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	<title>Chefs Pourcel Blog &#187; rouget</title>
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	<description>Actus, humeurs &#38; recettes des Frères Pourcel</description>
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		<title>Sushi B, Paris : intimité et douceur</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Dec 2015 09:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère La devanture de Sushi B, en pleine harmonie esthétique avec le quartier (la rue Chabanais n’est pas loin), laisse peu entrevoir ce qui se passe à l’intérieur : le sushi. D&#8217;abord, joyeux Noël à tous. Ensuite, parlons de sushi, si vous le voulez bien. La question du sushi en France est complexe, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ff0000;">À l<img class="size-large wp-image-90146 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/1-vitrine-540x368.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="368" />a petite cuillère</span></h4>
<p><em>La devanture de Sushi B, en pleine harmonie esthétique avec le quartier (la rue Chabanais n’est pas loin), laisse peu entrevoir ce qui se passe à l’intérieur : le sushi.</em></p>
<p>D&rsquo;abord, <strong>joyeux Noël à tous</strong>.<br />
Ensuite, parlons de <strong>sushi</strong>, si vous le voulez bien.<br />
La question du sushi en France est complexe, le mot est faible. Peu de spécialités offrent une gamme de qualités si étendue, du ras des pâquerettes au super-top-de la mort qui tue. Dans la première catégorie décrite se rangent la plupart des « sushis de quartier », où l’on se nourrit de patouilles de riz froides couvertes d’une lamelle de poisson dépressif dans une ambiance embaumée d’eau de Javel. Auprès d’un public mal informé, ce genre de restauration a écorné la réputation non seulement du sushi mais aussi de la cuisine japonaise en général. Et ce ne sont pas les innombrables articles, communiqués et posts de blog commençant par <em>« Vous savez, la cuisine japonaise, ce n’est pas que des sushis ! »</em> (exact, ce sont aussi des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Takoyaki" target="_blank">takoyaki</a> en caoutchouc mousse fourrés à la colle et des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yakitori" target="_blank">yakitori</a> au poulet de batterie) qui ont arrangé la situation.</p>
<p><em><br />
<a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/17-thon-rouge-mariné1.jpg"><img class="alignleft wp-image-90166 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/17-thon-rouge-mariné1-540x307.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="307" /></a>Le sushi haut de gamme est une pièce d’orfèvrerie qui se mange. Thon rouge mariné, Sushi B.</em></p>
<p>La seconde catégorie, le haut de gamme, a longtemps été peu représentée à Paris et en France. Si quelques adresses plus ou moins connues — certaines quasi secrètes — ont toujours navigué au-dessus du tout-venant, le sushi de grande qualité ayant pignon sur rue n’a fait qu’une apparition récente dans notre pays. Ces deux ou trois dernières années, le niveau s’est élevé, <strong>il vole désormais très haut</strong> et nos cartes de crédit aussi : à des années lumière du riz froid et de l’eau de Javel, voici maintenant des comptoirs en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chamaecyparis_obtusa" target="_blank">hinoki</a> et une succession de pièces d’orfèvrerie qui se gobent en une seconde, se mastiquent voluptueusement et laissent un souvenir extasié.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90155 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/11-miroir1-540x353.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="353" />Dans cette classe, citons à Paris <a href="https://www.facebook.com/JinSaintHonore" target="_blank"><strong>Jin Saint-Honoré</strong></a>, <strong>Sushi Okuda</strong>, <a href="http://www.sushi-onodera.com/Paris/" target="_blank" class="broken_link"><strong>Sushi Ginza Onodera</strong></a> et <a href="http://sushinoki.fr/" target="_blank"><strong>Hinoki</strong></a> à Brest (initiative d’un Breton talentueux et de sa femme japonaise). J’espère vous parler de ces établissements un autre jour. <a href="https://www.facebook.com/Sushi-B-PARIS-798258753621589/" target="_blank"><strong>Sushi B</strong> </a>est le dernier en date. Tous ces <em>sushiya</em> de haute qualité partagent quelques traits communs : nombre de places réduit (réservation impérative), décor sobre au design raffiné, atmosphère calme, matériaux précieux, ingrédients nobles — wasabi fraîchement râpé, condiments maison, fruits de mer et poissons maturés —, riz traité comme il le mérite (jamais froid, presque tiède) et belle carte de sakés. Y aller est toujours un immense plaisir, une fascination, un spectacle autant qu’un repas.</p>
<p><strong>Sushi B</strong> répond brillamment à tous ces critères. <strong>Chihiro Masui</strong> a déjà posté <a href="http://chihiromasui.com/sushi-b-new-kid-on-the-block/" target="_blank" class="broken_link">sur son blog</a> un compte rendu du repas qu’elle y a fait. Vous pouvez vous y référer pour complément d&rsquo;information, d&rsquo;autant qu&rsquo;à quelques jours de distance, nos menus ont été assez similaires.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90148 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/2-comptoir-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" />Sept personnes peuvent s’asseoir autour du large comptoir en résine marbrée. L’accueil est simple et chaleureux. Le décor est apaisant à l’œil, élégant et minimaliste comme il est de règle dans ce genre de lieu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/3-chef.jpg"><img class="size-large wp-image-90150 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/3-chef-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Le chef sushi, <strong>Masayoshi Hanada</strong> (ici en train de râper une racine de wasabi), travaillait précédemment au restaurant <strong>Bizan</strong>, rue Sainte-Anne, déjà connu des amateurs parisiens de sushi soigné. Son style personnel est identifiable dès les premières bouchées : douceur des saveurs, textures dont le moelleux est encore accentué par un art très fin de la découpe, technique nuancée de l’affinage des poissons, des cuissons légères et des marinades. Il nous rappelle opportunément que <strong>le sushi, c&rsquo;est réellement de la cuisine</strong>, très loin d&rsquo;un simple assemblage de poisson et de riz. L&rsquo;autre chef, <strong>Isao Horai</strong>, apparaît furtivement une ou deux fois au cours du repas : il est l&rsquo;auteur des savoureux petits plats qui ponctuent le repas et en occupent la première partie, avant les sushis.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90156 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/14-chef-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" />Le menu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Omakase" target="_blank"><em>omakase</em></a> est, conformément à la règle, composé selon les arrivages ; on se livre entièrement à l’inspiration du chef. L&rsquo;ensemble est une succession de pics de plaisir : mention spéciale aux <strong>desserts</strong>, carrément splendides. Après ce cortège de sushis délectables, il serait dommage que la conclusion du repas fasse retomber le niveau. Ces desserts, au contraire, permettent au festin de se terminer sur un <strong>point d’orgue</strong> qui le grave pour longtemps dans la mémoire.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/8-saké1.jpg"><img class="alignleft wp-image-90152 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/8-saké1-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/22-saké2.jpg"><img class="alignleft wp-image-90153 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/22-saké2-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>Pour accompagner tout cela, j’ai pris un saké <strong>Ninkiichi junmai daiginjo</strong> dans une jolie coupe en acier martelé (on choisit une coupe différente pour chaque saké), suivi d’un <strong>Yamato shizuku yamahai junmai</strong>, d’une exquise fraîcheur, dans une coupe évasée. La carte des vins est superbe, riche en classiques (champagnes <strong>Delamotte</strong> et <strong>Ruinart</strong> ; chablis de <strong>Dauvissat</strong>, quelques beaux montrachets et assimilés, morey-saint-denis blanc du <strong>domaine Dujac</strong>). Je vous conseille toutefois d’oser le <strong>saké</strong> : avec cette cuisine-là, il n’y a rien de mieux.</p>
<p>Ci-dessous, quelques éléments du repas. Pas tout : il y aurait trop de photos, et par ailleurs, comme beaucoup de comptoirs de sushi, celui-ci est éclairé par des spots zénithaux qui ne facilitent pas la prise de vues : certains clichés sont très mal sortis. Mais il en reste suffisamment pour vous donner une idée.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/4-tofu-de-sésame.jpg"><img class="alignleft wp-image-90157 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/4-tofu-de-sésame-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Premier plat : <strong><em>tofu de sésame grillé, wasabi frais</em></strong>. Il ne s&rsquo;agit pas de tofu à base de soja, mais d&rsquo;amidon extrait du <em>kuzu</em> (puéraire des montagnes, une sorte de luzerne) permettant de gélifier la pâte de sésame. C&rsquo;est doux, chaud, presque évanescent : la touche de wasabi réveille délicatement l&rsquo;ensemble.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/5-homard-poire.jpg"><img class="alignleft wp-image-90158 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/5-homard-poire-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/6-sashimi-myoga.jpg"><img class="size-large wp-image-90159 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/6-sashimi-myoga-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Il est suivi d&rsquo;un <em><strong>shira-ae de homard, de poire et de courgette</strong></em> liés d&rsquo;une crème de tofu, puis d&rsquo;un sashimi de barbe de turbot légèrement assaisonné, servi sur un lit de <a href="http://www.cuisine-japonaise.com/page/pgaliments/2005/0508/myoga.html" target="_blank" class="broken_link">myôga</a> extraordinairement croquant, accompagné de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuzukosh%C5%8D" target="_blank">yuzukoshô</a> maison (écorce de yuzu râpée avec du piment), de cerfeuil et d&rsquo;un copeau de poutargue de thon.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/7-omelette.jpg"><img class="size-large wp-image-90160 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/7-omelette-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>L&rsquo;<strong><em>omelette japonaise roulée</em></strong>, un standard du restaurant de sushi, se présente pour le coup de façon inhabituelle : en début de repas et non à la fin, et non sucrée, simplement préparée avec un dashi (fond de bouillon). Léger et délicieux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/9-bonite-grillée.jpg"><img class="alignleft wp-image-90161 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/9-bonite-grillée-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/10-rouget.jpg"><img class="size-large wp-image-90162 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/10-rouget-540x331.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="331" /></a>Avant les poissons crus, les <em>yakimono</em>, autrement dit les poissons grillés. <em><strong>Bonite grillée et légèrement fumée</strong></em>, wasabi, copeaux de peau de radis daikon séchée et marinée. Puis un <em><strong>rouget grillé à l&rsquo;écaille</strong></em>, citron caviar, chou de Bruxelles grillé.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/13-consommé-homard-mizore.jpg"><img class="alignleft wp-image-90163 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/13-consommé-homard-mizore-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Nous ne sommes même pas encore arrivés aux sushis&#8230; Patience, ça vient. Mais pas avant d&rsquo;avoir savouré le dernier plat chaud : <em><strong>huître et homard breton</strong></em> dans un dashi chaud, garnis de daikon râpé et de zeste de yuzu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/15-encornet.jpg"><img class="size-large wp-image-90164 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/15-encornet-540x342.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="342" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/16-barbe-de-turbot.jpg"><img class="size-large wp-image-90165 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/16-barbe-de-turbot-540x309.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="309" /></a>L&rsquo;offensive des sushis ayant débuté, voici (en haut) un nigiri d&rsquo;<strong>encornet</strong> émincé en très fines lanières, ce qui lui donne une texture riche et légère. Un véritable régal. Juste au-dessous, une lamelle de <strong>barbe de turbot</strong> assaisonnée, offrant une délicieuse résistance sous la dent.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/18-thon-rouge-nature.jpg"><img class="size-large wp-image-90167 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/18-thon-rouge-nature-540x302.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="302" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/19-chû-toro.jpg"><img class="alignleft wp-image-90168 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/19-chû-toro-540x315.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="315" /></a></p>
<p>Voici venu le temps des thons. Vous avez déjà vu plus haut le <em><strong>thon rouge</strong></em> <strong><em>mariné</em></strong> ; lui succède le même <strong><em>thon rouge mais non mariné</em></strong>, puis une délectable lamelle de <em><strong>chû-toro</strong></em> (partie grasse du ventre de thon). Plus tard, le chef me confectionnera un <em><strong>temaki</strong></em> (cornet d&rsquo;algue nori et de riz) <strong><em>de chû-toro et de poireau</em></strong> que je n&rsquo;ai pas photographié puisque ça se mange à la main, mais qui compte sans équivoque parmi mes <strong><a href="http://www.ptipois.com/archives/2015/12/05/33024818.html" target="_blank">Ptipois Pieds</a></strong> de décembre 2015.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/20-langoustine-et-corail.jpg"><img class="size-large wp-image-90169 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/20-langoustine-et-corail-540x332.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="332" /></a></p>
<p><em><strong>Langoustine crue</strong></em> (blanchie juste ce qu&rsquo;il faut pour pouvoir être décortiquée) <em><strong>et corail de langoustine</strong></em>.</p>
<p><em><strong><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/21-chinchard-mariné.jpg"><img class="alignleft wp-image-90170 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/21-chinchard-mariné-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>Chinchard affiné trois jours</strong></em>. Non photographiés : <em><strong>noix de saint-jacques</strong></em> légèrement pochée et assaisonnée, d&rsquo;un croquant parfait ; <em><strong>maquereau et kombu</strong> </em>longuement mijoté ; anguille et poudre de sanshô. Le <em><strong>temaki au chû-toro</strong></em> évoqué plus haut ferme en beauté la procession des sushis.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/23-misosoup.jpg"><img class="size-large wp-image-90171 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/23-misosoup-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>Pour se rincer le palais avant les desserts, deux petits morceaux de <em>tsukemono</em> (pickles) de daikon, puis une <em><strong>soupe miso</strong></em> au goût puissant ; le <em>dashi</em> étant enrichi de fumet de langoustine.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/24-dessert1.jpg"><img class="size-large wp-image-90172 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/24-dessert1-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>C&rsquo;est écrit plus haut, je le répète : j&rsquo;ai adoré les desserts. Ci-dessus, <strong><em>glace au riz</em></strong> sur un lit de haricots azuki et <em><strong>nappage de sauce de soja</strong></em>. Cette touche salée et sapide (<em>umami</em>) sur cette composition sucrée crémeuse et légère est une vraie dynamite. C&rsquo;est tout ce que je demande (personnellement) à un dessert, mais attention, ça peut surprendre.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/26-montblanc.jpg"><img class="size-large wp-image-90173 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/26-montblanc-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>Le <em><strong>mont-blanc</strong></em> qui termine le repas ne déçoit pas, avec sa crème de marron juchée sur une petite bande de génoise, audacieusement relevée d&rsquo;une gelée de whisky, et copieusement recouverte de truffe noire fraîchement râpée.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Sushi B</strong> – 32, rue Rameau, Paris IIe. Tél. 01 40 26 52 87. Métro Quatre-Septembre, Pyramides, Opéra. Ouvert de 12h30 à 13h30 et de 19h15 à « très tard » (deuxième service à 21h15). Fermé le mardi et les jours fériés. Menus déjeuner : Sushi 58€, Déjeuner 90€, Terre 95€, Omakase 130€. Menus dîner : Terre 95€, Soir 130€, Omakase 160€.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>À la petite cuillère</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Kei, Paris : fluidité</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2015 11:46:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère C’était un restaurant des Halles, témoin de l’époque où la gastronomie du quartier captait le flot des grands produits français circulant sous les verrières de Baltard : viandes, gibiers, foies gras, truffes, escargots, poissons fins, légumes. Il portait le nom de son chef et propriétaire, Gérard Besson. On y servait des omelettes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle11.jpg"><img class="alignnone wp-image-89500 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle11-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></h4>
<h4><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie1.jpg"><img class="alignleft wp-image-89217 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie1.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>C’était un restaurant des Halles, témoin de l’époque où la gastronomie du quartier captait le flot des <strong>grands produits français</strong> circulant sous les verrières de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Baltard" target="_blank">Baltard</a> : viandes, gibiers, foies gras, truffes, escargots, poissons fins, légumes. Il portait le nom de son chef et propriétaire, <strong><a href="http://www.bottingourmand.com/whoswho/besson-gerard-fr" target="_blank" class="broken_link">Gérard Besson</a></strong>. On y servait des omelettes en forme d’œuf, à l’ancienne, dans un torchon blanc, et les murs étaient à la longue roussis par les fumets, les odeurs de truffes et de chairs fortes. Quand <a href="http://www.france5.fr/emissions/les-escapades-de-petitrenaud" target="_blank">Jean-Luc Petitrenaud</a> venait y déjeuner avec ses copains, on voyait tourner des magnums de bourgogne blanc si vieux qu’ils étaient devenus jaune bouton d’or, et quand les serveurs soulevaient les couvercles des cassolettes de cailles aux truffes, les deux tiers de la salle, d’émotion, en tombaient de leur chaise. C’était vraiment <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Curnonsky" target="_blank">la France à table</a>. Bien sûr, le restaurant avait le culot de rester debout à la mauvaise époque, celle qui succédait à l’an 2000. Michelin, cherchant à repousser le plus longtemps possible le fauteuil à roulettes, pénalisait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une cuisine française de tradition : Gérard Besson fut soumis au supplice chinois de rigueur et <a href="http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/paris-1er-gerard-besson_856271.html" target="_blank" class="broken_link">dépouillé de ses étoiles</a> une à une. Et ne parlons même pas des organismes de promotion de la « jeune cuisine ». Les temps étaient durs pour la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauce_grand_veneur" target="_blank">sauce grand veneur</a>. Maintenant, bien sûr, tout le monde fait du lièvre à la royale, <em>M Le Monde</em> consacre plusieurs pages au <a href="http://www.lemonde.fr/m-gastronomie/visuel/2015/11/10/le-retour-de-la-cuisine-bourgeoise_4806422_4497540.html#/" target="_blank">retour de la cuisine bourgeoise</a>, et plus personne n’ose sourire quand <a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2015/10/09/la-bourse-et-la-vie-ne-plus-inventer-mais-faire/" target="_blank">Daniel Rose</a> sert un pot-au-feu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei.jpg"><img class="alignnone wp-image-89503 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-540x365.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="365" /></a></p>
<p>Mais avant, c’était avant. En 2011, Gérard Besson passe la main et le restaurant prend le nom de <strong>Kei</strong>. Le lieu fait peau neuve, la patine fauve de décennies de gibiers et de truffes fait place à un blanc pur et nacré. Le nouveau propriétaire, <a href="http://www.restaurant-kei.fr/le-chef.html" target="_blank">Kei Kobayashi</a>, est originaire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fecture_de_Nagano" target="_blank">Nagano</a>. Paris fait connaissance avec son visage paisible et sa coiffure pétard orangé. Il mettra un peu de temps à trouver son point d’équilibre. Au bout d’un moment, il faut voir les choses en face : Kei succédant à Gérard Besson n’est pas tant la victoire inéluctable de la modernité qu’une véritable continuité. Kei, sans renier son style, met celui-ci au service d’un hommage à son prédécesseur, auprès de qui il a travaillé quelque temps avant de prendre les commandes. Curieusement, plus le talent de Kei grandit et se manifeste, plus cette filiation apparaît clairement.</p>
<p>À Nagano, où il travaillait dans un restaurant de cuisine française, la viande était déjà sa grande passion. <em>« Si c’est la viande qui t’intéresse, il faut aller en France »</em>, lui dit son chef. Kei va donc en France sans un sou en poche, vit d’une baguette par semaine, écrit et démarche dans toutes les directions. Il finit par entrer chez <strong><a href="http://www.aubergeduvieuxpuits.fr/en/" target="_blank" class="broken_link">Gilles Goujon</a></strong>, à Fontjoncouse (alors une étoile au Michelin). Le second de cuisine veut le mettre au poisson, mais Kei ne rêve que de viande et ne lâche pas facilement le morceau. <em>Puisque c’est comme ça,</em> se dit-il, <em>je ferai de la pâtisserie.</em> Étape suivante en Alsace, chez <strong>Michel Husser</strong>, à l’<a href="http://www.lecerf.com/" target="_blank">hôtel-restaurant du Cerf</a>, à Marienheim, où Kei donne enfin libre cours à sa préférence en découpant des <strong>chevreuils des forêts vosgiennes à la douzaine</strong> et en passant ses jours de congé en stage chez un <strong>boucher</strong> local renommé. On le retrouve ensuite à Paris, sept ans au <strong>Plaza-Athénée</strong>, avant sa rencontre avec Gérard Besson.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-salle.jpg"><img class="alignnone wp-image-89505 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-salle-540x351.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="351" /></a></p>
<p>Kei, c’est d’abord <strong>une des plus belles salles à manger</strong> de gastro parisien. Un grand rideau blanc ajouré tamise la lumière du jour, donnant à l’espace un aspect diaphane sous le lustre de cristal.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller2.jpg"><img class="alignnone wp-image-89506 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller2-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Tous les codes du restaurant gastronomique sont là, mais sans aucun poids, raideur ou ennui. Il n’y a qu’un sentiment de bien-être et de confort. Pas de solennité, pas d’afféterie, juste du charme. La marque de la sincérité.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89534 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/glaçons-540x359.jpg" alt="glaçons - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>Un <strong>glaçon de shiso pourpre</strong>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Umeshu" target="_blank">umeshu</a> et goutte de saké, fraîcheur et élégance, ouvre d&rsquo;une note vive le menu dégustation.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89535 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/gougères-540x359.jpg" alt="gougères - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>Il est suivi de <strong>gougères</strong> croquantes, d&rsquo;une gourmandise insolente, pleines à craquer d’une crème au gorgonzola et d’une crème au parmesan. Il me semble qu’elles sont légèrement poudrées de cacao. C’est sublime, on en ferait tout un repas. J’ai une amie qui parle d’<strong>orgasme</strong> à chaque fois qu’elle mange quelque chose de bon. Je pense irrésistiblement à elle.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89536 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/huître-540x359.jpg" alt="huître - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>L’huître <a href="http://www.ostra-regal.com/" target="_blank">Ostra Regal</a> (huître sauvage irlandaise, élevée quatre ans par des Bretons) en tartare au bœuf de Galice, accompagnée d’un jus d’herbes, ne fait pas baisser le niveau. Kei a eu la bonne idée d’employer une huître grasse et laiteuse, évitant ainsi au mélange bœuf-huître le côté visqueux qu’il présente trop souvent. Là aussi, on en prendrait bien une autre. Voire deux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salade.jpg"><img class="alignnone wp-image-89511 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salade-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>On continue avec une <strong>salade mélangée</strong> (Kei est un grand mélangeur de légumes) qui dissimule au fond du bol un morceau de saumon sauvage fumé, puis avec un <strong>filet de rouget</strong> au chorizo et au poireau délicatement <strong>croûté de miso</strong> et accompagné d’une réduction de vin rouge.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rouget.jpg"><img class="size-large wp-image-89538 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rouget-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/langoustines1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89524 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/langoustines1-540x361.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="361" /></a></p>
<p>Pour déguster ensuite ces grosses <strong>langoustines fumées au foin</strong>, juteuses, croquantes, parfaites, servies avec un <strong>sauté de champignons</strong> et une sauce homardine.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89513 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller1-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Voici la pièce maîtresse du déjeuner. On n’a pas fini de parler de cet <strong><a href="http://www.marianne.net/oreiller-belle-aurore-100233062.html" target="_blank">oreiller de la belle Aurore</a></strong> façon Kei, qui témoigne de son talent pour les gibiers, les viandes et la pâte. Ce classique lyonnais, ordinairement servi froid (mais pas cette fois), contient seize morceaux de viande et de gibier marinés : entre autres perdreau, lièvre, foie gras, lard de Colonnata. La farce est enrobée d’une fine pâte à pâté, puis d’une délicieuse pâte feuilletée. Double miracle : enfin un pâté chaud où l’on a autant de plaisir à manger le feuilletage que les viandes, et chaque morceau différent est à son <strong>point de cuisson optimal</strong>. Comment fait Kei ? Je ne sais pas.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller4.jpg"><img class="alignnone wp-image-89514 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller4-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Le pâté est découpé en salle et servi avec une fine <strong>sauce champagne</strong>. Que dire ? Si l’on piquait sur un plan de Paris des marqueurs correspondant à ses meilleurs plats, l’oreiller de Kei aurait le sien.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromage.jpg"><img class="alignnone wp-image-89515 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromage-540x345.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="345" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89525 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin1-540x373.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="373" /></a></p>
<p>Après cela, on apprécie une <strong>mousse de chèvre frais, gelée de cidre, huile d’olive de Sicile et poivre du Viêt-nam</strong>, et cette très jolie <strong>tarte Tatin déstructurée</strong> — oh, si peu ! —, fondante et caramélisée juste ce qu’il faut, accompagnée d’une allumette feuilletée.</p>
<p>La <strong>force culinaire</strong> de Paris tient à la diversité des genres qui la constituent. L’un des plus intéressants me semble être le <strong>petit gastro indépendant</strong>, dont Kei est une parfaite illustration avec sa <strong>cuisine française gourmande, élégante et fluide</strong>. À chaque visite, son talent brille davantage. Kei est un grand, il grandira encore. Et peu de restaurants à Paris sont aussi parisiens que le sien.</p>
<p>Merci à <a href="http://chihiromasui.com/" target="_blank" class="broken_link"><strong>Chihiro Masui</strong></a> pour le complément d&rsquo;information. Soit dit en passant, Chihiro est l&rsquo;auteur d&rsquo;un <a href="http://www.editionsduchene.fr/livre/chihiro-masui-kei-3238896.html" target="_blank" class="broken_link">superbe livre sur Kei</a>, illustré par les photographies de <a href="http://www.richardhaughton.com/" target="_blank">Richard Haughton</a> (éditions du Chêne). Comme ça, vous en apprendrez encore davantage sur ce chef.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin21.jpg"><img class="alignnone wp-image-89526 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin21-540x341.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="341" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Restaurant Kei</strong> – 5, rue Coq-Héron, Paris Ier. Tél. 01 42 33 14 74. Métro Louvre. Ouvert du mardi au samedi de 12 h 30 à 13 h 30 (sauf jeudi) et de 19 h 45 à 21 heures. Si vous voulez y réveillonner, sachez que le restaurant est fermé les 24 et 25 décembre et du 28 décembre au 4 janvier 2015 inclus, et ouvert les 26 et 27 décembre. <strong>Menu déjeuner 52€, menu dégustation 96€, menu prestige (caviar et bœuf) 148€.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>À la petite cuillère</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Recette de la semaine : Grecque de petits artichauts, jus émulsionné, rougets en escabèche, mousseux de tomate glacé, chips d&#8217;ail</title>
		<link>https://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2014/05/11/recette-de-la-semaine-la-grecque-de-petits-artichauts-jus-emulsionne-filets-de-rouget-en-escabeche-mousseux-de-tomate-glace-chips-dail/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 May 2014 00:05:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité Chefs & Restaurant]]></category>
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		<description><![CDATA[ Cette semaine nous continuons avec nos recettes pour la maison, des recettes faciles, simples, goûteuses, et totalement adaptées à votre cuisine à domicile. Nous continuons notre ballade dans les saveurs du printemps, rougets, artichauts, tomate, huile d&#8217;olive, ail… ça vous dit pas quelque chose ? … Et oui, nous sommes en plein dans notre sud, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/A-FS-copie1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-67264" alt="F&amp;S " src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/A-FS-copie1.jpg" width="30" height="30" /></a> Cette semaine nous continuons avec nos recettes pour la maison, des recettes faciles, simples, goûteuses, et totalement adaptées à votre cuisine à domicile. Nous continuons notre ballade dans les saveurs du printemps, rougets, artichauts, tomate, huile d&rsquo;olive, ail… ça vous dit pas quelque chose ? … Et oui, nous sommes en plein dans notre sud, en bordure de Méditerranée,   le soleil est déjà dans votre assiette !</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/2014-05-09-12.23.20-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-67267" alt="rouget recette pourcel" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/2014-05-09-12.23.20-2.jpg" width="540" height="303" /></a></p>
<p><strong>La Grecque de petits artichauts, jus émulsionné, filets de rouget en escabèche, mousseux de tomate glacé, chips d&rsquo;ail.</strong></p>
<p>Recette pour 6 pers</p>
<p><strong>Pour les artichauts :</strong></p>
<p>12 artichauts violet, 1 échalote, 1 gousse d&rsquo;ail</p>
<p>5 cl d&rsquo;huile d&rsquo;olive, le jus d&rsquo;un citron, 1 branche de thym</p>
<p>1 feuille de laurier, 2 cuillères à café de coriandre en grains</p>
<p>Tourner les artichauts et les mettre dans de l&rsquo;eau citronnée. Couper les artichauts en deux et enlever le foin</p>
<p>Couper chaque moitié d&rsquo;artichaut en quatre  et réserver. Éplucher et ciseler l&rsquo;échalote , éplucher la gousse d&rsquo;ail, la couper en deux et enlever le germe.</p>
<p>Faire revenir l&rsquo;échalote et avec de l&rsquo;huile d&rsquo;olive sans coloration, ajouter les quartiers d&rsquo;artichauts égouttés et la gousse d&rsquo;ail. Mouiller avec de l&rsquo;eau à hauteur. Ajouter le thym, le laurier et les graine de coriandre et le jus de citron. Ajouter un peu de sel</p>
<p>Cuire à feu doux, jusqu&rsquo;à ce que les artichauts soit bien cuit. Vérifier l&rsquo;assaisonnement et réserver au frais dans le jus de cuisson.</p>
<p><strong>Pour les filet de rouget en  escabeche :</strong></p>
<p>6 rougets de 100/120gr</p>
<p>50 gr d&rsquo;échalote, 50 gr de carotte, 7,5 dl de vin blanc</p>
<p>1 gousse d&rsquo;ail, une feuille de laurier et une branche de thym</p>
<p>Éplucher  et tailler finement en rouelle l&rsquo;échalote, faire de même avec la carotte.</p>
<p>Éplucher et retirer le germe de la gousse d&rsquo;ail. Mettre les ingrédients à cuire dans le vin blanc.</p>
<p>Dans le même temps, écailler les rouget, les mettre en filets et retirer les arrêtes.</p>
<p>Dans un récipient à bord haut, huiler le fond, ajouter une pincée de sel et déposer les filets de rougets.</p>
<p>Passer la plaque sous la salamandre, juste pour bien colorer la peau . Ajouter l&rsquo;escabèche délicatement pour ne pas abîmer les rougets. Laisser à température ambiante pendant 1/4 d&rsquo;heure, puis réserver au frais.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/2014-05-09-12.21.50.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-67268" alt="rouget recette pourcel" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/05/2014-05-09-12.21.50.jpg" width="540" height="303" /></a></p>
<p><strong>Pour le mousseux de tomates :</strong></p>
<p>250 gr de jus de tomate, 4 feuilles de gélatine, sel fin et sucre</p>
<p>Mettre à tremper les feuilles de gélatine dans de l&rsquo;eau. Faire fondre les feuilles de gélatine dans 100 gr de jus de tomate.</p>
<p>Mettre tous les ingrédients dans un bol pour kitchenaid et faire refroidir dans de l&rsquo;eau et des glaçons. Fouetter à la main jusqu&rsquo;à obtention  d&rsquo;une masse  mousseuse. Monter ensuite au kitchenaid pendant 6 a 7 mn à vitesse moyenne.</p>
<p>Dans le même temps, filmer le fond d&rsquo;un récipient à bord haut. Couler le mousseux dans le récipient  et mettre au congélateur</p>
<p>Une fois pris tailler des cubes de la grandeur voulue et garder au congélateur</p>
<p><strong>Pour le jus émulsionné en vinaigrette :</strong></p>
<p>5cl de jus de cuisson des artichauts</p>
<p>5 cl de jus d&rsquo;escabeche, huile d&rsquo;olive extra vierge</p>
<p>Mélanger les jus et monter à l&rsquo;huile d&rsquo;olive jusqu&rsquo;a obtention d&rsquo;une vinaigrette bien onctueuse</p>
<p><strong>Finition et dressage :</strong></p>
<p>Hacher un peu de coriandre frais et ajouter à la vinaigrette.</p>
<p>Égoutter les artichauts et disposer en rosace dans le fond des assiettes creuses</p>
<p>Ajouter la vinaigrette, déposer 2 filet de rouget dans chaque assiette. Mettre quelques rondelles de carotte et un peu d&rsquo;échalote sur les artichauts, ajouter les cubes de mousseux, quelques pluches de basilic et de coriandre fraîche. Terminer avec des tuiles au vinaigre et quelques chips d&rsquo;ail.</p>
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