Ferran Adrià :  » C’est de la folie, je travaille plus que jamais « 

Chefs 27 avril 2013 | 2 Commentaires

Deux ans après avoir fermé son célèbre restaurant El Bulli, le cuisinier catalan Ferran Adrià met aux enchères ce vendredi à New York la deuxième partie de la cave du restaurant, pour financer son projet de fondation sur la cuisine d’avant-garde qui l’occupe désormais à plein temps. La vente de vendredi soir chez Sotheby’s, est la deuxième du genre : à Hong Kong le 3 avril, une première série d’enchères avait déjà rapporté près de 2 millions de dollars.

Considéré comme l’un des meilleurs chefs du monde, le restaurant avait décroché cinq fois le titre de meilleur restaurant du monde.

Un lieu dédié à la création culinaire

« Tout l’argent ira à la Fondation elBulli », se réjouit le chef, complètement habité par ce nouveau projet pour lequel il parcourt désormais le monde. Située sur l’emplacement du restaurant elBulli, à Cala Montjoi, au nord de Barcelone, la fondation prévue pour ouvrir en 2015 sera « un peu le Cirque du soleil, un peu le Musée Dali de Figueras, un peu le medialab du MIT (Massachusetts Institute of Technology) à Boston », explique-t-il.

 

Une mise en ligne journalière d’infos culinaires

Elle accueillera un vaste « centre expérimental. Nous voulons que les gens comprennent ce que c’est que la cuisine d’avant-garde », dit-il. Une « équipe créative » de 40 personnes y travaillera à de nouvelles « idées, concepts et techniques ». Et tout, dit-il, sera mis chaque jour sur internet, « pour tous les cuisiniers du monde ». 
Et un mois par an, Adrià et ses équipes continueront à servir ses créations, au profit notamment de quelque 50 « membres » aidant à financer la Fondation. 
Adrià parle aussi avec passion de son projet de « Bullipedia », immense base de données sur la cuisine, qui entend offrir « de manière ordonnée » précise-t-il, « tout ce dont on rêve sur internet ». La recherche a commencé il y a un an, qui leur a permis de remonter, dit-il, jusqu’aux tout premiers livres de cuisine.

Plus de 200 000 visiteurs attendus par an

Il estime les travaux pour la Fondation à 5 millions d’euros, pense qu’il lui faudra 2 millions par an pour son fonctionnement. Il serait heureux d’avoir 200.000 visiteurs par an, mais dit-il, « il y en aura beaucoup plus ». Depuis deux ans qu’il a fermé son restaurant, il n’a jamais autant travaillé. « Nous avons trois expositions dans le monde, un film en préparation à Hollywood, et nous sommes actuellement très concentrés sur les travaux architecturaux et conceptuels de la Fondation », dit-il.

Un livre est aussi en préparation,  » de 4.000 pages « . 

Il arrive de Hong Kong, de Singapour, de Colombie. Après avoir publié un ouvrage en 2010 avec un cardiologue sur « la Cuisine de la Santé », il a perdu 20 kilos, en mangeant moins, en faisant de l’exercice, et en mangeant « de tout, mais des nourritures très différentes ».

 

La cuisine «  réseau social le plus important au monde « 

Il parle de « bonheur et d’innovation », de l’importance du travail interdisciplinaire dans le monde d’aujourd’hui. Et s’émerveille de ce que la cuisine soit devenue ces dernières années « le réseau social le plus important. Ce n’est pas Facebook le réseau social le plus important, c’est la cuisine. Et pourquoi? Parce que la cuisine c’est le bonheur ».

Plus d’étoiles, plus de prix à gagner – c’est la Liberté ! -

A New York, entre deux visites de musée, il savoure la liberté qu’il associe à sa future Fondation. « Le nouveau Bulli, c’est la liberté », dit-il. Nous pouvons faire ce que nous voulons. Il n’y a pas de 3 étoiles Michelin (à assurer), il n’y pas de prix (à gagner). C’est la créativité pour la créativité ».

Source afp

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Noma donne des ailes à de jeunes chefs…

Non classé 1 mars 2013 | 0 Commentaires

On savait que le succès international du chef René Redzépi et de son restaurant Noma donnait des ailes à la cuisine scandinave et à beaucoup de jeunes qui rêvent ( comme il fut un temps le cas pour Ferran Adria ) de marcher sur les traces du grand chef en vogue.

Deux anciens sous-chefs  du Noma, Samuel Nutter et Victor Wagman, viennent d’annoncer sur Facebook leurs intentions d’ouvrir leur nouveau restaurant au cœur de Copenhague, au Danemark le mois prochain. Il se nommera Bror.

Ils ont d’ailleurs diffusé des photos de l’emplacement et des travaux en cours sur Twitter et Facebook. Peu de détails sont disponibles, mais les quelques photos diffusées ces derniers jours montrent l’enthousiasme des jeunes chefs et quelques vues de l’emplacement situé sur la rue Saint-Pierre de la capitale danoise.

Les photos montrent un restaurant sur ​​deux niveaux avec une cour qui pourrait être utilisée comme terrasse extérieure pendant les mois d’été. Le restaurant proposera ses propres légumes cultivés sur la petite île Sejerø.

Les nouvelles viennent tout juste deux mois après l’annonce que Matt Orlando, chef  à la tête depuis longtemps du restaurant Noma, aurait quitté le restaurant pour ouvrir son propre lieu sur le port de Copenhague. On peut ajouter à la liste des anciens piliers de Noma, Christian Puglisi ( ci-dessous ) qui contribue à renforcer scène culinaire «  locavore «  initié par Redzépi.

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Au Pays basque espagnol, la gastronomie se pose comme arme anti-crise… la France, elle ne défend que son industrie.

Art, Culture & Traditions,Bonnes adresses,Chefs,Presse & Médias,Voyage, destinations, loisirs 22 octobre 2012 | 0 Commentaires

Alors que la France est le pays de la gastronomie et qu’une place de choix dans le tourisme mondial lui est dédiée, on peut se demander pourquoi ces atouts ne font pas partie de la force de frappe des mesures anti-crise du nouveau gouvernement et du ministre du Redressement productif Montebourg. L’hôtellerie, la restauration, le tourisme ne seraient- ils pas productifs ?… au-delà de ça, on taxe !

Le magazine Le Point donne en exemple le Pays basque espagnol… Suivez le link ou lisez ci-dessous.

La gastronomie, arme anti-crise au Pays basque espagnol

L’académie culinaire compte sur l’appui de grands chefs comme les Espagnols Ferran Adria et Juan Mari Arzak, ou le Français Michel Bras. Jambon au brie, croquettes de bolets, raviolis de viande séchée : une infinité de saveurs accueille le visiteur dans les bars de Saint-Sébastien, haut-lieu de la gastronomie basque, un atout touristique qui se double d’une arme anti-crise.

Les gourmets n’ont que l’embarras du choix dans cette cité balnéaire du nord de l’Espagne, la ville au monde à la plus forte densité de chefs étoilés, qui accueille depuis l’an dernier le premier centre universitaire gastronomique : le Basque Culinary Center.

« Ce centre se veut un lieu de référence dans la connaissance approfondie de la gastronomie, avec une vision internationale », explique son directeur, Joxe Mari Aizega. L’académie culinaire compte sur l’appui de grands chefs comme les Espagnols Ferran Adria et Juan Mari Arzak, ou le Français Michel Bras.

En quatre ans, les élèves y sont formés à la cuisine, du potage de base aux mets les plus sophistiqués. Ils apprennent aussi à diriger un restaurant, partageant leur temps entre leur apprentissage et des stages dans le monde entier.

« Jour après jour, on nous enseigne tous les secrets, les petits trucs qui nous aident à cuisiner de mieux en mieux », raconte Esteban Yebes, un étudiant colombien.

« Par exemple, dans le cas des haricots, ‘faire peur aux haricots’, comme dit le professeur, c’est verser dessus un peu d’eau froide quand ils bouillent ». Vêtus de leurs uniformes blancs, l’incontournable toque de cuisinier sur le crâne, les étudiants s’affairent autour des grandes tables où est disposée toute la panoplie des ustensiles de cuisine.

Mais ils ne sont pas seulement formés derrière les fourneaux : éprouvettes en main, ils s’initient à la recherche et à l’innovation culinaire, aussi bien qu’à la création d’entreprise, conscients que cette formation peut les aider à trouver du travail.

« J’ai étudié l’administration et la direction d’entreprises, mais je ne trouvais pas de travail. J’ai toujours aimé la cuisine, c’est pourquoi j’ai décidé de venir ici », explique Lolo Roman, un étudiant de 29 ans venu de l’archipel des Canaries, occupé à cuisiner un plat de haricots.

Pas inquiet pour l’emploi

« Nous ne sommes pas inquiets sur les perspectives d’emploi. Certains qui sont là depuis un an ont déjà reçu des propositions », assure Joxe Mari Aizega. Pour lui, « la gastronomie est un atout touristique de plus en plus important ». « En ce sens », ajoute-t-il, « nous entendons contribuer à l’attrait économique » du Pays basque.

Selon une enquête menée en 2011 par le gouvernement basque, sept touristes sur dix qui visitent la région le font parce qu’ils sont alléchés par l’offre gastronomique. C’est vrai tout particulièrement à Saint-Sébastien, où les célèbres bars à canapés, ou « pintxos », attirent les étrangers et aident à compenser la baisse de fréquentation des touristes espagnols liée à la crise économique.

Durant les huit premiers mois de 2012, le Pays basque a accueilli plus de 1,5 million de touristes, la deuxième meilleure année de son histoire. Dans le même temps, le nombre de touristes espagnols a baissé de 3,9 % et celui des étrangers a augmenté de 5 %.

« Les Espagnols sont bien sûr un peu moins nombreux, mais cela est compensé par les étrangers, beaucoup de Français, mais aussi des Asiatiques, des Américains, des Britanniques », remarque Amaiur Martinez, co-propriétaire du bar Ganbara, dans la vieille ville de Saint-Sébastien.

Sur le comptoir s’empilent champignons, fruits de mer et « pintxos » qui font les délices des clients, parmi lesquels des Japonais et des Américains. Chacun, selon son pays d’origine, a ses préférences, raconte Amaiur : « Les Asiatiques sont plus attirés par le poisson, les Français par les champignons ».

Ces bars et restaurants complètent l’offre gastronomique haut de gamme, distinguée par des étoiles au guide Michelin, qui récompensent les chefs comme Martin Berasategui, Pedro Subijana ou Andoni Luis Aduriz.  »L’hôtellerie et la gastronomie vont continuer à occuper leur propre espace, à innover », demeurant un pilier de l’économie basque, se réjouit Joxe Mari Aizega.

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Eva Longoria – avait adoré l’expérience El Bulli… mais depuis, elle est passée aux chips Lay’s

Chefs,Pour le Fun 1 octobre 2012 | 0 Commentaires



Eva Longoria partageait, il y a un an, son expérience d'un dîner de 45 plats chez le célèbre chef Ferran Adrià du restaurant El Bulli, lors d'une interview avec Jimmy Kimmel. Eva Longoria s'exprimait alors ainsi : "c'est de la gastronomie moléculaire, ils font vraiment des trucs insensés". Le journaliste montrant quelques photos des plats, Eva Longoria commenta alors celui réalisé avec une olive : "C'est une olive, mais pas vraiment une olive. Elle a explosé. C'était comme une sorte d'olive explosive. C'est une réaction chimique qui se passe dans votre bouche, et cela fait pppiiichh et cela a le goût de l'olive mais ce n'est pas une olive."

Eva Longoria – avait adoré l’expérience El Bulli… mais depuis, elle est passée aux chips Lay’s

Nous avions appris par cette vidéo que la star Eva Longoria avait adoré son expérience culinaire au restaurant El Bulli du chef Ferran Adria, à Rosas en Espagne, c’est avec beaucoup d’humour qu’elle en parle. Mais elle n’arrête pas là, le pied qu’elle a posé dans l’univers de nourriture et des chefs. C’est auprès du chef américain Michael Symon, propriétaire de plusieurs restaurants et star de la télévision, notamment pour la série Iron Chef America… qu’elle partage l’affiche pour faire la promotion des chips Lay’s

Peut-être qu’après un basketteur célèbre, elle tombera éperdument amoureuse d’un chef ?…

C’est assez tendance en ce moment !

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 » Stay Creative  » en couverture du magazine Wired au mois d’octobre, découvrez sa recette de l’innovation

Chefs,Presse & Médias,Tendances 7 septembre 2012 | 0 Commentaires

Depuis qu’il a cessé d’exercer dans son restaurant El Bulli à Rosas, le chef Ferran Adrià n’arrête plus de parcourir le monde et de faire les couvertures des magazines internationaux. En attendant l’ouverture de sa El Bulli Foundation, on le retrouve sur la couverture du magazine de design  » Wired  » Royaume-Uni, avec en titre  » Stay Creative « … traduisez  » Restez Créatifs « … un cri que nous devrions tous entendre pour exister encore dans ce monde.

Cet article sera publié sur le numéro d’octobre 2012, pas encore en kiosque outre-Manche. Le Chef espagnol Ferran Adrià, l’homme derrière la création du restaurant El Bulli orne la couverture, l’article, rédigé par Greg Williams et intitulé « Rester créatif », n’est pas encore en ligne, mais l’éditeur David Rowan écrit dans une lettre aux lecteurs que  » Nous vous offrons la chance d’apprendre comment le chef maintient sa créativité qui a fait de lui l’un des chefs les plus admirés au monde. « 

Sur le magazine, vous ne découvrirez pas les 35 plats qui composaient habituellement le célèbre menu de El Bulli, mais 27 façons de rester novateurs.

Le chef sera parmi le groupe de personnalités sélectionnées en 2012, pour une conférence à Londres le mois prochain, sous le thème « Célébrer les idées, les innovations et remodeler notre monde. » Il sera sur scène accompagné de 40 intervenants qui chacun, dans leur domaine, innovent pour changer le monde.

À découvrir en kiosque en Angleterre, en octobre prochain.

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La cave de El Bulli en vente chez Sotheby’s prochainement

Chefs,Events & Party 14 août 2012 | 1 Commentaire

Le chef Ferran Adrià et son compère Juli Soler vendent les 10 000 bouteilles de vins de la cave de El Bulli aux enchères.

La cave de l’ancien « meilleur restaurant du monde » est garnie de près de 1 600 vins de différentes appellations qui seront mis en vente prochainement.

Le chef Ferran Adrià, de l’ancien restaurant El Bulli, fermé en juillet 2011 pour créer la El Bulli Foundation, vend aux enchères tout le contenu de sa cave, soit plus de 10 000 bouteilles, chez Sotheby’s. La liste complète sur 139 pages est disponible en ligne en cliquant sur le link. La date et le lieu de l’évènement n’ont pas encore dévoilés.

Si les vins d’Espagne occupent l’essentiel de la sélection, Bourgogne, Bordeaux et la Californie ont également la vedette. Parmi les pièces maîtresses, un grand cru Romanée-Conti 1999 à 5 350 euros la bouteille comme prix de départ, mais surtout une sélection rigoureuse des meilleurs vignerons du monde.

Les acquéreurs les plus modestes pourront tabler sur un « petit » vin de Catalogne annoncé à 21,40 euros révèle le magazine L’Express. Le sommelier Juli Soler avait cumulé les jolies séries de cuvées-stars hispaniques, comme l’Ermita, de la région espagnole du Priorat, et le Vega Sicilia, Ribera del Duero produit dans le nord du pays.

Côté Languedoc, une belle sélection de millésimes blanc et rouge de l’exceptionnel  » Grange des Pères  » est disponible, dont les premiers démarrent en 1995, sélection faite par Juli Soler et son ami Georges-Albert Aoust, maître en vin, installé en Bourgogne, et découvreur de talents qui, avec beaucoup de nez, a su sélectionner cette perle du terroir de Aniane.

À vos tablettes les connaisseurs… vous allez trouver votre bonheur !

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MAD à Copenhague… apprendre à se nourrir différemment et préserver la planète !

Chefs,Events & Party,Tendances 6 juillet 2012 | 0 Commentaires

Un peu plus de 500 personnes provenant de 29 pays se sont réunies pendant deux jours à la fin du week-end dernier à Copenhague, au Danemark, autour du Chef René Redzepi pour le MAD.

Le MAD, nourriture en danois, se penche sur notre planète…

De nombreux chefs étaient réunis dont notamment, les David Chang, Wylie Dufresne, Ferran Adrià, Dan Barber, Fergus Henderson… autant dire l’élite de la cuisine d’avant-garde dont tout le monde parle en ce moment. Des chefs, oui, mais pas seulement, aussi des historiens, des sociologues, des ethnologues, des pêcheurs, des fermiers… Le symposium a été organisé pour la deuxième année pour réfléchir au « comment sortir la nourriture de la cuisine, en faire un objet de réflexion publique beaucoup plus vaste que des recettes ».

« Si un poisson est sur le point de disparaître, doit-on le cuisiner ? Voilà le genre de questions que les chefs doivent se poser et sur lesquelles il faut s’éduquer », explique le chef danois René Redzepi, instigateur de l’événement.

De nombreux thèmes furent abordés comme par exemple :

-  Cette conférencière du Zimbabwe est là pour parler des défis de la faim et des orphelins du sida dans son pays, ainsi que pour expliquer comment elle s’est sortie de la misère en se lançant dans la culture de champignons.

-  Ce pêcheur d’oursins écossais raconte comment il voit les effets des changements climatiques à des dizaines de mètres au fond des eaux glacées de la mer du Nord.

Nous avons assisté à la réflexion de deux jeunes chercheurs du Nordic Food Lab qui ont exposé sur le thème du « goût et du dégoût », ils ont d’ailleurs amené avec eux des larves, des fourmis et toute sorte de nourriture bonne pour la santé mais difficilement consommable. Nous devons apprendre à affronter nos réflexes devant toutes sortes de produits, notamment les insectes. Et pas seulement parce qu’il faut trouver comment nourrir la planète, mais aussi parce que beaucoup de ressources s’épuisent..

Nous y apprenons que 60 % des calories consommées sur terre proviennent de quatre aliments seulement – blé, maïs, pomme de terre et riz.

Cette volonté d’explorer ailleurs que dans nos supermarchés et nos frigos traditionnels est cruciale pour l’avenir, affirme une journaliste. L’agriculture, dresser la nature pour qu’elle nous nourrisse, est arrivée à une sorte d’impasse, les terres sont appauvries, l’industrialisation pose des défis à la santé, la population continue de croître. L’appauvrissement des sols modifie le goût des végétaux, en commençant par le blé dont on fait nos pains, la cuisine devra s’adapter.

Autant de débats qu’il est temps d’aborder, les chefs veulent faire partie des habitants de nos sociétés modernes qui feront prendre conscience de la nécessité de préserver ce que nous fournit la planète. Ce n’est finalement plus une tendance ou une mode, mais une question de survie des générations futures.

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Découvrez ce que va être la ElBulliFoundation

Chefs,Design - décoration 3 juillet 2012 | 0 Commentaires

La Fondation El Bulli qui ouvrira ses portes en 2014 ressemblera, à quelque chose près, à ce qui a été présenté semaine dernière par les deux équipes de la Harvard Business School qui ont remporté le concours mené par le chef espagnol et son principal sponsor   » Telefónica « . Le projet sera implanté à la place de l’ancien restaurant de Ferran Adrià sur la commune espagnole de Roses (Rosas), dans la maintenant célèbre  » Cala Montjoi « .

L’ensemble des installations couvrira l’ancien site du restaurant El Bulli du chef Ferran Adrià et y verra s’installer le  » elBullitaller  » dès le début de 2013. Une centaine de personnes étaient réunies, les opérateurs télécom, des chefs cuisiniers, des amis, des journalistes, présents au  » Telefonica 00 Diagonal « , siège de l’entreprise de télécommunications à Barcelone, afin d’assister à la présentation des trois finalistes.

Les étudiants en MBA ont présenté les plans du futur El Bulli. Les deux équipes gagnantes ont présenté un projet qui intègre les progrès technologiques, les investissements potentiels et la durabilité économique. Une des équipes par exemple, a planché sur les avantages potentiels de la bioluminescence (l’utilisation de la lumière ultraviolette). Parmi les participants : les universités américaines Harvard, Columbia et Berkeley en Californie, London Business School et l’ESADE espagnole…

Le concours qui a duré une année a été délibéré par un jury composé notamment de Ferran Adrià, d’un certain nombre d’économistes notables incluant par exemple le lauréat du Prix Nobel, Joseph Stiglitz. L’équipe de la  » London School of Business  » est arrivée en deuxième position et a gagné un prix de 3 000 euros.

La première phase des travaux est déjà commencée, le producteur américain Jeff Kleeman va filmer l’histoire et la naissance de  » elBulliFoundation «  pour le cinéma. Naîtra un film important pour le pays mais aussi pour le monde entier a déclaré le chef de El Bulli.

Le principal sponsor  » Telefonica  » versera chaque année 300 000 euros.  » Les fonds sont importants, mais la passion, beaucoup plus.  » A rappelé le chef.

Pour connaître l’ensemble des ambitions du projet, référez vous au lien ci après : www.7canibales.com/?p=11982

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 » The World’s 50 Best Restaurants  » – Berasategui critique – Doutes, pratiques influentes sur la valeur du classement – Lobbying version UK

Chefs,Presse & Médias,Tendances 5 mai 2012 | 1 Commentaire

On sait déjà que les français naviguant dans la sphère gastronomique ne sont pas très fans de ce classement des Meilleurs Restaurants du Monde, mais qu’en est il vraiment…. ?

Faites vous une opinion…. Bonne lecture…

Officiellement le classement : Pas de note, pas de point, pas d’inscription ni de présélection, exit les barèmes et les calculs. Le classement s’établi sur la base du jugement d’une commission de sélection réunissant pas moins de 800 leaders internationaux réparties sur 27 régions distinctes. Chacune se partage les quatre coins du globe. Chaque région est représentée par 31 membres ( dont un président ), chacun encore s’exprimant selon son choix personnel, sur 7 adresses dont 4 obligatoirement de sa région et 3 pour les autres pays, toutes visitées dans les 18 derniers mois.

Le “S. Pellegrino World 50 Best Restaurants” rendez-vous de la Fashion Food et de la scène gastronomique serait donc unique et différent. Mais la réalité, serait toute autre.

Berasategui fustige

Le chef Martin Berasategui a émis une sévère critique et un doute sur la crédibilité à la liste des 50 meilleurs restaurants au monde publié lundi dernier par le mensuel Britannique   » Restaurant Magazine  »  qu’il a décrit comme canular et une mise en scène.

Alors que l’ensemble des chefs espagnols se congratulent et se réjouissent d’être nombreux dans le classement des meilleurs restaurants du monde, voilà qu’un des plus renommé de la nouvelle génération lance un pavé dans la mare.

En effet, le chef et restaurateur triple étoilé de San Sébastian dans le pays Basque espagnol a déclaré « Pour moi, ce classement  n’est pas juste et même truqué ». Classé 2011 à la 29éme place, il a dégringolé à la 67éme place, le chef basque a ajouté qu’il n’est plus en âge à être manipulé.

Il estime que les évaluations de la revue britannique «  ne sont pas sérieuse «, et notamment que les personnes qui notent n’ont pas le budget pour voyager et visiter l’ensemble des restaurants dans chaque pays. Il avoue ne pas comprendre qu’un chef comme Pedro Subijana du restaurant «   Akelare  »  triple étoilé lui aussi ne soit même pas dans le top 100.

Il est d’avis que cette liste est dépendante d’une grande multinationale alimentaire, et qu’elle à pour but de porter préjudice au guide Michelin. Il a également regretté que Ferran Adria qui pour lui est – le plus grand génie culinaire de tous les temps – ou la grande table de Girona  «  El Celler de Can Roca « , classé deuxième au classement du meilleur restaurant dans le monde, puisse accepter d’adhérer à ce qu’il considère comme un impressionnant canular… la vérité s’impose sur l’imposture !

Lobbying et relations avant tout

Sur le blog du journaliste et connaisseur expert de gastronomie Bruno Verjus, on retiendra certaines pratiques qui révèlent du fonctionnement de ce classement. Le Team Leader  pour la France c’est le journaliste Andréa Petrini.

Reprises et Extraits :

Les médias, lobby et agences de RP se sont emparés du cet évènement à retombées mondiales, à tels points que la machine est parfaitement rodée et appuyée par de très gros sponsors, qui orchestrent la fête.

Les français, eux boudent la fête. Seul étaient présent cette année : l’Astrance – Pascal Barbot et Christophe Rohat, Le Chateaubriand – Inaki Aizpitrate et ses associés, La Grenouillère – Alexandre Gautier et son agent, Le Mirazur – Mauro Colagreco.

Les chefs, viennent  à leurs frais du monde entier, et retrouvent les journalistes de tous les continents venus en nombre (sauf les français). Après le cocktail s’ensuit une fête, puis un itinéraire dans Londres au gré des adresses clientes de l’agence de RP qui gère l’événement. Un indice pour comprendre les rouages de la machine 50 Best.

Il apparait clairement que certaines régions ont des habitudes lobbyistes et regroupent leurs membres afin de promouvoir tel ou tel restaurant de leur région. A ce titre la Suède s’était fait remarquer/épingler pour une politique très (trop) active auprès des présidents de régions. Idem pour les tables espagnoles, sud-américaines ou anglo-saxonnes qui bénéficient des appuis respectifs de parrains comme « Ferran Adria » et « Daniel Boulud« .

Si l’on ajoute à cela un peu d’édition, le tour est joué pour assurer la promotion mondiale de ces celebrity et le business qui va avec. Phaedon publie les livres (Mugaritz et Fäviken en préparation) et Anna Morelli avec Cook-inc de San Pellegrino et son concept fine dining lovers (le major sponsor des 50 best) contribue elle aussi à faire circuler les messages…

Rafael Anson responsable pour l’Espagne, entouré des chefs Boulud, Keller et Tetsuya

Et la France ? Elle s’essaye aussi au lobbying. Fameux diner du jury français au Chateaubriand et consignes en 2010 qui avait permis son ascension de 29 places pour arriver 11 ème et de 2 places encore en 2011 pour arriver 9 ème et première table française. Même technique pour le Mirazur de l’excellent Mauro Colagreco – classé 24 et absent du classement depuis 2009 ou il était alors 35 ème. Il devient l’une des valeurs sûre du classement pour les années à venir.

Le one to watch est le choix des chefs de régions. Arbitrages en vue. Cette année le jeune chef Alexandre Gautier La Grenouillère gagne « the one to watch award ». Autant dire qu’il intégrera le classement des 50 l’année prochaine (il est 81 ème cette année). S’il mérite indiscutablement son award, il est aussi le poulain de l’agent Nicolas ChatenierPeacefull chef – lui même associé à Andréa Petrini pour le Salon Paris des chefs.

Le journaliste Andréa Petrini responsable pour la France

Trois jeunes restaurants de grande qualité pour représenter la France dans cette recomposition de la gastronomie hors Michelin et Bocuse d’or sont le fruit d’un lobbying actif. Une chance. Sans doute, mais que faire par exemple avec LE meilleur restaurant du monde, le Louis XV à Monaco, désormais absent du classement ? ou avec Pierre Gagnaire, Alain Passard, Pascal Barbot, Michel Troigros et tant d’autres qui ne figureront sans doute jamais dans le Top Ten. Il suffit de parcourir le monde et d’y diner pour comprendre l’impossible réconciliation d’une nourriture de lobby versus une nourriture d’âme.

Tout ça laisse quand même rêveur … à vous de vous faire une opinion, faut il porter de l’importance à ce classement ? …  la question reste entière, mais l’occulter pénaliserait la médiatisation de ces chefs qui aspirent à se retrouver en haut de l’affiche…

Dans tout les cas le client jugeras !

 

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 » 50 Meilleurs Restaurants du Monde « , Noma, El Celler de Can Roca et Alinea sont favoris, résultats ce soir à Londres

Chefs,Events & Party 30 avril 2012 | 6 Commentaires

C’est ce soir lundi 30 avril, que sera dévoilé le classement des 50 meilleurs restaurants du monde, le secret est bien gardé, la scène internationale de la cuisine est en ébullition.

Organisé par le magazine Britannique  » Restaurant Magazine « , ce sont des clients et professionnels du monde entier qui votent. Le résultat sera donc annoncé ce soir lors d’un gala à Londres organisé à l’Hôtel de Ville, à 20 heures, où la presse internationale et de grands chefs seront présents.

Les rumeurs vont bon train. Les favoris pour devenir le meilleur nouveau restaurant du monde 2012, sont Noma (Copenhague), El Celler de Can Roca (Girona) et Alinea (Chicago), ce qui ne changera pas grand chose à la tête du classement. Grant Achatz de Alinéa, Andoni Luis Aduriz de Mugaritz, Massimo Bottura de Osteria Francescana et Heston Blumenthal du Fat Duck, seront sans aucun doute dans le classement du top 6.

Le chef Grant Achatz

Nous vous avions révélé sur le blog Pourcel que la chef féminine de l’année était donc Elena Arzak qui sera honorée ce soir, remplaçant Anne-Sophie Pic en 2011. Thomas Keller, chef américain sera aussi honoré lors de cette soirée pour l’ensemble de ses réalisations culinaires.

La Chef Elena Arzak

D’autre part, après avoir été classé cinq fois le meilleur cuisinier du monde et d’être titré en 2010 « Chef de la Décennie », Ferran Adrià sera également présent lors du gala pour présenter la cuisine espagnole et El Bulli Fondation.

Le chef Ferran Adrià

Tous les chefs qui entreront dans le classement cette année seront également présents. Londres sera ce soir au cœur de l’agitation de la gastronomie mondiale. Les meilleurs chefs du monde entier y seront, de même que célébrités et journalistes réunis dans une seule ville, qui comptent aujourd’hui dans l’univers de la cuisine.

La première mondiale de la sortie du premier livre en anglais du chef Andoni Luis Aduriz Mugaritz, «  Mugaritz : une science naturelle de la cuisine « , publié par Phaidon, sera présenté à cette occasion dans la semaine.

De même que le livre du chef américain Thomas Keller et du prestigieux écrivain anglais John Lanchester. Il y aura aussi un dîner à Londres réalisé par le chef espagnol deux étoiles Nacho Manzano, de même qu’un dîner à 4 mains, samedi soir, avec les chefs Quique Dacosta et Nuno Mendes.

Le chef Nuno Mendes

On se demande comment La France n’a pas été capable de créer son propre évènement mondial de gastronomie à Paris, laissant le privilège mondial à Londres. Alors, on peut critiquer ce classement pour son sérieux, mais quoi qu’il en soit, il est maintenant reconnu mondialement, même avant certains classements de guides qui ne font leur classement que sur certaines destinations et où ce sont toujours les mêmes qui sortent gagnants cumulant les distinctions.

Voir l’article ce samedi sur le Figaro, sous la plume de F. Simon et E. Rubin.

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