement. Grant Achatz de Alinéa, Andoni Luis Aduriz de Mugaritz, Massimo Bottura de Osteria Francescana et Heston Blumenthal du Fat Duck, seront sans aucun doute dans le classement du top 6.

Le chef Grant Achatz

Nous vous avions révélé sur le blog Pourcel que la chef féminine de l’année était donc Elena Arzak qui sera honorée ce soir, remplaçant Anne-Sophie Pic en 2011. Thomas Keller, chef américain sera aussi honoré lors de cette soirée pour l’ensemble de ses réalisations culinaires.

La Chef Elena Arzak

D’autre part, après avoir été classé cinq fois le meilleur cuisinier du monde et d’être titré en 2010 « Chef de la Décennie », Ferran Adrià sera également présent lors du gala pour présenter la cuisine espagnole et El Bulli Fondation.

Le chef Ferran Adrià

Tous les chefs qui entreront dans le classement cette année seront également présents. Londres sera ce soir au cœur de l’agitation de la gastronomie mondiale. Les meilleurs chefs du monde entier y seront, de même que célébrités et journalistes réunis dans une seule ville, qui comptent aujourd’hui dans l’univers de la cuisine.

La première mondiale de la sortie du premier livre en anglais du chef Andoni Luis Aduriz Mugaritz, «  Mugaritz : une science naturelle de la cuisine « , publié par Phaidon, sera présenté à cette occasion dans la semaine.

De même que le livre du chef américain Thomas Keller et du prestigieux écrivain anglais John Lanchester. Il y aura aussi un dîner à Londres réalisé par le chef espagnol deux étoiles Nacho Manzano, de même qu’un dîner à 4 mains, samedi soir, avec les chefs Quique Dacosta et Nuno Mendes.

Le chef Nuno Mendes

On se demande comment La France n’a pas été capable de créer son propre évènement mondial de gastronomie à Paris, laissant le privilège mondial à Londres. Alors, on peut critiquer ce classement pour son sérieux, mais quoi qu’il en soit, il est maintenant reconnu mondialement, même avant certains classements de guides qui ne font leur classement que sur certaines destinations et où ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants cumulant les distinctions.

Voir l’article ce samedi sur le Figaro, sous la plume de F. Simon et E. Rubin.

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Trois anciens chefs de El Bulli vont ouvrir un restaurant à Cadaqués

Bonnes adresses,Chefs 20 avril 2012 | 0 Commentaires

Une bonne nouvelle pour les frères Pourcel, totalement fans de la région de Rosas et Cadaqués… et de la cuisine de Adrià !

Mateu Casañas, Oriol Castro et Eduard Xatruch.

Les trois chefs de l’ex El Bulli à Rosas ouvriront à la fin du mois d’avril leur premier restaurant à Cadaqués. « Partager » un projet qui leur est propre, « sans prétention » en aucun cas destiné à remplacer le restaurant de Ferran Adrià, c’est comme ça qu’ils expliquent leur démarche et leur projet. Eduard Xatruch et Oriol Castro expliquent vouloir développer un projet personnel de « cuisine honnête », en oubliant la pression d’avoir été en charge des cuisines du meilleur restaurant du monde.

Ce trio de jeunes chefs,  étroitement liés à Ferran Adrià à travers elBulliFoundation « , ont travaillé ensemble plus de 14 ans. Aujourd’hui, ils ont réuni autour d’eux, pour cette nouvelle entreprise, une équipe de jeunes professionnels de confiance qui les aideront dans leur projet.

Étant impliqué dans la fondation, il ne sera pas possible d’être chaque jour dans le restaurant, mais leur équipe sera responsable de transmettre notre philosophie et notre enthousiasme dans ce projet. Ils proposeront une cuisine simple, facile à comprendre, sans prétention d’aucune sorte, une gastronomie à la portée de tout le monde.

 » Compatir  » – Partager en français – ce sera le nom de ce nouveau restaurant, Casañas Matheu a expliqué «  qu’entre cuisine créative et classique, il y aura des références à leur parcours auprès de Ferran Adrià, mais qu’ils ajouteront une touche personnelle, l’idée étant d’offrir des plats qui peuvent être partagés.

Les trois chefs souhaitaient depuis longtemps développer leur propre projet, mais n’avaient pas eu le temps, tant que El Bulli était en fonction jusqu’à la fin août 2011 à Cala Montjoi.

Maintenant, ils sont en mesure de réaliser leur rêve, dans un lieu où, dès le premier jour, ils sont tombés amoureux de l’environnement. Il s’agit d’une maison historique avec une charmante terrasse, un espace restauration qui sera ouvert toute l’année et où les clients se retrouveront dans une ambiance détendue.

Rendez-vous fin avril ! 

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Inspiré de Wikipedia, Ferran Adrià va créer la Bullipedia, une bible culinaire en ligne accessible à tous

Chefs 20 mars 2012 | 1 Commentaire

C’est un Ferran Adrià très engagé que nous avons observé hier après midi, il s’est livré dans une intervention de presque trois heures dans le cadre du Cancun-Riviera Maya & Wine Food Festival au Mexique. Dans un discours passionné à l’Universidad del Caribe il a commenté sa décision de fermer son restaurant El Bulli.

Le jour où son restaurant El Bulli a fermé, c’était le plus beau jour de sa vie. La dernière journée du restaurant et le dernier service ont été emplis d’émotions, de recueillement. Une vraie célébration de tout ce que lui et son équipe ont accompli depuis la création du El Bulli. Ferran Adrià a ensuite offert à plusieurs membres de son équipe une année sabbatique pour voyager, apprendre, et réfléchir. Ils retourneront à ElBullifoundation avec une créativité renouvelée. ElBullifoundation sera une fondation ouverte à tout le monde, ainsi El Bulli pourra continuer à exister, déclare-t-il.

Ferra Adrià le jour de la fermeture de son restaurant El Bulli

Il a également offert une explication détaillée de ses plans pour l’avenir, la création de ElBullifoundation est en route et devrait ouvrir en 2014 dans la Cala Montjoi, de même qu’un Musée Culinaire ou plutôt un Centre d’Exposition Culinaire, a-t-il précisé, qui sera prévue pour 2016 à Rosas. Son projet durablement intégré dans l’environnement se concrétisera dans une série de bâtiments futuristes, chacun servant à un objectif précis. Un espace dédié à la réflexion. Un autre bâtiment qui sera un espace de partage, de création et de travail où les chefs de El Bulli, mêlés à d’autres chefs extérieurs, se réuniront pour discuter des idées.

Vous ne pourrez plus manger chez El Bulli

Et l’édifice principal, le plus important : la cuisine, mais attention 90 % du temps aucun repas ne sera servi, tout au plus 25 couverts dans l’année seront servis. La cuisine sera un laboratoire expérimental pour tester de nouvelles techniques culinaires. En ce qui concerne le Centre d’Exposition Culinaire, Ferran Adrià n’est pas entré dans les détails, mais il dit que ce sera un Musée Culinaire liant la nourriture et l’art.

Bientôt la Bullipedia

Une grande nouveauté a aussi été annoncée, la création d’une bible de la cuisine en ligne. Une encyclopédie de la cuisine espagnole moderne qui sera appelée  la Bullipedia (inspirée de Wikipedia). Cette version  » Adrià  » de WikipediaLaBullipedia, le chef en avait parlé en février dernier, qualifiant de  » Wikipedia  » de la cuisine livré avec un accès gratuit à tout son contenu, c’est la première fois qu’il a révélé le nom officiel. Cela servira de ressources en ligne destinées à tous les passionnés de cuisine moderne. Ferran Adrià n’a toutefois pas mentionné lorsque sera lancée la Bullipedia.

Et pour finir, le chef catalan nous livre un secret en live :  «… Je suis juste un enfant issu de la classe moyenne, né dans une famille modeste, mais si vous avez un rêve, vous pourrez le réaliser. . Pour arriver dans votre vie, concentrez-vous sur quelque chose qui vous rend heureux, suivez votre chemin. Essayez d’être heureux, ceux qui y réussissent dans leur vie, ce sont ceux qui sont heureux. Cherchez le bonheur, vous aurez du succès. Si vous cherchez le succès, vous ne serez pas heureux. Pensez-y. « 

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René Redzepi  » Héros Locavore  » pour le Time

Chefs,Presse & Médias 17 mars 2012 | 5 Commentaires

Le chef René Redzepi fait la une et la couverture de Time Magazine en Europe et en Asie, quand aux Etats-Unis son édition consacre un bel article au chef danois sous la plume de Lisa Abend. Le Time proclame le chef Redzepi  « Héros Locavore » (Locavore est un mouvement prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile), sa quête pour développer un type de cuisine nordique et sa philosophie prônée dans son restaurant de Copenhague, le Noma, ont fait de lui le meilleur chef du monde après Ferran Adrià et son restaurant El Bulli.

L’article est intéressant dans son analyse du phénomène, faisant apparaître les critiques d’une certaine presse qui pense que sa cuisine se renferme trop sur une image trompeuse de la cuisine danoise usant même du terme de « fascisme culinaire ». N’utilisant pas d’ingrédients venant de l’étranger, le chef affirme être fier de sa nation et essayer de développer une cuisine qui n’existait pas historiquement dans le pays.

Alors que Noma est considéré comme le meilleur au monde, les inspecteurs du guide Michelin estiment eux qu’il ne mérite toujours pas trois étoiles. En effet, dans la dernière édition du Michelin Guide, Main Cities of Europe 2012, le très couru restaurant du chef René Redzepi à Copenhague n’a pas obtenu de troisième étoile pour la deuxième année consécutive, ce que certains qualifient de camouflet.

Pour le World’s 50 Best Restaurants, le jeune chef danois, qui s’est fait connaître en tant que pionnier dans l’art de sillonner la campagne pour amasser les plantes sauvages et les herbes qui sont à la base de sa cuisine, est un vrai artiste. Noma occupe d’ailleurs la première place de ce classement depuis deux ans.

En revanche, le dernier guide Michelin n’a toujours pas accordé à René Redzepi le statut de chef trois étoiles. Dans une interview avec Bloomberg, la rédactrice en chef du Michelin se justifie en précisant que Noma a été évalué au regard des autres grands restaurants mondiaux.  » Nous étions l’un des premiers guides à reconnaître Noma et le talent de René Redzepi « , s’est défendue Rebecca Burr, la rédactrice en chef du guide. « Mais Noma est comparé aux autres restaurants de par le monde. Nous y sommes allés cette année, j’y suis moi-même allée et nous sommes sûrs de notre décision. » Comme souvent chez Michelin, l’étoile suprême arrivera lorsque le train sera passé !

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La transmission culinaire : après les Bras, le plus grand chef sushi du monde Jiro Ono en image

Chefs,Voyage, destinations, loisirs 16 mars 2012 | 0 Commentaires

La transmission culinaire : après les Bras, le plus grand chef sushi du monde Jiro Ono en image

Le plus grand chef sushi du monde

C’est peut-être devenu une mode, les films documentaires qui sortent en salle de cinéma et montrent l’intimité des chefs, après Ferran Adrià, puis en ce moment la famille Bras de Laguiole, c’est maintenant l’histoire de Jiro Ono, un homme connu comme le meilleur chef sushi du monde. Ce monde est sorti en salles vendredi dernier, à New York, et devrait prochainement être diffusé dans d’autres villes à travers les États-Unis.

Planqué dans une station de métro de Tokyo, le petit restaurant Sukiyabashi Jiro ne paye pas de mine, mais son chef de 85 ans, Jiro Ono, sert pourtant des sushis haut de gamme, qui lui ont permis de devenir le premier chef japonais à obtenir trois étoiles au Michelin (même si lui-même ne comprend pas pourquoi…).

Comme le montrent les bandes-annonces du film Jiro Dreams of Sushi sur la vidéo ci-jointe, le réalisateur David Gelb a réussi à capturer l’habileté des mains de Jiro Ono en train de modeler le riz de ses sushis ou en train de laquer un poisson avec des pinceaux délicats. Les sushis et les sashimis sont servis sur des dalles de marbre noir et les clients mangent dans un silence qui en dit long sur le respect qu’ils ont pour le maître du sushi et sur l’expérience que représente un dîner dans son restaurant.

Une ode à la patience, aux respect des traditions, à l’humanité, aux gestes ancestraux, à l’histoire d’un pays et d’une civilisation, à la culture, à l’amour des bons produits…

Diffusé en avant-première au Tribeca Film Festival, ce film n’est pas qu’une ode au sushi et à la recherche constante de la perfection de cet octogénaire, il explore également la relation père-fils entre un homme qui est arrivé au sommet et son fils aîné qui doit prendre la succession d’un restaurant légendaire. Ce thème est aussi l’angle adopté par un autre documentaire qui raconte la passation de pouvoir au restaurant Bras à Laguiole, entre le chef français Michel Bras et son fils Sébastien. Pour connaître les dates de projection de Jiro Dreams of Sushi, visitez magpictures.com/jirodreamsofsushi.

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Bientôt un restaurant mexicain pour les Adrià à Barcelone ?

Chefs 16 mars 2012 | 0 Commentaires

Ferran Adrià et son frère Albert vont ouvrir un restaurant mexicain à Barcelone. C’est depuis le Mexique où se trouvaient cette semaine les grands chefs espagnols invités d’honneur du Cancun-Riviera Maya Wines & Food Festival, que le chef a annoncé son idée de développer son premier restaurant de cuisine étrangère.

Les frères Adrià partagent l’amour de cuisiner et de manger, et en particulier la cuisine mexicaine. Ils ont déclaré être des fanatiques absolus de la cuisine aztèque.

C’est du Mexique, où ils sont actuellement, que Ferran et Albert Adrià ont annoncé à la presse qu’ils ouvriront un restaurant mexicain dans la ville de Barcelone. Amoureux de la culture de ce pays, le chef catalan dit qu’il va profiter de cette visite au Mexique pour s’essayer à de nouvelles saveurs et prendre des idées pour leur nouveau restaurant.

L’été dernier, Albert Adrià, dans une interview, avait déjà dit envisager d’ouvrir un mexicain dans la capitale catalane en 2012. Il était déjà en négociation avec une amie mexicaine, la chef Carmen Titita Ramirez, chef de l’un des restaurants traditionnels mexicains les plus connus à Mexico  » El Bajío « . Albert a donc confirmé que le restaurant ouvrira en collaboration avec El Bajío et qu’ils deviendraient les ambassadeurs de la cuisine du Mexique, non seulement en Espagne mais aussi dans le monde.

Les frères Adrià portent une grande amitié à Carmen Titita depuis quelques années. Chaque fois que les frères visitent Mexico, ils vont manger à la maison de cette chef renommée. Ferran Adrià a dit plusieurs fois que ce restaurant est le meilleur restaurant mexicain dans le monde, et qu’il ne faut pas hésiter à prendre un avion pour le visiter. Alors fini les tacos et fajitas infames, la cuisine mexicaine de El Bajío et des Adrià va nous permettre peut-être de redécouvrir les saveurs authentiques du Mexique.

Ce serait le troisième restaurant des frères Adrià à Barcelone après les très populaires  » Tickets  » et le  » 41 ° « .

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Ferran Adria projeté en salle sur les écrans Français et entre dans vos cuisines en famille

Chefs,Tendances 13 octobre 2011 | 0 Commentaires

Nous en avions parlé sur le blog Pourcel lors de sa sortie aux USA le film documentaire  » Cooking in Progress «  consacré au chef Ferran Adria du feu restaurant EL Bulli à Rosas en Espagne. Et bien le film est sorti hier mercredi 12 octobre en salle dans toute la France, alors pour les amateurs éclairés de cuisine créative, laissez vous emporter dans l’alchimie des molécules. Comment Ferran Adria devient une légende et passe à la postérité !

El Bulli : Cooking in Progress – Documentaire (01 h 48 min) – De Gereon Wetzel, avec Ferran Adriá, Oriol Castro.

Ferran Adria, propose également en ce moment dans son tout nouveau livre, des recettes classiques et simples à réaliser en famille. Réalisé comme un manuel du parfait cuisinier, l’ouvrage consacre plus de 30 pages à l’organisation de sa cuisine, de la façon de faire les courses en passant par la gestion du temps ou les recettes. Ce livre est destiné à tous les amateurs de cuisine qui veulent rester  » tendance « . Il a été concocté dans les coulisses du restaurant El Bulli avant sa fermeture définitive et la création de sa Fondation pour 2014. Il propose  des recettes peu coûteuses, « Repas de famille » deviendra sûrement un classique. Édition Phaidon

Cuisinez à la maison avec Ferran Adria

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Cuisine, Amitié, Amour, Humour, El Bulli… & une bière !

Chefs,Pour le Fun 24 septembre 2011 | 0 Commentaires

Cuisine, Amitié, Amour, Humour, El Bulli… & une bière !

Pas besoin de vous raconter une histoire… visionnez, puis rêvez…

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Après le G8 & le G20 des chefs d’États… voici le G9 des chefs de cuisine !

Chefs,Pour le Fun 21 septembre 2011 | 0 Commentaires

Non, vous ne reconnaîtrez pas sur la photo Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Barack Obama ou Silvio Berlusconi, pas de manifestation autour ou de sécurité renforcée ! Ce ne sont pas des chefs d’États mais tous des chefs de cuisine… Alors, vous allez penser  » mais que font-ils là ? « … la réponse ci-dessous !

Mistura 2011, c’est un festival de cuisine qui réunit des chefs venus des 4 coins du monde et qui se déroule chaque année à Lima au Pérou. Cette 4e édition gastronomiaycia fut l’événement gastronomique le plus important d’Amérique du Sud, et maintenant avec une audience mondiale. 
Il s’est déroulé du 9 au 18 septembre à Lima et étaient présents les chefs : Heston Blumenthal, Michel Bras (seul chef français du groupe), Gaston Acurio, Massimo Bottura, Dan Barber, Yukio Hattori, Alex Atala, René Redzepi et le Président Ferran Adrià.

L’Amérique latine fait des progrès permanents dans sa production alimentaire, 
elle participe au foisonnement créatif de la cuisine contemporaine spécialement dynamique dans la mouvance hispanisante.

À cette occasion, ces 9 grands chefs ont élaboré la  » Déclaration de Lima  » qui ambitionne d’unir tous les cuisiniers du monde. Ils prennent une position claire sur la biodiversité, sur les équilibres écologiques, et évidemment sur la nécessité, à l’heure de la malbouffe, d’apprendre à manger sainement.

L’engagement des chefs :

Déclaration de Lima du 9 septembre 2011 pour les chefs de demain.
La nature
 » Notre travail se fait à partir des dons de la nature. Nous avons donc la responsabilité de la protéger et de faire de vos choix un moyen de sauvegarde et de la promotion d’espèces menacées. Vous aiderez à protéger la biodiversité, tout en permettant le maintien et la création d’arômes et de préparations culinaires. 
Dans un processus millénaire, la nature et l’homme ont engendré l’agriculture, qui fait partie du système écologique. Il nous faut travailler ensemble pour que ce système fonctionne durablement des champs à la cuisine. Ainsi, nous contribuerons à des saveurs authentiques.

La culture. Nous sommes le produit de notre culture, héritiers de goûts, d’habitudes alimentaires et de techniques culinaires. Mais nous ne devons pas rester passifs, parce que votre cuisine, votre éthique et votre esthétique, contribuent à la culture et l’identité de votre communauté, région ou pays, et sont une ouverture sur d’autres cultures. 
Notre métier stimule le développement de nombreuses activités socio-économiques. Vous pouvez apporter une activité significative, promouvoir l’exportation, attirer les touristes. En travaillant avec des producteurs locaux dans le cadre de pratiques équitables, nous pouvons engendrer durablement des richesses locales et approfondir votre relation avec votre communauté.

La connaissance. L’objectif principal de notre métier est de donner émotion et plaisir. En travaillant avec des spécialistes de la santé et l’éducation, nous avons une occasion unique de transmettre ces connaissances. Par exemple, développer de bonnes habitudes alimentaires et apprendre à manger sainement. 
Tout au long de notre carrière, nous multiplions la connaissance, développons de nouvelles recettes ou participons à des recherches fondamentales. Nous avons bénéficié de l’enseignement des autres, notre responsabilité est de partager notre connaissance.

Les valeurs. Nous vivons une époque où la cuisine peut être une belle forme d’accomplissement de soi. La cuisine évolue constamment dans de multiples disciplines. Il est important de répondre à nos aspirations avec authenticité, humilité et surtout passion. 
En bref, être tous fidèles à nos valeurs et notre éthique.

Le chef américain, Dan Barber, considéré comme un pionnier dans le mouvement locavore a récemment été nommé par Obama au Conseil sur la condition physique et la nutrition. Le chef du restaurant de New York, Blue Hill, a suggéré que par le lancement d’un plus grand dialogue sur le rôle du chef dans la société, ces chefs pourraient influencer les décideurs sur les questions de la distribution alimentaire, la relation entre l’alimentation et la santé publique et le développement durable.

Pour Ferran Adria, « cela s’est transformé en quelque chose de beaucoup plus important que ce que j’espérais », a-t-il dit au Time Magazine. « Mais c’est logique : ce sont tous des gens qui ont changé l’histoire de la cuisine dans leur propre pays. Les réunir signifie que par la cuisine, vous pouvez faire un monde plus vivable. »

Une déclaration très importante par la personnalité de ses auteurs comme par son contenu, qui, étonnamment, n’a vu que peu d’écho en France, ce pays qui s’enorgueillit de ses traditions culinaires et qui a vu récemment « la table française » érigée au rang de patrimoine immatériel de l’humanité !

Une chose est claire, tout cela ne va pas changer le monde (tout ça est un peu à la mode, regardez le Collège Culinaire de France) et encore moins révolutionner l’humanité, mais ceci dit, les bonnes intentions ne font pas de mal dans une réalité économique où l’argent et les profits dominent tout.

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