Malgré une forte tendance – seulement 110 Food Trucks recensés en France -

12 fév 2014
Catégorie : Presse & Médias, Tendances

F&SLes Food Trucks ont du mal à se développer en France, il faut dire que le pays n’était pas préparé pour ça, cette mode venue des États-Unis, s’est tout d’un coup installée dans notre pays. Le grand vide de la législation a fait que ne sachant pas comment réguler leurs implantations, beaucoup de municipalités préfèrent ne pas délivrer des autorisations d’occupation du domaine public pour stationner. Aujourd’hui c’est le secteur de la restauration traditionnelle qui commence à lever le ton, et bientôt les services d’hygiènes qui risquent d’être débordés pour suivre les contrôles qu’ils devront mener.

Alors les food trucks trouveront-ils en France un marché porteur et d’avenir ?

Lisez ci-dessous un extrait d’article écrit par Ulla Majoube pour l’AFP et l’Express

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Les food trucks peinent à se développer, surtout à Paris

Les food trucks sont de plus en plus recherchés par les gourmands. Or, malgré la demande, ils se déploient peu. Pourquoi? La difficulté d’obtenir des autorisations et la concurrence sont pointés du doigt. 

Les food trucks sont les nouvelles stars des repas tendance. Ces camions-cantines ambulants, offrant une cuisine de rue inventive et gastronomique, font-ils désormais partie du paysage urbain ? Seuls 110 sont recensés officiellement dans le pays. Un chiffre limité par rapport au buzz que les food trucks génèrent. En fait, ils pourraient être bien plus nombreux s’il n’était pas difficile voire impossible pour les nouveaux de décrocher des autorisations, surtout dans la capitale. « A Paris, on refuse l’installation des food trucks car la ville offre déjà une multitude de points de restauration, de boulangeries, des établissements qui paient des taxes. Il ne s’agit pas d’organiser une concurrence déloyale« , lance Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire chargée du commerce, de l’artisanat, des professions indépendantes et des métiers d’art.

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250 demandes en 18 mois à Paris

Les food trucks qui se sont implantés dans Paris ont su trouver une alternative, acceptée par la mairie. Mais parce qu’ils étaient les précurseurs. Le Camion qui Fume, le premier à avoir connu le succès il y a deux ans, a réussi à avoir une place de marché, au niveau de la Madeleine à Paris. Dans ce cas, « c’est autorisé puisqu’il s’agit d’une place de marché, payée au mètre linéaire, comme le font des bouchers, des boulangers », précise Lyne Cohen-Solal.

Selon l’ajointe, la mairie de Paris a enregistré plus de 250 demandes d’emplacements de food trucks en 18 mois. « Si on en autorise un à se mettre sur le bord de la rue de Rivoli par exemple, il n’y a pas de raison de refuser les 249 autres », lance-t-elle. Pour Bernard Boutboul, directeur du cabinet spécialisé Gira conseil, la mairie de Paris se positionne sur le volet « hygiène et répression des fraudes notamment, puisque ces camions font de la cuisine dans la rue et ne sont pas contrôlés. Il y a aussi les syndicats de la restauration qui montent au créneau. »

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Hygiène et fond de commerce

Si les food trucks attirent les foules, ils s’attirent également les foudres du milieu. « Il faut que les critères soient bien définis, notamment ceux de la qualité pour le client, estime Jean-Pierre Chedal, président de la branche restauration au Synhorcat, interrogé par l’AFP. Et que ces camions ne puissent pas s’installer sous le nez des restaurateurs, qui, eux, investissent dans un fond de commerce et paient des taxes. » Roland Héguy, président de l’Umih, le principal syndicat de l’hôtellerie-restauration, renchérit : « Il faut qu’ils aient les mêmes règles du jeu que nous, notamment en termes d’hygiène, et sur les problématiques écologiques (emballage, eau et huile usées) ».

La restauration n’a pas fini de s’agiter, car les food trucks font désormais place aux triporteurs. Environ 300 de ces vélos à trois roues (environ 300 au total) ….. pour lire la suite cliquez sur le LINK.

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7 commentaires pour “Malgré une forte tendance – seulement 110 Food Trucks recensés en France -”

  1. Les Tasters

    14. fév, 2014

    Le chiffre actuel est plus proche des 200! Et bientôt on sera à 250, dont une grosse partie en province et en banlieue contrairement à ce qu l’on croit. Les nouveaux entrepreneurs se sont bousculés à la dernière édition du Salon du Snacking à Paris pour rencontrer les fabricants et interroger leurs confrères.

    Les autorisations, et à travers elles, le regard et les enjeux ne sont pas pris sérieusement en compte par les autorités qui ont choisi pour l’instant de satisfaire aux récriminations jalouses des restaurateurs au lieu de trouver un terrain d’entente.
    Car en fait, il ne joue pas dans la même catégorie. La street food de qualité présente une menace pour les établissements adeptes du tout prêt à la clientèle facilement gagnée. A l’heure où tout le monde s’inquiète de ce qu’il a dans son assiette, les food truck dans l’esprit (produits frais et artisanaux de producteurs locaux cuisinés minute) représentent une véritable alternative.

  2. Wil

    22. fév, 2014

    « Et que ces camions ne puissent pas s’installer sous le nez des restaurateurs, qui, eux, investissent dans un fond de commerce et paient des taxes. »

    Moi, proprio de food truck, je ne paye pas de taxe, L’urssaf, le RSI, la taxe foncière entreprise, les salaires encore moins.

    « Il faut qu’ils aient les mêmes règles du jeu que nous, notamment en termes d’hygiène, et sur les problématiques écologiques (emballage, eau et huile usées) »

    Moi, comme je suis en food truck je cuisine à même le sol, je jette mon huile dans l’égout le plus proche et j’encourage mes clients à jeter leurs emballages par terre.

    C’est tout ce que les restaurateurs tradi trouvent comme argument pour nous dénigrer?
    Ces mêmes restaurateurs qui osent servir des desserts encore surgelés à 6,5€ ?

    Je trouve ça vraiment dingue de faire croire qu’ils sont préoccupés par les conditions d’hygiène alors que le vrai hic c’est le pognon !

  3. Blog Voyage Way

    24. juil, 2014

    Dommage que les food trucks ne se développent pas plus vite en France. Ils font clairement défaut par rapport à d’autres pays du monde mais plus globalement, la street food n’est pas très présente dans les moeurs en France.
    Je pense que la législation joue beaucoup dans la lenteur du développements. La France est un pays qui a du mal à évoluer et s’adapter rapidement au changement :(

  4. Baptiste

    10. jan, 2015

    Bonjour,
    Article très interessant !
    je me demande juste, combien de food trucks sont actuellement recensés en ile de France ?
    Merci de votre reponse
    Baptiste

  5. Valentine

    28. août, 2015

    A ce jour ça à du bien augmenté :)
    Je serais curieux de connaitre leurs nombre (hors Paris :)

  6. Emilie

    10. sept, 2015

    J ai le projet de me lancer dans le « food Truck »!je crois que je vais demander les autorisations des mairies dans un premier temps!!!!avant d aller au bout de mon projet car si pas d ‘autorisations..eh bien aucun intérêt! j abandonnerai…..

  7. visiter notre site

    10. sept, 2015

    Un article à ne pas zapper.

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