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	<title>Chefs Pourcel Blog &#187; huffingtonpost</title>
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	<description>Actus, humeurs &#38; recettes des Frères Pourcel</description>
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		<title>Christophe Saintagne : &#160;&#187; une brigade, c&#8217;est comme un orchestre, il faut que tous jouent sur le même diapason. &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2015 19:29:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ C&#8217;est sur le Huffingtonpost qu&#8217;une des internautes qui suit F&#38;S a repéré ce portrait du chef Christophe Saintagne, chef de la table gastronomique de l&#8217;Hôtel Meurice à Paris. Suivez cette rencontre réalisée par Sophie Menut avec un chef qui a la tête dans la musique et le coeur en cuisine. Rencontre avec Christophe Saintagne : la cuisine [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-82923" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/07/A-FS-copie.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /> C&rsquo;est sur le <a href="http://www.huffingtonpost.fr/sophie-menut/rencontre-avec-christophe-saintagne_b_7773284.html?utm_hp_ref=france"><strong>Huffingtonpost</strong></a> qu&rsquo;une des internautes qui suit <strong>F&amp;S</strong> a repéré ce portrait du chef <strong>Christophe Saintagne</strong>, chef de la table gastronomique de l&rsquo;<strong>Hôtel Meurice</strong> à Paris. Suivez cette rencontre réalisée par <a href="http://www.huffingtonpost.fr/sophie-menut/"><strong>Sophie Menut</strong></a> avec un chef qui a la tête dans la musique et le coeur en cuisine.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-83004" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/07/n-CHRISTOPHE-SAINTAGNE-large570.jpg" alt="CHRISTOPHE SAINTAGNE" width="560" height="233" /></p>
<p><strong><a href="http://www.huffingtonpost.fr/sophie-menut/rencontre-avec-christophe-saintagne_b_7773284.html?utm_hp_ref=france">Rencontre avec Christophe Saintagne : la cuisine comme un uppercut</a></strong></p>
<p>CUISINE &#8211; C&rsquo;est intimidant de pénétrer dans un Palace. Le lieu est imposant. Accueil empressé, marbres, moquettes épaisses, longs corridors et vastes pièces que l&rsquo;on traverse en ayant l&rsquo;impression que tout le monde nous regarde. Conversations feutrées, mélange de <em>people</em> et de jolies femmes, langues étrangères sont le cocktail obligatoire à déguster ou pas selon les goûts et l&rsquo;ego.</p>
<p>J&rsquo;ai rendez-vous aujourd&rsquo;hui avec Christophe Saintagne, le chef de l&rsquo;hôtel Meurice, à Paris, sans doute un des palaces les plus représentatifs du luxe et de l&rsquo; excellence à la française.</p>
<p>On me conduit dans la salle à manger privée de l&rsquo;hôtel. C&rsquo;est un grand privilège de pouvoir s&rsquo;asseoir autour de la longue table dorée. Beaucoup aimeraient être à ma place.</p>
<p>Dans cette pièce hors norme, je m&rsquo;imagine dans le décor d&rsquo;un sous-marin futuriste d&rsquo;un film à gros budget.<br />
Je suis seule et j&rsquo;attends le chef. En face de moi, une vitre me donne accès au ballet des cuisiniers. Ils ne me voient pas et je les observe : ils sont sérieux, concentrés et tellement jeunes.</p>
<p>Pas un geste de trop, la mécanique est bien huilée et on est loin de l&rsquo;agitation que l&rsquo;on peut imaginer en plein service. La porte s&rsquo;ouvre et Cristophe Saintagne est là. Notre déjeuner peut commencer.</p>
<p>Pendant ce moment en tête-à-tête, je découvre un homme sûr de lui et qui se remet toujours en question, un homme qui ressemble à un adolescent mais qui a la poigne nécessaire pour mener une brigade de plus de 60 personnes à bon port, un homme qui s&rsquo;interroge sans cesse sur son métier et qui aime la rectitude. Un homme qui possède une autorité naturelle doublée d&rsquo;une grande sensibilité.</p>
<p><strong>Christophe Saintagne a plusieurs visages et la complexité des hommes brillants.</strong></p>
<p>A Pont-Audemer dans la petite ville de son enfance, près de Honfleur en Normandie, il s&rsquo;est mis à cuisiner vers l&rsquo;âge de 11 ans en piochant des idées dans l&rsquo;encyclopédie culinaire de sa maman. Dans la famille Saintagne, la cuisine et les bons produits ont une large place et il se souvient amusé d&rsquo;une bouteille de Coca, crânement posée sur la table du dîner familial par son frère, qui a fini 3 étages plus bas, dans la rue, jetée par son père.</p>
<p>Il comprend vite le pouvoir formidable de la cuisine. Il se rend compte qu&rsquo;elle peut mettre tout le monde d&rsquo;accord et créer des vrais moments de complicité.</p>
<p>Le premier stage dans le restaurant du coin confirme cette évidence: il se sent bien tout de suite.<br />
Bac hôtelier, brevet pro de cuisine, stage dans un restaurent étoilé, puis service militaire à l&rsquo;Elysée. Il y rencontre un cuisinier qui le présente à Jean-François Piège, alors chef du 59 avenue Poincaré, le restaurant que vient de reprendre Alain Ducasse. Il commence comme commis. Il a 22 ans et c&rsquo;est difficile. Pendant six mois, il se demande chaque matin si ce métier est finalement pour lui.</p>
<p>Tout lui semble aberrant, parce que tout est nouveau. Puis il finit par maîtriser cette difficulté. 6 mois plus tard, il est chef de partie et s&rsquo;en va au Plaza-Athénée, le palace dont le restaurant est sous la houlette d&rsquo;Alain Ducasse. Il y reste un peu plus de deux ans et le chef lui propose la direction du bistrot &laquo;&nbsp;Au Lyonnais&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il vient de créer. Il a 24 ans.</p>
<p>C&rsquo;est une nouvelle expérience plus globale : on ne lui demande plus seulement de faire la cuisine, mais de gérer la bonne marche d&rsquo;un restaurant. Deux ans après, Jean-François Piège arrive au Crillon et le veut dans ses équipes. Ducasse le laisse partir en lui prédisant qu&rsquo;il reviendra.</p>
<p>Cinq ans se passent. Il a 30 ans et devient papa, c&rsquo;est une étape importante dans sa vie personnelle qui a des répercussions dans sa vie professionnelle. Il sent que c&rsquo;est le moment de changer. Cela tombe bien, Ducasse lui propose de devenir chef exécutif de son groupe et d&rsquo;être à mi-chemin entre lui et ses cuisiniers. Il reste à ce poste pendant 2 ans.</p>
<p>Il adore l&rsquo;expérience qui lui donne de la hauteur et lui permet de relativiser son métier de cuisinier. Il voyage, découvre le monde et prend le temps de réfléchir.</p>
<p>Ducasse lui adjoint les services d&rsquo;un coach pour appuyer cette maturation et en 2010, lui offre de prendre la tête des cuisines du Plaza, avec comme cahier des charges, préparer une cuisine extrêmement lisible et simple. Il hésite, puis un matin il se dit &laquo;&nbsp;Alain Ducasse est en train te donner les clefs de sa cuisine et toi, tu prétends refuser&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Après le Plaza, il est devenu le chef du Meurice depuis 2014, à la suite de Yannick Alléno et a su conserver les trois étoiles du restaurant.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;il était plus jeune, il possédait un livre de Robuchon et regardait la photo sépia du chef avec toute sa brigade, sans jamais pouvoir imaginer travailler un jour dans une cuisine comme celle-là.</p>
<p>Lorsque je lui demande sa vision et sa définition de la cuisine, ses réponses fusent sans hésitation. Pour lui, la vraie cuisine ce sont les populations qui la font. C&rsquo;est ce que ce que l&rsquo;on se transmet de famille en famille.</p>
<p>Les plats qui fonctionnent sont les plus simples et les plus directs. Le plus grand plat de Robuchon, celui qui restera, n&rsquo;est-ce pas sa purée ?</p>
<p>Lui, veut être le maillon d&rsquo;une chaîne, il veut mettre en avant les produits et les producteurs parce qu&rsquo;il considère que tout le monde en parle beaucoup mais peu les respectent vraiment.</p>
<p>Le client qui vient dans son restaurant n&rsquo;a plus envie de cinq amuse-bouches, il désire manger simplement et la vraie rencontre est à ce moment-là. Lorsqu&rsquo;il déguste, qu&rsquo;il rentre dans un univers. Il lui faut une vérité. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il s&rsquo;évertue à approcher tous les jours.</p>
<p>Il fait la relation avec le rock qui l&rsquo;inspire et prend comme exemple Led Zeppelin : une guitare, une basse, une batterie, un chanteur, rien d&rsquo;autre et pourtant une formidable énergie.</p>
<p>Son fantasme, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à cela. Mettre des coups de poing avec peu de moyens et juste de l&rsquo;énergie.<br />
Ce qui le stimule, c&rsquo;est l&rsquo;échange et la complicité qu&rsquo;il retrouve dans sa relation avec Alain Ducasse qu&rsquo;il a toujours envie d&rsquo;épater.</p>
<p>Il me parle aussi de respect dans sa cuisine et de son désir de faire régner une ambiance de camaraderie dans ses équipes. Il ne les met pas en compétition et il essaye d&rsquo;être extrêmement prévisible. Pour qu&rsquo;un employé se sente bien, il faut qu&rsquo;il sache ce que son patron pense et que cela soit toujours la même chose.</p>
<p>Il essaye de leur apporter cette stabilité psychologique qui les fait cuisiner sereinement. Même si tous portent tabliers et toques qui les uniformisent, il souhaite que chacun puisse mettre un peu de lui dans sa cuisine tout en allant dans la même direction que les autres.</p>
<p>Pour lui <em>une brigade, c&rsquo;est comme un orchestre, il faut que tous jouent sur le même diapason.</em></p>
<p>Du rapport entre la cuisine et les médias. Il trouve intéressantes ces émissions qui mettent la gastronomie à l&rsquo;honneur si elles peuvent aider à sensibiliser le public sur ce qu&rsquo;il mange, mais il ne voudrait pas que le téléspectateur s&rsquo;empresse de réchauffer un plat aux micro-ondes pour vite se mettre devant son écran.</p>
<p>Il m&rsquo;avait préparé des légumes d&rsquo;été, du bar accompagné de fenouil et de roquette et des fraises. Tout était évident. Mon entrée était le miroir d&rsquo;un potager, rien n&rsquo;était en trop, rien ne manquait. Le reste était limpide et tout se répondait. Les fraises du dessert étaient dans leur jus délicat, le parfum du basilic les mettait en valeur et la tuile de sésame noir leur apportait du croquant.</p>
<p>Je m&rsquo;imagine le travail pour arriver à cette apparente simplicité. Il peut être rassuré si besoin, j&rsquo;ai reçu le message, cela vibrait, cela avait du rythme, c&rsquo;est rentré dans mon cœur comme une flèche et l&rsquo;a fait palpiter un peu plus fort comme lorsque je monte le son d&rsquo;une musique rock, comme un uppercut.</p>
<h6>Copyright photo Huffintonpost</h6>
<p><a href="http://www.huffingtonpost.fr/sophie-menut/rencontre-avec-christophe-saintagne_b_7773284.html?utm_hp_ref=france#"><strong>Huffingtonpost</strong></a></p>
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		<title>Blanc, Darroze, Augé, Bras … ce qu&#8217;ils mangent en dehors de leurs cuisines&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2015 00:21:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le HuffPost a interrogé quatre chefs sur leurs habitudes alimentaires. Hélène Darroze Georges Blanc Pierre Augé Sébastien Bras Ils  ont ainsi dévoilé ce qu&#8217;ils mettent dans leur assiette au quotidien. Chacun a ses préférences, mais certains points communs se dégagent, comme par exemple, le fait de faire attention à manger sainement. Les produits congelés, sauf s&#8217;ils sont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-79185" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/04/A-FS-copie1.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/13/finale-top-chef-2015-que-mangent-les-chefs-cuisiniers_n_7031306.html"><em>Le HuffPost</em> a interrogé quatre chefs sur leurs habitudes alimentaires.</a></p>
<p><strong>Hélène Darroze</strong></p>
<p><strong> Georges Blanc</strong></p>
<p><strong>Pierre Augé </strong></p>
<p><strong>Sébastien Bras </strong></p>
<p>Ils  ont ainsi dévoilé ce qu&rsquo;ils mettent dans leur assiette au quotidien. Chacun a ses préférences, mais certains points communs se dégagent, comme par exemple, le fait de faire attention à manger sainement. Les produits congelés, sauf s&rsquo;ils sont faits maison, sont quant à eux, purement et simplement bannis.</p>
<p><strong>Sophie Brissaud</strong>, écrivain et photographe culinaire, nous confie d&rsquo;ailleurs que la majorité des chefs qu&rsquo;elle a rencontrés pour son livre, <a href="http://livre.fnac.com/a7414518/Sebastien-Demorand-Dans-le-frigo-des-chefs"><em>Dans le frigo des chefs</em></a>, ne possédait pas de congélateur.</p>
<p><strong>Hélène Darroze, cheffe du restaurant <a href="http://www.helenedarroze.com/">&laquo;&nbsp;Hélène Darroze&nbsp;&raquo;</a>, une étoile, et de <a href="http://fr.the-connaught.co.uk/mayfair-restaurants/helene-darroze/" class="broken_link">&laquo;&nbsp;The Connaught&nbsp;&raquo;,</a> 2 étoiles au Guide Michelin. Membre du jury de Top Chef</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-79212" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/04/Capture-d’écran-2015-04-15-à-01.30.21.jpg" alt="Darroze" width="560" height="363" /><br />
&laquo;&nbsp;J&rsquo;essaye de manger sainement avant le service, vers midi et 18h30, 19h. Mais ce n&rsquo;est pas toujours possible! Parfois par manque de temps, mais aussi parce qu&rsquo;on fait beaucoup de testing et qu&rsquo;il arrive, par exemple, qu&rsquo;on finisse le plat qu&rsquo;on goûte. Et il faut avouer, que c&rsquo;est aussi tentant de grignoter: quand le chariot de fromage revient en cuisine, quand il reste des mignardises etc. Là, j&rsquo;essaye de vraiment rester sérieuse, en mangeant du poisson ou de la viande grillés avec une céréale.</p>
<p>A la maison, je cuisine énormément. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;au restaurant, je cuisine moins: je suis souvent en déplacement, il y a des équipes qui sont là quand je suis absente. Je vais plus me concentrer sur le dressage de l&rsquo;assiette, par exemple. Je me vois un peu comme la &laquo;&nbsp;mère nourricière&nbsp;&raquo; et les repas sont très importants pour moi. C&rsquo;est un moment où on prend son temps et où on partage. Il n&rsquo;y a pas longtemps, j&rsquo;étais en week-end dans le Sud-Ouest, il y avait toujours entre 15 et 25 personnes par repas! En privé, je cuisine surtout des plats de partage, ceux qu&rsquo;on peut poser au milieux de la table et surtout pas des plats qu&rsquo;il faut travailler au niveau de la mise en assiette. Pendant, le week-end de Pâques, j&rsquo;ai par exemple fait des lasagnes et un gigot d&rsquo;agneau de sept heures.</p>
<p>Dans mes produits de base, il y a les œufs. J&rsquo;adore les œufs et sous toutes leurs formes! Les pâtes évidemment, puisque c&rsquo;est un plat de partage par excellence. Le parmesan, quelques légumes de saison et dans mon congélateur, il y a toujours une sauce tomate [faite maison, ndlr]. Avec les pâtes et un peu de basilic, c&rsquo;est parfait.</p>
<p>Je ne mange jamais de surgelés industriels. Il arrive qu&rsquo;il y ait parfois des pizzas toutes prêtes chez moi, mais c&rsquo;est plus en dépannage pour la nounou et mes filles. Mes filles vont de temps en temps au fast food mais moi je n&rsquo;en mange pas. En revanche, j&rsquo;aime bien manger un bon hamburger, là où je sais qu&rsquo;ils sont bons. Et quand je suis en déplacement ou pressée par le temps, si je dois manger un sandwich, soit je le choisis avec de bons produits, soit je le fais moi-même avec du bon jambon et une bonne baguette!&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Georges Blanc, chef du restaurant <a href="http://www.georgesblanc.com/fr/index.php" class="broken_link">&laquo;&nbsp;Georges Blanc&nbsp;&raquo;</a>, trois étoiles au Guide Michelin</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-79209" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/04/o-FINALE-TOP-CHEF-2015-900-1.jpg" alt="Georges Blanc" width="560" height="371" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je mange avec mes quatre collaborateurs avant le service. Et je fais attention à manger sainement. La bonne santé commence avec une alimentation saine. Je suis assez maniaque à vrai dire. Je fais en sorte que mon alimentation soit équilibrée sur la semaine. Je mange assez peu de viandes rouges mais beaucoup de légumes et de fruits. J&rsquo;évite les sandwichs et les hamburgers! Il peut m&rsquo;arriver de prendre un sandwich quand je n&rsquo;ai vraiment pas le choix, par exemple dans le TGV.</p>
<p>A la maison, mon épouse fait aussi la cuisine. Il m&rsquo;arrive parfois de ramener des plats du restaurants. Le poulet a une place importante dans notre alimentation, puisque nous sommes au cœur de la Bresse. J&rsquo;attache une grande importance aux produits locaux, aux produits du terroir.</p>
<p>Le poulet de Bresse est un produit qui fait partie de mes essentiels. Je le travaille aussi bien au restaurant qu&rsquo;à la maison, mais pas de la même manière. En effet, ma cuisine est beaucoup plus technique au restaurant et plus simple au quotidien. Le poulet par exemple, sera accompagné de sauces très travaillées au restaurant, alors qu&rsquo;il sera à la broche avec une bonne purée à la maison. Au-delà de l&rsquo;origine des produits, il y a un autre point auquel je fais attention, c&rsquo;est la saisonnalité. J&rsquo;évite de manger des fraises en hiver!&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pierre Augé, chef du restaurant <a href="http://www.lamaisondepetitpierre.fr/">&laquo;&nbsp;La maison de Petit Pierre&nbsp;&raquo;</a>, vainqueur de Top Chef 2014</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-79210" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/04/o-FINALE-TOPCHEF-2015-900.jpg" alt="pierre Auge" width="560" height="558" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;Au restaurant, j&rsquo;essaye de prendre 30 minutes pour manger, vers 11h et vers 19h. Déjà, 30 minutes, c&rsquo;est bien, mais c&rsquo;est pas toujours évident! Je mange avec ma brigade, c&rsquo;est pour moi un moment de convivialité. En général, on ne mange pas ce qu&rsquo;il y a au menu et on mange toujours des produits frais, pas de produits congelés. On n&rsquo;en sert pas à nos clients, alors je ne vois pas pourquoi on en mangerait! C&rsquo;est parfois des plats en sauce, comme un bœuf bourguignon ou alors des sautés d&rsquo;agneau, des choses comme ça.</p>
<p>A la maison, c&rsquo;est toujours moi qui fait la cuisine, ma femme n&rsquo;aime pas ça! J&rsquo;essaye de faire plus équilibré, surtout pour les enfants. Je ne fais pas forcément de la cuisine compliquée. Il ne faut pas oublier, que le simple, c&rsquo;est aussi le bon. D&rsquo;ailleurs, dans mes ingrédients de base, l&rsquo;incontournable, ce sont les pâtes. Franchement, des pâtes avec du gruyère et un bon beurre, c&rsquo;est le meilleur des plats. Concernant, les surgelés, je n&rsquo;en consomme pas. Je ne dis pas que c&rsquo;est pas bien, mais personnellement je n&rsquo;en mange pas.</p>
<p>Je n&rsquo;ai rien contre les fast food, il faut vivre avec son temps, surtout quand on a des enfants! De temps en temps, pourquoi pas. Avant j&rsquo;y allais souvent, mais là, ça fait bien 3 ou 4 mois qu&rsquo;on n&rsquo;y a pas été. La force de McDo par exemple, c&rsquo;est que le palais s&rsquo;habitue à ce que propose la chaîne. Mais on peut aussi s&rsquo;en déshabituer. A force de ne plus y aller, on s&rsquo;en passe très bien.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sébastien Bras, chef du restaurant <a href="http://www.bras.fr/">Le Suquet</a>, trois étoiles au Guide Michelin</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-79211" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/04/o-FINALE-TOP-CHEF-2015-900.jpg" alt="bras sebastien" width="560" height="372" /></p>
<p>&laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver le restaurant ferme, donc je mange essentiellement à la maison. Lorsque le restaurant est ouvert, je mange aussi beaucoup en famille. J’accommode souvent les légumes du jardin ou les invendus du restaurant. Eviter le gaspillage est très important pour moi, c&rsquo;est un peu les valeurs du bon sens paysan. J&rsquo;essaye d&rsquo;optimiser les produits autant que je peux.</p>
<p>Il peut aussi arriver que je mange avec ma brigade. D&rsquo;ailleurs, il y a d&rsquo;autres repas que je partage avec eux. Les week-ends [c&rsquo;est à dire le lundi ou le mardi, quand le restaurant est fermé, ndlr], j&rsquo;organise souvent des activités sportives ou culturelles avec eux. Il arrive alors que nous mangions ensemble, et c&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion de faire découvrir la cuisine des uns et des autres, en fonction des pays d&rsquo;origine. Ce sont des moments d&rsquo;échange et de partage.</p>
<p>Le repas est d&rsquo;ailleurs un moment très important à mes yeux. Il se dégage une convivialité qui n&rsquo;existe pas dans d&rsquo;autres moments de la vie. C&rsquo;est notamment pour ça que j&rsquo;essaye d&rsquo;apprendre à mes enfants de prendre le temps de manger. Je me bats pour qu&rsquo;ils mangent moins vite! Mon épouse a toute les qualités du monde sauf celle de cuisinière! C&rsquo;est donc moi qui cuisine à la maison. Nous mangeons beaucoup de légumes, peut-être un peu moins en hiver. Dans mes placards, j&rsquo;ai toujours des céréales bios ainsi que de l&rsquo;huile d&rsquo;olive. J&rsquo;aime aussi utiliser mon wok que j&rsquo;ai ramené de Thaïlande. Et quand j&rsquo;ai des amis à manger, j&rsquo;aime leur faire découvrir un plat en particulier, le Pastre.</p>
<p>Les seuls surgelés que je mange, c&rsquo;est ceux que je fais moi-même. Comme par exemple, la pulpe de tomate que je ressors en hiver pour faire des pizzas avec les enfants. Quant aux fast food, je n&rsquo;y vais pas par plaisir. Ça arrive quand on a pas d&rsquo;autre choix et quand on est un peu pressés. Ce n&rsquo;est clairement pas la sortie du dimanche!&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>- French Food Bashing &#8211; Lettre ouverte à Michael Steinberger … ça déménage !</title>
		<link>https://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2014/04/30/french-food-bashing-lettre-ouverte-a-michael-steinberger-ca-demenage/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2014 21:53:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Le monde de la restauration et de la gastronomie est en ébullition, alors que le classement des &#8211; 50 Meilleurs Restaurants du Monde San Pellegrino &#8211; vient d&#8217;être proclamé et que la France se retrouve peu ou pratiquement pas représentée&#8230; c&#8217;est toute la presse française sans exception qui règle une bonne fois pour toute le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/A-FS-copie2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-66426" alt="F&amp;S" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/A-FS-copie2.jpg" width="30" height="30" /></a> Le monde de la restauration et de la gastronomie est en ébullition, alors que le classement des &#8211; <strong>50 Meilleurs Restaurants du Monde San Pellegrino</strong> &#8211; vient d&rsquo;être proclamé et que la France se retrouve peu ou pratiquement pas représentée&#8230; c&rsquo;est toute la presse française sans exception qui règle une bonne fois pour toute le problème en ramenant ce classement au statu de vraie arnaque.</p>
<p>Au passage, ceux qui disent à tort que la cuisine française est en train de vivre ses derniers beaux jours, en prennent pour leurs grades et notamment <strong>Michael Steinberger </strong>( qui se pose un peu comme observateur de la cuisine en France ), et depuis quelques années tape sur la cuisine française alors même qu&rsquo;il ne la connaît que de loin… de très loin même, car finalement il ne l&rsquo;a pas comprise.</p>
<p>Bon, vous lirez ci-dessous la lettre ouverte à <strong>Michael Steinberger</strong> parue sur le sit du <a href="http://lefooding.com/fr/tribune-jus-de-cervelle/french-food-bashing-on-n-avale-pas"><strong>Fooding</strong></a> et repris par le <a href="http://www.huffingtonpost.fr/alexandre-cammas/french-bashing-cuisine_b_5238160.html?utm_hp_ref=france"><strong>Huffingtonpost</strong></a> hier, c&rsquo;est dont <strong>A. Cammas </strong>un des créateurs du célèbre <a href="http://lefooding.com"><strong>Fooding </strong></a>qui répond à l&rsquo;article du critique américain du 28 mars dernier<strong> ….</strong></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/FrontEnd_447e1580-4f22-42c5-86e7-80e0f00e7bb0_Alexandre-Cammas-208x266.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-66845" alt="A Cammas" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/FrontEnd_447e1580-4f22-42c5-86e7-80e0f00e7bb0_Alexandre-Cammas-208x266.jpg" width="208" height="266" /></a></p>
<p>Entre les pays anglo-saxons et la France, la polémique culinaire n&rsquo;a pas finie d&rsquo;enfler &#8230;</p>
<p>Lisez la lettre ouverte sur le<a href="http://www.huffingtonpost.fr/alexandre-cammas/french-bashing-cuisine_b_5238160.html?utm_hp_ref=france"><strong> fooding</strong></a> … ou cliquez sur le <strong><a href="http://lefooding.com/fr/tribune-jus-de-cervelle/french-food-bashing-on-n-avale-pas">LINK</a> </strong>pour retrouver l&rsquo;article original.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/Capture-d’écran-2014-04-30-à-23.48.26.png"><img class="alignnone size-large wp-image-66844" alt="fooding" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2014/04/Capture-d’écran-2014-04-30-à-23.48.26-540x395.png" width="540" height="395" /></a></p>
<p><a href="http://lefooding.com/fr/tribune-jus-de-cervelle/french-food-bashing-on-n-avale-pas"><strong> French Food Bashing : On avale pas !</strong></a></p>
<p>Cher Frenchbasher,</p>
<p>Passant le plus clair de mon temps à bricoler dans la &laquo;&nbsp;food industry&nbsp;&raquo;, j&rsquo;avoue ne réserver que peu de temps aux lectures gastronomiques et à l&rsquo;analyse contemplative des résultats du 50 best&#8230; Par exemple, quand j&rsquo;ai un peu de temps devant moi, je préfère me régaler les oreilles à Coachella, plutôt que de pointer dans un de ces festivals culinaires internationaux s&rsquo;efforçant de faire croire aux gras-du-bide du monde entier que leur mal serait une vertu, leurs chefs préférés de suprêmes artistes et leurs assiettes des sex toys.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, si j&rsquo;ai créé <a href="http://lefooding.com/fr/tribune-jus-de-cervelle/french-food-bashing-on-n-avale-pas">le Fooding</a>, c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;ayant fréquenté de près ce petit monde pendant mes années en tant que critique gastronomique, j&rsquo;ai compris très vite que je ne pourrais pas supporter plus longtemps l&rsquo;internationale des &laquo;&nbsp;food geeks&nbsp;&raquo;, leurs discussions obsessionnelles, leur monopole du bon goût&#8230;</p>
<p>Bref, comme tout cela ne m&rsquo;intéresse pas, c&rsquo;est donc bien avec deux semaines de retard que j&rsquo;ai découvert ton torchon &laquo;&nbsp;<a href="http://mobile.nytimes.com/2014/03/30/magazine/can-anyone-save-french-food.html?nav&amp;_r=0&amp;referrer=">Y-a-t-il quelqu&rsquo;un pour sauver la cuisine française ?</a>&nbsp;&raquo; et non, parce qu&rsquo;en bon Français, je serais paresseux, mou, déconnecté, à la ramasse&#8230;</p>
<p>L&rsquo;autre soir donc, alors que je dînais avec Laeticia et Johnny dans un restaurant de Los Angeles (Laeticia qui, même à L.A., cuisine encore les pâtes à la poutargue française, je te jure !), Laeticia me fait lire ton article&#8230;</p>
<p>Et là, je t&rsquo;avoue que, même si tu as pris soin de citer Le Guide Fooding et de vaseliner de prévenances ta plume avant de la faire cracher, j&rsquo;aurais trop aimé être au 16ème siècle, afin de pouvoir choper la truite dans mon assiette pour te baffer avec et te donner rendez-vous dans un jardin de Bel Air ou à Central Park, pour un duel au couteau à viande folle.</p>
<p>Mais qui es-tu Michael Steinberger pour écrire des choses pareilles ?! Soit tu penses ce que tu dis et, dans ce cas, tu n&rsquo;es vraiment qu&rsquo;un minable soignant ta honte de toi-même en tirant sur des ambulances. Soit tu ne penses pas ce que tu dis, et alors, tu n&rsquo;es qu&rsquo;un piètre truqueur ! (Pour te rassurer, je pense exactement la même chose des éditorialistes français qui se gausseraient du déclin de l&rsquo;empire américain ; le monde est bien divisé en mondes, on est d&rsquo;accord là-dessus, mais moins en nations qu&rsquo;en systèmes de pensée&#8230; Et, toi, cher Michael, tu entres directement dans ce système binaire qui compte aussi, cela va te surprendre, quelques Français &#8211; Enjoy !- mais pas que&#8230;)</p>
<p>Ce qu&rsquo;il faut que tu saches maintenant, c&rsquo;est que le Guide Fooding a été le premier média à dire tout le bien qu&rsquo;il pensait de cette vague de chefs étrangers venus ouvrir des restaurants et diriger des cuisines en France. Je peux même t&rsquo;avouer qu&rsquo;en 2009, il n&rsquo;était pas facile de convaincre les grands médias français, et leurs journalistes gastronomiques respectifs, de nous suivre pour dire à quel point cet élan était formidable. Tous ces super restaurants dont tu parles, à l&rsquo;exception peut-être de Verjus, ont donc été révélés au monde, soutenus, plébiscités par lefooding.com et il faut continuer de se réjouir de tout ça !</p>
<p>Est-ce que cela signifierait pour autant que la cuisine française serait morte, en phase terminale ? Non bien sûr ! Car qu&rsquo;est-ce que la cuisine française au 21ème siècle sinon une cuisine &laquo;&nbsp;made in France&nbsp;&raquo;. Oserais-tu prétendre, toi l&rsquo;Américain, qu&rsquo;en 2014, la race d&rsquo;une cuisine est définie par le passeport du chef qui la fait ? Si t&rsquo;avais écrit ton article dans les années 80, t&rsquo;aurais peut-être eu raison, mais aujourd&rsquo;hui Michael, enfin, quoi ! Les buns de David Chang sont-ils coréens ou new yorkais ? Yotam Ottolenghi est-il israélien, italien, allemand ou londonien ? Daniel Rose est-il illinois, américain ou parisien ?</p>
<p>Sais-tu seulement, puisque tu sembles attacher de l&rsquo;importance aux papiers identitaires et aux races, que la tendance &laquo;&nbsp;bistronomie&nbsp;&raquo; dont les plus grandes villes du monde profitent depuis quelques années, New York en tête (Estela, Contra&#8230;) a été initiée par un chef qui ne parle que le français ? &laquo;&nbsp;Papieren bitte !&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Yves Camdeborde, le Comptoir du Relais, Mein herr !&nbsp;&raquo; Que cette nouvelle cuisine de bistrot a ensuite été réinitialisée, modernisée, par un autre chef né en France. &laquo;&nbsp;Jawohl ! Iñaki Aizpitarte, Le Chateaubriand, Herr Steinberger !&nbsp;&raquo;.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs si t&rsquo;avais fait sérieusement ton boulot d&rsquo;intervieweur, tous ces chefs étrangers t&rsquo;auraient dit que sans Iñaki, sans Yves, ils ne se seraient jamais lancés dans une pareille aventure. Iñaki et Yves ont été, parmi une poignée d&rsquo;éclaireurs de nationalité française, les premiers chefs à faire la démonstration économique que ce modèle de néobistrot dépouillé de tout superflu pouvait rencontrer le succès, alors qu&rsquo;il n&rsquo;existait nulle part ailleurs dans le monde&#8230; Et dans la série, que fais-tu des Bertrand Grébaut (Septime, Clamato), David Toutain (du restaurant éponyme), Adeline Grattard (Yamtcha), Sven Chartier (Saturne), considérés, y compris par ceux dont tu parles, comme de véritables cadors ?&#8230; Et je ne parle que de Paris, puisque pour parler de la cuisine française, tu ne parles que de Paris !</p>
<p>En plus cher Michael, là où tu fais fausse route, c&rsquo;est en citant Gregory Marchand, le talentueux chef de Frenchie, dont tu garantis les papiers 100% français, mais qui aurait plus appris à Londres ou à NY qu&rsquo;en France&#8230; N&rsquo;as-tu donc pas compris que Gregory Marchand s&rsquo;inscrivait au contraire dans la grande tradition de l&rsquo;impérialisme culinaire français ? Qu&rsquo;il était venu chez toi, pour piquer vos idées et les digérer à la française ! Zut ! Tu n&rsquo;y avais donc pas pensé ? Tu blanchis subitement !&#8230; Serait-ce sa cuisine qui remonte ? Son hot dog, qui irait si bien avec un coup de bordeaux, ne passerait plus ? Hmmm, je préfère m&rsquo;éloigner, t&rsquo;as des renvois&#8230; Et passer à table avec des Américains moins paresseux.</p>
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		<title>Laurent Gerra ne semble pas apprécier son propre vin</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 22:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un peu d’humour ne fait pas de mal n’est ce pas Mister Gerra ? C’est lors de son passage dans l&#8217;émission &#160;&#187; C à Vous &#160;&#187; diffusée sur France 5, que Laurent Gerra a légèrement grimacé lorsqu’il à goûté son propre vin. Interrogé par Anne-Sophie Lapix sur ce qu&#8217;il pense du vin qu&#8217;on lui a servi à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/10/A-FS-copie.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-59289" alt="A F&amp;S  copie" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/10/A-FS-copie.jpg" width="30" height="30" /></a>Un peu d’humour ne fait pas de mal n’est ce pas Mister Gerra ?</b></p>
<p>C’est lors de son passage dans l&rsquo;émission &nbsp;&raquo; <strong>C à Vous</strong> &nbsp;&raquo; diffusée sur <strong>France 5</strong>, que <strong>Laurent Gerra</strong> a légèrement grimacé lorsqu’il à goûté son propre vin.</p>
<p>Interrogé par <strong>Anne-Sophie Lapix</strong> sur ce qu&rsquo;il pense du vin qu&rsquo;on lui a servi à table, l&rsquo;imitateur en boit une gorgée, fait une grimace et lance: &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bio, non ? &laquo;&nbsp;.</p>
<p>La tête de <strong>Laurent Gerra</strong> changera à nouveau lorsque l&rsquo;animatrice lui apprendra qu&rsquo;il s&rsquo;agit de son propre vin. Et c&rsquo;est visiblement très mal à l&rsquo;aise que <strong>Laurent Gerra</strong> a écouté les commentaires d&rsquo;un sommelier réputé en l’occurrence <strong>Enrico Bernardo</strong>, qui lui déclarera que c’est un bon producteur&#8230; alors qui croire ?</p>
<p>Le mieux c&rsquo;est d&rsquo;aller le goûter &#8230; le vin est produit en Bourgogne.</p>
<p>Repéré sur <strong>Huffingtonpost</strong> par une de nos internautes, cela valait bien un post sur <strong>F&amp;S</strong></p>
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		<title>Le Yoga Gastronomique &#8230;. vous connaissez ?</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Sep 2013 22:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Tendances]]></category>
		<category><![CDATA[bien être yoga]]></category>
		<category><![CDATA[David Romanelli]]></category>
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		<category><![CDATA[nourriture et yoga]]></category>
		<category><![CDATA[NYC]]></category>
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		<category><![CDATA[Yoga Gastronomique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le yoga est de plus en plus pratiqué, c&#8217;est même une tendance forte dans des villes comme New York, les salles de yoga se multiplient, chacun peut trouver la séance de yoga qui lui correspond le mieux. C&#8217;est sur le huffingtonpost qu&#8217;une des internautes fidèles du blog F&#38;S a repéré un &#160;&#187; Yoga gastronomique &#171;&#160;, une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/A-FS-copie.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-58082" alt="F&amp;S" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/A-FS-copie.jpg" width="30" height="30" /></a> <em>Le yoga est de plus en plus pratiqué, c&rsquo;est même une tendance forte dans des villes comme New York, les salles de yoga se multiplient, chacun peut trouver la séance de yoga qui lui correspond le mieux. C&rsquo;est sur le <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/10/cours-de-yoga-originaux-trouver_n_3895510.html?utm_hp_ref=france  "><strong>huffingtonpost</strong></a> qu&rsquo;une des internautes fidèles du blog F&amp;S a repéré un &nbsp;&raquo; <strong>Yoga gastronomique</strong> &laquo;&nbsp;, une forme originale de yoga à l&rsquo;écoute de votre corps mais aussi et surtout de votre estomac. Pas encore pratiqué en France, ça ne saurait tarder &#8230;. normal pour le pays de la gastronomie !</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/o-YOGA-AND-FOOD-570.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-58446" alt="YOGA-AND-FOOD" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/o-YOGA-AND-FOOD-570.jpg" width="560" height="419" /></a></p>
<p><em>Cliquez sur le <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/10/cours-de-yoga-originaux-trouver_n_3895510.html?utm_hp_ref=france  "><strong>LINK</strong></a> pour retrouver l&rsquo;article dans son intégralité.</em></p>
<p><b>Des cours de yoga originaux dont vous ignoriez l&rsquo;existence</b></p>
<p>NYC &#8211; <a href="http://huffington.fr/news/Yoga">Trouver des cours de yoga</a> n&rsquo;est pas chose difficile, et c&rsquo;est tant mieux car l&rsquo;exercice présente des avantages à la fois corporels et spirituels.</p>
<p><a href="http://www.yelp.com/search?find_desc=yoga&amp;find_loc=Manhattan%2C+NY&amp;ns=1#cflt=fitness" class="broken_link">Des centaines de studios</a> existent rien que sur la petite île de Manhattan à NYC. Chacun d&rsquo;entre eux propose un mélange varié de cours. Du bikram au yoga prénatal en passant par le yoga antigravité, tout le monde peut y trouver son compte, mais connaissiez vous le Yoga Gastronomique ?.</p>
<p>Il y a des cours de yoga pour tous les goûts et même en France la tendance se développe.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/1313749719335.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-58447" alt="yoga" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/09/1313749719335.jpg" width="320" height="212" /></a></p>
<p><b>Le yoga gastronomique</b></p>
<p><b></b><a href="http://yeahdave.com/" class="broken_link">David Romanelli </a>a trouvé un moyen de mettre à contribution les sens des yogi gastronomes en concevant un cours incluant – oui, vous l&rsquo;avez deviné – nourriture et yoga. Il appelle son projet « yoga pour Monsieur tout le monde », travaillant à rendre les pratiques anciennes accessibles à tout le monde.</p>
<p>« Le monde devient un meilleur endroit pour ceux qui pratiquent le yoga. Et s&rsquo;ils viennent aux cours parce qu&rsquo;il y a du chocolat et du vin, ça ne me pose pas de problème », <a href="http://www.nytimes.com/2010/01/27/dining/27yoga.html" class="broken_link">a récemment déclaré David Romanelli au New York Times</a>. Après les cours de yoga, les participants apprennent à savourer et apprécier un délicieux repas de <a href="http://www.foodandwine.com/articles/yoga-retreat-for-foodies">slow food (ou « nourriture lente »)</a> avec la même ouverture d&rsquo;esprit mise à profit sur leur tapis de yoga quelques minutes auparavant.</p>
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		<title>Le mot &#160;&#187; Restaurant &#160;&#187; secoue les marmites &#8230; regardons sous le couvercle ce qui mijote &#8230;</title>
		<link>https://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2013/06/01/le-mot-restaurant-secoue-les-marmites/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2013 22:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves de Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Fasquelle]]></category>
		<category><![CDATA[huffingtonpost]]></category>
		<category><![CDATA[Jean François Khan]]></category>
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		<category><![CDATA[William Saurin]]></category>

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		<description><![CDATA[Après l&#8217;appellation &#171;&#160; restaurant de qualité &#8211; fait maison &#171;&#160;, c&#8217;est la question du moment : doit on conserver le mot &#160;&#187; Restaurant &#160;&#187; pour les établissements qui servent à manger de la nourriture qui n&#8217;est pas réalisée sur place. Tout cela est bien franco-français, ce brave JFK sur sa rubrique &#160;&#187; Tweet &#160;&#187; sur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après l&rsquo;appellation &laquo;&nbsp;<strong> restaurant de qualité &#8211; fait maison</strong> &laquo;&nbsp;, c&rsquo;est la question du moment : doit on conserver le mot &nbsp;&raquo; R<strong>estaurant</strong> &nbsp;&raquo; pour les établissements qui servent à manger de la nourriture qui n&rsquo;est pas réalisée sur place. Tout cela est bien franco-français, ce brave <strong>JFK</strong> sur sa rubrique &nbsp;&raquo; <strong>Tweet</strong> &nbsp;&raquo; sur le <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/31/restaurant-congelateur-kahn_n_3364746.html?utm_hp_ref=france">Huffingtonpost</a> s&rsquo;emballe un peu avec quelques raccourcis sur le sujet. En quelques lignes tout y passe, Métro, William Saurin et même une belle Brochette de gargotiers voyous&#8230; Il se trouve que le mot &#8211; <strong>Restaurant</strong> &#8211; est universel, partout dans le monde il est utilisé pour désigner un endroit où l&rsquo;on peut manger, la France fera t&rsquo;elle exception ? </em></p>
<p><em> </em><em>Au fait &#8230; nos politiques n&rsquo;ont-ils pas des problèmes plus importants à traiter, peut-être ne les ont-ils pas identifiés ? &#8230; </em></p>
<p><em>En ce début de WE, un peu d&rsquo;humour avec le grand <strong>Louis De Funès</strong> ci-dessus et son <strong>Grand Restaurant</strong>&#8230;..</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/06/r-RESTAURANT-CONGELATEUR-large570.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-55238" title="JFK" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2013/06/r-RESTAURANT-CONGELATEUR-large570.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a></p>
<p><strong><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/31/restaurant-congelateur-kahn_n_3364746.html?utm_hp_ref=france">Le tweet de Jean-François Kahn &#8211; C&rsquo;est quoi un restaurant ? Un décongélateur</a></strong></p>
<p>Peut-on concevoir un café… où on ne servirait pas de café ? Un coiffeur qui ne traiterait que les perruques ? Un maroquinier qui ne vendrait que des sacs ou des valises en plastique ? Un poissonnier qui ne commercialiserait que des carrés Findus?</p>
<p>Non. Et c’est pourquoi – merci Monsieur Raffarin! – il a été décrété, en 1993, qu’on ne pourrait appeler boulangerie qu’un établissement où on pétrit la pâte pour produire du pain. Jusqu’ici, en effet, on pouvait se contenter de le décongeler après achat dans une officine adéquate.</p>
<p>Or, ce qui a été fait pour les boulangeries, plusieurs députés, en particulier l’UMP <strong>Daniel Fasquelle</strong>, ont proposé, par amendement, qu’on le fasse pour les restaurants. Car, aujourd’hui, vous pouvez acheter une baraque, vous fournir en plats tout faits et surgelés chez Métro ou Promo-Cash, ou même en conserve chez William Saurin, vous servez et vous vous intitulez &laquo;&nbsp;restaurant&nbsp;&raquo;. A la limite, pas besoin de cuisine. Ni de cuisinier.</p>
<p>L’idée est donc de réserver <a href="http://www.leparisien.fr/societe/les-restaurants-seraient-prets-a-bannir-de-leur-carte-les-plats-industriels-29-05-2013-2847267.php">l’appellation &laquo;&nbsp;restaurant&nbsp;&raquo;</a> aux seuls établissements qui fabriqueront eux-mêmes, avec des produits frais, au moins un tiers de leurs plats.</p>
<p>Eh bien, figurez-vous que <a href="http://www.leparisien.fr/societe/creation-de-l-appellation-restaurant-six-syndicats-professionels-disent-non-30-05-2013-2850581.php">six syndicats de restaurateurs</a>, dont l’un regroupe une belle brochette de gargotiers voyous, viennent d’affirmer solennellement, chantage à l’emploi à l’appui, que réserver le label &laquo;&nbsp;artisan restaurateur&nbsp;&raquo; à ceux qui réalisent effectivement un minimum d’une cuisine à base de produits frais constituait une insupportable agression.</p>
<p>Réaction typique. Ces gens-là, j’en suis convaincu, ne sont pas les derniers à dénoncer les corporatismes syndicaux, le refus des réformes, les conservatismes catégoriels, l’immobilisme des fonctionnaires, etc… Mais, pas touche au droit, forcément sacré, à se déclarer &laquo;&nbsp;restaurateur&nbsp;&raquo; dès lors qu’on ouvre une boîte de Saupiquet.</p>
<p>La même remarque vaut pour ces pontes de la gastronomie et du bacchisme qui trouvaient sans doute normal qu’on privatise les autoroutes payées par les contribuables, dénoncent volontiers les méfaits de l’étatisme, mais s’indignent et hurlent à la braderie du patrimoine parce que l’Elysée a décidé de vendre, par mesure d’économie, quelques grandes bouteilles de sa cave. Saint Pétrus priez pour eux!</p>
<p>&nbsp;</p>
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