Du plastique dans les moules, des poux sur le saumon d’Écosse, de la viande de veau moins blanche… ça tourne pas rond !

14 sept 2012
Catégorie : Produits Saison marché, Tendances

Le saumon d’Ecosse bourré d’insecticides

Les saumons écossais ne vont pas bien… C’est que les éleveurs du coin ont été confrontés à une invasion de poux de mer, parasites qui se ruent sur les saumons. Du coup, les fermes d’élevage sont envahies et les éleveurs usent et abusent des insecticides. À force d’être attaqués, les parasites ont développé des protections et deviennent de plus en plus résistants aux produits chimiques. Pourtant, les éleveurs n’en démordent pas et ont augmenté l’utilisation de ces traitements (avec une hausse significative de 110 % en quatre ans tout de même, selon 20Minutes).

 Face à ce déversement massif de produits chimiques, les associations écologistes crient au scandale et mettent en garde contre les effets désastreux de ceux-ci sur la vie marine, en particulier sur les crustacés (dont les homards, les crabes et les crevettes).

 

De plus en plus de plastique dans nos moules

La saison des moules-frites bat son plein en Belgique. Mais une étude récente vient de démontrer que les mollusques préférés des gens du nord de l’Europe contiennent de plus en plus de particules de plastique. La faute à l’eau fortement polluée de la mer du Nord, remplie d’emballages en tous genres, rapporte le quotidien Standaard. 

On retrouve ces particules de plastique infiniment petits et mêmes invisibles à l’œil nu dans tous les océans de la planète et on sait depuis un moment que les crustacés, les poissons et les êtres humains en ingèrent une partie. L’Université de Gand a déterminé qu’il y a en moyenne un morceau de plastique par gramme de chair dans une moule.

 »Par portion de moules, ce qui équivaut à environ 300 grammes de chair, on retrouve 300 morceaux de plastique à l’intérieur », affirme le professeur responsable de l’étude et toxicologue environnemental.

 

Plus de fer pour une viande de veau plus rouge

En Suisse, les agriculteurs seront dans l’obligation de nourrir leurs veaux avec davantage de fer. Les consommateurs verront disparaître la viande blanche des étals au profit d’une chair rosée. Changer l’alimentation des veaux pour combler leurs carences en fer, cela aura pour conséquence de changer la teinte de la viande, c’est la révision de l’ordonnance de protection des animaux qui obligera, dès 2013, les agriculteurs suisses à nourrir leurs veaux différemment. Ce changement d’alimentation aura pour principale conséquence une différence de teinte de la viande, nourries au maïs, à l’herbe et aux fibres à la place du lait et la paille, les bêtes devront combler leurs carences en fer, à l’origine de la couleur blanche de la chair et qui était un gage de nourriture saine et tendre. Les éleveurs connaîtront forcément un manque à gagner vu que leur produit sera moins attirant pour le client s’approchant trop du bœuf. Dur d’expliquer au consommateur que la viande rosée n’est pas de moins bonne qualité que la blanche.

 

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