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	<title>Chefs Pourcel Blog &#187; Clapassade</title>
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	<description>Actus, humeurs &#38; recettes des Frères Pourcel</description>
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		<title>L. Pourcel « On n&#8217;exploite pas assez les produits régionaux »</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 22:01:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le quotidien Midi Libre consacrait ce lundi une page entière à la sélection finale du futur plat qui sera le symbole culinaire de la ville de Montpellier et que l&rsquo;on nommera <strong>&nbsp;&raquo; La Clapassade &laquo;&nbsp;</strong> en référence au Clapas. Cette sélection finale du plat, dont tout le monde parle, se fera au <a href="http://www.jardindessens.com">Jardin des Sens</a>, ce mercredi 6 octobre, en présence de beaucoup de professionnels et de passionnés de cuisine. À cette occasion, Midi Libre donne la parole au chef <strong>Laurent Pourcel</strong>, à lire ci-dessous ou en cliquant sur le lien Midi Libre. Vous trouverez même une recette d&rsquo;un des candidats.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2010/10/1061_X201LUN1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-18852" title="Laurent Pourcel" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2010/10/1061_X201LUN1.jpg" alt="" width="275" height="232" /></a></p>
<h3><strong>Le chef étoilé du Jardin des Sens livre son analyse sur l&rsquo;identité culinaire de Montpellier</strong></h3>
<p><strong>Pourquoi Montpellier n&rsquo;a jamais eu de spécialité culinaire ? </strong><em>C&rsquo;est vrai que Montpellier n&rsquo;a pas de recette emblématique représentant la ville, comme à Marseille ou Toulouse. Ici, historiquement, la région est quasi exclusivement viticole. Toute l&rsquo;agriculture repose sur la vigne, moins sur un produit typique qui permet d&rsquo;être rattaché à la réalisation d&rsquo;une recette. Culinairement, la région est pauvre.</em></p>
<p><strong> On y trouve un peu d&rsquo;identité ? </strong><em>Il faut sortir à Sète, Pézenas, Nîmes pour trouver des identités fortes, des produits autour desquels on peut faire une recette complète. Ici, hormis le beurre de Montpellier qui est une sauce, un ingrédient qui s&rsquo;ajoute dans une recette, et la Grisette, qui est une friandise, c&rsquo;est compliqué.</em></p>
<p><strong>Comment fait-on pour qu&rsquo;un plat devienne typique ? </strong><em>L&rsquo;idée lancée par la Mairie de la Clapassade est intéressante. Ça va apporter quelque chose. C&rsquo;est important qu&rsquo;une ville aussi grande s&rsquo;inquiète de son identité culinaire. Mais il manquera toujours une histoire sous-jacente, comme la bouillabaisse, que chaque Marseillais peut vous raconter. Néanmoins cela permettra de communiquer autour de cette recette.</em></p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui ressort dans la dizaine de recettes ?</strong> <em>Il y a de tout, surtout des plats familiaux, des choses intéressantes qui peuvent être travaillées. Cela tourne beaucoup autour des moules, de l&rsquo;agneau, de la seiche.</em></p>
<p><strong>Comment expliquez-vous cet engouement autour de la cuisine, notamment ces émissions de télévision qui font des cartons d&rsquo;audience ? </strong><em>Culturellement, la cuisine est ancrée en France. La famille, le plat que l&rsquo;on partage avec ses amis, essayer de surprendre quand on reçoit. Les gens ont besoin de valeurs. Ils en retrouvent dans la cuisine. Il y a un côté &laquo;&nbsp;franchouillard&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Vous voyagez à travers le monde, retrouvez-vous cet engouement ailleurs ? </strong><em>Je crois, malgré tout, qu&rsquo;il y a une exception française. J&rsquo;arrive du Japon, les gens adorent prendre des cours. Ils sont très intéressés par l&rsquo;origine, l&rsquo;histoire des produits, comment les travailler. Cela passionne les gens.</em></p>
<p><strong> Il y a justement un cadeau très tendance, actuellement, c&rsquo;est de prendre des cours avec vous ou des grands chefs ? </strong><em>C&rsquo;est permettre à des mères de famille ou à des gens qui ne sont pas du métier de réussir des grands plats, d&rsquo;avoir accès à la grande cuisine. Vous savez, souvent, cela tient à très peu de choses. Un tournemain, une sensibilité culinaire, cela s&rsquo;apprend.</em></p>
<p><strong>Est-on dans une région de gourmets ? </strong><em>Cela fait vingt-deux ans que nous sommes installés à Montpellier et, petit à petit, les gens ont aimé découvrir. Ils aiment faire le tour des bonnes tables pour dénicher de nouvelles saveurs.</em></p>
<p><strong>Y a-t-il un retour à la cuisine du terroir ? </strong><em>Chaque décennie a ses modes. Il y a eu la cuisine légère, celle où l&rsquo;on mettait des fruits partout, puis la cuisine moléculaire&#8230; On assiste au retour de la simplicité du goût, de la cuisson juste, plus simple.</em></p>
<p><strong>Comment se forger son identité, ici, entre mer et garrigue ?</strong> <em>On a des produits que l&rsquo;on n&rsquo;exploite pas assez. Entre les jardins de Mauguio, ses asperges, ses fraises, les produits de la Méditerranée, les Cévennes, avec leurs champignons, leurs châtaignes. Il suffit d&rsquo;aller sur nos marchés, il y a de la couleur et beaucoup de qualité. Autour de nous, il y a une palette de goûts inimaginable. Notre identité, c&rsquo;est l&rsquo;influence des Espagnols, des Italiens, une osmose qui se fait entre tout ce que la nature, l&rsquo;histoire nous proposent.</em></p>
<p><strong>Si vous deviez faire la Clapassade comme auriez-vous procédé ? </strong><em>J&rsquo;aurais recherché dans l&rsquo;histoire de la ville, des migrations, un produit qui symbolise. J&rsquo;aurais opté pour l&rsquo;asperge, associée à l&rsquo;agneau.</em></p>
<p>Photo Michel PIEYRE. Propos Recueilli par Y. POVILLON</p>
<p><strong>Montpellier. </strong><strong>Le &laquo;&nbsp;Pairòu&nbsp;&raquo;</strong><strong> (chaudron) selon Jacques Gauffier</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2010/10/1064_X250LUN.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-18854" title="La Clapassade" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2010/10/1064_X250LUN.jpg" alt="" width="379" height="167" /></a></strong></p>
<p>Il a appelé sa recette<strong> &laquo;&nbsp;Pairòu (chaudron) du Clapas&nbsp;&raquo;</strong> car beaucoup de plats portent le nom de récipients. Les Montpelliérains pourraient ainsi partager ensemble le pairòu&#8230; Et, pourquoi pas, au&#8230; Peyrou !</p>
<p><strong>POUR SIX PERSONNES </strong></p>
<p>les ingrédients 500 g de riz blanc rond de Camargue ; 400 g de tomates mûres ; 3 gousses d&rsquo;ail ; 2 oignons ; 3 piments séchés très forts ; 2 kg de poissons de l&rsquo;étang (loup, daurade, muge) ; 30 cl d&rsquo;huile d&rsquo;olive ; anis vert, thym, laurier, boule de cyprès, romarin, sel, poivre, 1 pincée de sucre ; 2 jaunes d&rsquo;oeuf ; 1 cuil. de moutarde ; 5 herbes ; vinaigre ; roquette sauvage ; 40 cl de crème fraîche.</p>
<p>La préparation. Compter 45 min : 30 min (bouillon + fondue + mayonnaise) puis 15 min (cuisson du riz et crème au romarin).</p>
<p>Lever et réserver les filets de poissons (ou demander au poissonnier de le faire, ne pas oublier de prendre arêtes et têtes qui seront à rincer). Prévoir les portions afin que les convives disposent des trois variétés. Faire un fumet (bouillon) de poisson ; dans le pairòu à feu doux, faire suer 1 oignon, 2 gousses d&rsquo;ail écrasées avec le plat du couteau et les piments. Augmenter le feu et ajouter les têtes et arêtes (après les avoir légèrement broyées) puis verser 2 l d&rsquo;eau. Porter à ébullition, ajouter thym et laurier et laisser réduire à frémissement 20 min environ. Pendant ce temps, faire une fondue de tomates (1) légèrement aillée. Préparer la mayonnaise à la roquette (2). Sortir du feu, ajouter la boule de cyprès écrasée et l&rsquo;anis vert et laisser infuser à couvert 10 min environ puis chinoiser. Vérifier l&rsquo;assaisonnement et ajouter sel et poivre. Prélever et réserver 8 cuil. à soupe du fumet pour la crème au romarin (3). La préparer.</p>
<p>Dans le pairòu, faire suer 1 oignon à l&rsquo;huile d&rsquo;olive, verser le fumet, porter à ébullition puis incorporer le riz. Le cuire dans le fumet à feu doux, 15 min environ. En fin de cuisson, y incorporer la fondue de tomate. 3 min avant la fin de cuisson, saler et poivrer les filets de poisson. Les disposer au-dessus du riz, sur une grille (ou sur le riz), couvrir et laisser cuire à la vapeur.</p>
<p>Servir le poisson avec sa crème au romarin et le riz accompagné de la mayonnaise. Les sauces peuvent être servies dans de petits verres individuels.</p>
<p>Porter à ébullition le fumet de poisson et ajouter la crème et 1 branche de romarin. Laisser réduire de moitié. Retirer du feu et laisser infuser à couvert 10 min, retirer le romarin, garder au chaud.</p>
<p>(1) Fondue de tomate : 15 min, 400 g de tomates, 1 oignon, 1 gousse d&rsquo;ail, 10 cl d&rsquo;huile d&rsquo;olive ; sel, poivre, pincée de sucre. Faire tremper les tomates dans l&rsquo;eau frémissante et dans de l&rsquo;eau bien froide, ôter la peau, couper en dés. Peler et hacher finement oignon et ail. Chauffer l&rsquo;huile, y faire revenir ail et oignon, ajouter tomates, sel et pincée de sucre. Cuire à feu doux en remuant jusqu&rsquo;à évaporation. La fondue doit épaissir, poivrer, mixer.</p>
<p>(2) Mayonnaise à la roquette : 3 min, 2 jaunes d&rsquo;oeuf, 20 cl d&rsquo;huile d&rsquo;olive, 1 cuil. de moutarde, 5 herbes, vinaigre, sel, ail, roquette sauvage. Faire la mayonnaise et y incorporer un peu d&rsquo;ail en purée et de la roquette hachée.</p>
<p>(3) Crème au romarin : 15 min, 40 cl de crème fraîche, 8 cuil. à soupe de fumet de poisson, romarin, sel, poivre.</p>
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