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	<title>Chefs Pourcel Blog &#187; À la petite cuillère</title>
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	<description>Actus, humeurs &#38; recettes des Frères Pourcel</description>
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		<title>Le Servan, Paris : des tripes et du tact</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2016 11:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tatiana Levha, chef du Servan. &#8216;À la petite cuillère&#8217; vous souhaite une très bonne année 2016 ! Au Servan, on sert une cuisine qui a des tripes. Ne voyez aucun calembour ni effet de manche dans cette formule, je ne me le permettrais pas. Si cette cuisine a des tripes, ce n’est pas parce qu’on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatiana.jpg"><img class="alignnone wp-image-90608 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatiana-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a><em>Tatiana Levha, chef du Servan.</em></p>
<h4><span style="color: #ff0000;">&lsquo;À la petite cuillère&rsquo; vous souhaite une très bonne année 2016 !</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie4.jpg"><img class="alignleft wp-image-90333 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie4.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a><strong>Au Servan,</strong> on sert une cuisine <strong>qui a des tripes</strong>. Ne voyez aucun calembour ni effet de manche dans cette formule, je ne me le permettrais pas. Si cette cuisine a des tripes, ce n’est pas parce qu’on y mange beaucoup d’abats, même si c&rsquo;est le cas ; c’est parce que je le pense sincèrement, au sens métaphorique du mot « tripes », et qu’aucune meilleure expression ne me vient. C’est une cuisine <em>gutsy</em>, comme disent les Américains : <em>elle en a dans le ventre</em>, elle a de la poigne et de la finesse.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle12.jpg"><img class="alignleft wp-image-90611" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle12-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="301" height="452" /></a>Je passe rapidement sur le cadre, déjà décrit ailleurs : ex-troquet d’angle dans le onzième arrondissement de Paris, pas d&rsquo;enseigne, chaises bistrot, salle ni grande ni petite, déco très 2013-2015 où l’on a laissé la maçonnerie grattée par endroits et rénové le reste — dont un joli vieux <strong>plafond mouluré à motif de ciel bleu</strong> et de gentils nuages, hérité du commerce d’origine <em>(voir la dernière photo du post)</em>. C’est agréable, pratique et fonctionnel, sans excès de zèle décoratif ni préciosité : c’est avant tout un endroit où l’on vient pour manger, et c’est là que je veux en venir.</p>
<p>J’avais déjà beaucoup entendu parler de ce restaurant, toujours en bien. Revenaient souvent dans l’argumentaire les <strong>origines franco-philippines</strong> des sœurs Levha, <strong>Tatiana</strong> (aux fourneaux) et <strong>Katia</strong> (au tire-bouchon et en salle), la cuisine bourrée de touches asiatiques. J’étais curieuse de ce dernier point. À l’heure où, dans ce pays, personne ne saurait discerner la limite exacte entre cuisine française moderne et influences asiatiques ; où <em>dashi</em>, <em>tataki</em>, « herbes thaïes » et autres « currys verts » vous tombent dessus à tous les coins de rue, j’attendais celui ou celle qui saurait se placer <strong>légèrement à côté de la tendance</strong>, renouveler le genre. J’avais raison d’attendre : Tatiana ne fait pas une cuisine modeuse et paraît affranchie du style de ses mentors (elle a travaillé, comme vous le lirez partout, à L’Astrance et à L’Arpège) : elle fait ce qu’elle sait faire, et cela implique des épices, des condiments, des préparations qu’on trouve rarement en cuisine française, contemporaine ou non.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/zakouski1.jpg"><img class="alignnone wp-image-90614 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/zakouski1-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a>À la structure entrées-plats-desserts, la carte — changée quotidiennement — ajoute la plaisante extension des <strong>zakouskis</strong>. C’est d’autant plus intéressant que les petits plats arrivent plutôt bien garnis, offerts au partage. Dans cette catégorie, nos <strong>bulots, mayonnaise au piment</strong> sont bienvenus, même si le piment aurait pu se faire sentir davantage. Oui, mais nous sommes en France… (on y reviendra).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/zakouski2.jpg"><img class="alignnone wp-image-90613 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/zakouski2-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a>Les <strong>chicken wings frits</strong> sont joliment relevés et caramélisés, mais ils auraient peut-être gagné à être un peu plus fermes (la viande tombe toute seule de l’os).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fraisedeveau.jpg"><img class="alignnone wp-image-90620 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fraisedeveau-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a>Comme nous avons faim, nous nous offrons la totale : des <strong>entrées</strong> en plus des zakouskis. C’est là que nous goûtons véritablement le côté miraculeux de cette cuisine. Parlons donc de <strong>piment</strong>, comme annoncé. En dehors du pays Basque, des Landes et de la cuillerée de harissa sur le couscous, la France n’a pas de culture du piment, et les jeunes chefs d’aujourd’hui pas plus que ceux des années 50 (peut-être moins, d’ailleurs). Sur cette <strong>salade de fraise de veau, menthe, piment, coriandre</strong> dont je me suis régalée, il y a tant de choses à dire. D’abord la fraise de veau, longtemps disparue pour cause de vache folle et qu’on est si heureux de retrouver. Ensuite ces herbes et ces rondelles de piment rouge frais. Bien sûr, même si le degré de piquant est représenté sur la carte par un ou deux pictos en forme de piment rouge, ça n’arrache pas réellement. Il faut respecter les pauvres petits palais gaulois, si fragiles. Mais ça fait bien plaisir, même si j’étais jalouse de l’entrée de mon voisin : une <strong>cervelle de veau pochée au beurre et à l’oseille</strong>, fondante, crémeuse, nuageuse, beurreuse, acidulée, céleste. (Vous ne la voyez pas parce que j&rsquo;ai raté la photo.)</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/lottillon.jpg"><img class="alignnone wp-image-90618 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/lottillon-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a>Le <strong>lottillon</strong> est à la lotte ce que le bottillon est à la botte. Faire confiance à un chef, c’est aussi le laisser nous servir des produits qu’on n’aime pas spécialement, parce qu’on sait qu’il saura nous les faire apprécier. Et bien que la lotte ne soit pas mon poisson préféré, je me laisse faire par Tatiana. Le poisson grillé tranché de part et d’autre de l’arête, légèrement rosé, accompagné d’<strong>endive crue,</strong> de <strong>segments d’orange</strong> et de <strong>cacahuètes</strong>, est servi sur des <strong>endives braisées</strong> qui sont au moins aussi savoureuses que le poisson. Le <strong>beurre monté aux cacahuète</strong>s porte à la perfection l’harmonie du plat.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/risdeveau.jpg"><img class="alignnone wp-image-90619 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/risdeveau-540x355.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="355" /><br />
</a>Après la cervelle, mon voisin a commandé un <strong>ris de veau aux racines rôties, sauce XO</strong> (plus exactement un condiment d&rsquo;oignons frits imprégnés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauce_XO" target="_blank">sauce XO</a>) qui arrive aussi croustillant que moelleux. Il le baptise instantanément <em>« meilleur ris de veau que j’aie mangé à Paris »</em>. Eh bé.<br />
Avec tout ça, qui oserait dire non à un <strong>morgon côte-du-py de M. Foillard</strong> ? La carte des vins, très orientée nature, est composée par Katia.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/parisbrest.jpg"><img class="alignnone wp-image-90617 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/parisbrest-540x354.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="354" /><br />
</a>Le dessert ne vole pas tout à fait au niveau de ce qui a précédé, et le choix est réduit (deux desserts et un fromage), mais ce <strong>paris-brest</strong> assemblé à la demande, fourré de quelques noisettes caramélisées, était très honorable malgré une pâte à choux un peu trop bronzée.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromoutside2.jpg"><img class="alignleft wp-image-90610" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromoutside2-532x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="260" height="391" /></a>Voilà un chef et une équipe qui ne font rien comme personne : leurs assiettes séduisent, plaisent, contentent, <strong>osent mais ne heurtent pas</strong>, et ne sont pas consensuelles pour autant. Si les touches asiatiques contribuent à la réputation du Servan, l’usage des abats est plus rarement cité, et pourtant c’est une vraie marque maison : au cours de ce repas à trois, nous avons mangé de la cervelle de veau, du ris de veau et de la fraise de veau. Il est vrai que nous aimons ça, et que mes compagnons, californiens, sont privés le reste de l’année de ces denrées merveilleuses. Mais un autre soir, si j’en juge aux autres chroniques trouvées sur le web, nous aurions également pu commander des <strong>cœurs de canard panés</strong>, des <strong>wonton de boudin frits</strong> ou de la <strong>langue de veau aux poireaux sauce piquante</strong>. En outre, la touche <em>world</em> ne doit pas faire oublier qu&rsquo;on est en présence d&rsquo;une magnifique <strong>cuisine du marché</strong>, à base de très beaux produits que Tatiana travaille avec une intuition qui n’appartient qu’aux vrais gourmands, posant le détail qu’il faut là où il faut : le truc qui croque, le truc qui pique, le truc qui rafraîchit, le truc qui envoie une pointe d’acidité, le truc qui explose de goût. Voilà pas mal de raisons, en plus d’un bon rapport qualité-prix, d’aller faire un tour au Servan.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Le Servan -</strong> 32, rue Saint-Maur, Paris XIe. Tél. 01 55 28 51 82. Métro Saint-Ambroise, Voltaire, Père-Lachaise. Ouvert de midi à 14h30 et de 19h30 à 22h30. Fermé lundi midi, samedi et dimanche. Zakouskis autour de 7-8€, entrées entre 11 et 15€, plats 25-27€, fromage ou dessert 8€.<br />
Carte environ 35€.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>- À la petite cuillère -</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Sushi B, Paris : intimité et douceur</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Dec 2015 09:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère La devanture de Sushi B, en pleine harmonie esthétique avec le quartier (la rue Chabanais n’est pas loin), laisse peu entrevoir ce qui se passe à l’intérieur : le sushi. D&#8217;abord, joyeux Noël à tous. Ensuite, parlons de sushi, si vous le voulez bien. La question du sushi en France est complexe, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ff0000;">À l<img class="size-large wp-image-90146 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/1-vitrine-540x368.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="368" />a petite cuillère</span></h4>
<p><em>La devanture de Sushi B, en pleine harmonie esthétique avec le quartier (la rue Chabanais n’est pas loin), laisse peu entrevoir ce qui se passe à l’intérieur : le sushi.</em></p>
<p>D&rsquo;abord, <strong>joyeux Noël à tous</strong>.<br />
Ensuite, parlons de <strong>sushi</strong>, si vous le voulez bien.<br />
La question du sushi en France est complexe, le mot est faible. Peu de spécialités offrent une gamme de qualités si étendue, du ras des pâquerettes au super-top-de la mort qui tue. Dans la première catégorie décrite se rangent la plupart des « sushis de quartier », où l’on se nourrit de patouilles de riz froides couvertes d’une lamelle de poisson dépressif dans une ambiance embaumée d’eau de Javel. Auprès d’un public mal informé, ce genre de restauration a écorné la réputation non seulement du sushi mais aussi de la cuisine japonaise en général. Et ce ne sont pas les innombrables articles, communiqués et posts de blog commençant par <em>« Vous savez, la cuisine japonaise, ce n’est pas que des sushis ! »</em> (exact, ce sont aussi des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Takoyaki" target="_blank">takoyaki</a> en caoutchouc mousse fourrés à la colle et des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yakitori" target="_blank">yakitori</a> au poulet de batterie) qui ont arrangé la situation.</p>
<p><em><br />
<a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/17-thon-rouge-mariné1.jpg"><img class="alignleft wp-image-90166 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/17-thon-rouge-mariné1-540x307.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="307" /></a>Le sushi haut de gamme est une pièce d’orfèvrerie qui se mange. Thon rouge mariné, Sushi B.</em></p>
<p>La seconde catégorie, le haut de gamme, a longtemps été peu représentée à Paris et en France. Si quelques adresses plus ou moins connues — certaines quasi secrètes — ont toujours navigué au-dessus du tout-venant, le sushi de grande qualité ayant pignon sur rue n’a fait qu’une apparition récente dans notre pays. Ces deux ou trois dernières années, le niveau s’est élevé, <strong>il vole désormais très haut</strong> et nos cartes de crédit aussi : à des années lumière du riz froid et de l’eau de Javel, voici maintenant des comptoirs en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chamaecyparis_obtusa" target="_blank">hinoki</a> et une succession de pièces d’orfèvrerie qui se gobent en une seconde, se mastiquent voluptueusement et laissent un souvenir extasié.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90155 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/11-miroir1-540x353.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="353" />Dans cette classe, citons à Paris <a href="https://www.facebook.com/JinSaintHonore" target="_blank"><strong>Jin Saint-Honoré</strong></a>, <strong>Sushi Okuda</strong>, <a href="http://www.sushi-onodera.com/Paris/" target="_blank" class="broken_link"><strong>Sushi Ginza Onodera</strong></a> et <a href="http://sushinoki.fr/" target="_blank"><strong>Hinoki</strong></a> à Brest (initiative d’un Breton talentueux et de sa femme japonaise). J’espère vous parler de ces établissements un autre jour. <a href="https://www.facebook.com/Sushi-B-PARIS-798258753621589/" target="_blank"><strong>Sushi B</strong> </a>est le dernier en date. Tous ces <em>sushiya</em> de haute qualité partagent quelques traits communs : nombre de places réduit (réservation impérative), décor sobre au design raffiné, atmosphère calme, matériaux précieux, ingrédients nobles — wasabi fraîchement râpé, condiments maison, fruits de mer et poissons maturés —, riz traité comme il le mérite (jamais froid, presque tiède) et belle carte de sakés. Y aller est toujours un immense plaisir, une fascination, un spectacle autant qu’un repas.</p>
<p><strong>Sushi B</strong> répond brillamment à tous ces critères. <strong>Chihiro Masui</strong> a déjà posté <a href="http://chihiromasui.com/sushi-b-new-kid-on-the-block/" target="_blank" class="broken_link">sur son blog</a> un compte rendu du repas qu’elle y a fait. Vous pouvez vous y référer pour complément d&rsquo;information, d&rsquo;autant qu&rsquo;à quelques jours de distance, nos menus ont été assez similaires.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90148 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/2-comptoir-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" />Sept personnes peuvent s’asseoir autour du large comptoir en résine marbrée. L’accueil est simple et chaleureux. Le décor est apaisant à l’œil, élégant et minimaliste comme il est de règle dans ce genre de lieu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/3-chef.jpg"><img class="size-large wp-image-90150 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/3-chef-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Le chef sushi, <strong>Masayoshi Hanada</strong> (ici en train de râper une racine de wasabi), travaillait précédemment au restaurant <strong>Bizan</strong>, rue Sainte-Anne, déjà connu des amateurs parisiens de sushi soigné. Son style personnel est identifiable dès les premières bouchées : douceur des saveurs, textures dont le moelleux est encore accentué par un art très fin de la découpe, technique nuancée de l’affinage des poissons, des cuissons légères et des marinades. Il nous rappelle opportunément que <strong>le sushi, c&rsquo;est réellement de la cuisine</strong>, très loin d&rsquo;un simple assemblage de poisson et de riz. L&rsquo;autre chef, <strong>Isao Horai</strong>, apparaît furtivement une ou deux fois au cours du repas : il est l&rsquo;auteur des savoureux petits plats qui ponctuent le repas et en occupent la première partie, avant les sushis.</p>
<p><img class="size-large wp-image-90156 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/14-chef-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" />Le menu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Omakase" target="_blank"><em>omakase</em></a> est, conformément à la règle, composé selon les arrivages ; on se livre entièrement à l’inspiration du chef. L&rsquo;ensemble est une succession de pics de plaisir : mention spéciale aux <strong>desserts</strong>, carrément splendides. Après ce cortège de sushis délectables, il serait dommage que la conclusion du repas fasse retomber le niveau. Ces desserts, au contraire, permettent au festin de se terminer sur un <strong>point d’orgue</strong> qui le grave pour longtemps dans la mémoire.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/8-saké1.jpg"><img class="alignleft wp-image-90152 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/8-saké1-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/22-saké2.jpg"><img class="alignleft wp-image-90153 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/22-saké2-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>Pour accompagner tout cela, j’ai pris un saké <strong>Ninkiichi junmai daiginjo</strong> dans une jolie coupe en acier martelé (on choisit une coupe différente pour chaque saké), suivi d’un <strong>Yamato shizuku yamahai junmai</strong>, d’une exquise fraîcheur, dans une coupe évasée. La carte des vins est superbe, riche en classiques (champagnes <strong>Delamotte</strong> et <strong>Ruinart</strong> ; chablis de <strong>Dauvissat</strong>, quelques beaux montrachets et assimilés, morey-saint-denis blanc du <strong>domaine Dujac</strong>). Je vous conseille toutefois d’oser le <strong>saké</strong> : avec cette cuisine-là, il n’y a rien de mieux.</p>
<p>Ci-dessous, quelques éléments du repas. Pas tout : il y aurait trop de photos, et par ailleurs, comme beaucoup de comptoirs de sushi, celui-ci est éclairé par des spots zénithaux qui ne facilitent pas la prise de vues : certains clichés sont très mal sortis. Mais il en reste suffisamment pour vous donner une idée.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/4-tofu-de-sésame.jpg"><img class="alignleft wp-image-90157 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/4-tofu-de-sésame-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Premier plat : <strong><em>tofu de sésame grillé, wasabi frais</em></strong>. Il ne s&rsquo;agit pas de tofu à base de soja, mais d&rsquo;amidon extrait du <em>kuzu</em> (puéraire des montagnes, une sorte de luzerne) permettant de gélifier la pâte de sésame. C&rsquo;est doux, chaud, presque évanescent : la touche de wasabi réveille délicatement l&rsquo;ensemble.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/5-homard-poire.jpg"><img class="alignleft wp-image-90158 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/5-homard-poire-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/6-sashimi-myoga.jpg"><img class="size-large wp-image-90159 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/6-sashimi-myoga-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Il est suivi d&rsquo;un <em><strong>shira-ae de homard, de poire et de courgette</strong></em> liés d&rsquo;une crème de tofu, puis d&rsquo;un sashimi de barbe de turbot légèrement assaisonné, servi sur un lit de <a href="http://www.cuisine-japonaise.com/page/pgaliments/2005/0508/myoga.html" target="_blank" class="broken_link">myôga</a> extraordinairement croquant, accompagné de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yuzukosh%C5%8D" target="_blank">yuzukoshô</a> maison (écorce de yuzu râpée avec du piment), de cerfeuil et d&rsquo;un copeau de poutargue de thon.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/7-omelette.jpg"><img class="size-large wp-image-90160 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/7-omelette-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>L&rsquo;<strong><em>omelette japonaise roulée</em></strong>, un standard du restaurant de sushi, se présente pour le coup de façon inhabituelle : en début de repas et non à la fin, et non sucrée, simplement préparée avec un dashi (fond de bouillon). Léger et délicieux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/9-bonite-grillée.jpg"><img class="alignleft wp-image-90161 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/9-bonite-grillée-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/10-rouget.jpg"><img class="size-large wp-image-90162 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/10-rouget-540x331.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="331" /></a>Avant les poissons crus, les <em>yakimono</em>, autrement dit les poissons grillés. <em><strong>Bonite grillée et légèrement fumée</strong></em>, wasabi, copeaux de peau de radis daikon séchée et marinée. Puis un <em><strong>rouget grillé à l&rsquo;écaille</strong></em>, citron caviar, chou de Bruxelles grillé.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/13-consommé-homard-mizore.jpg"><img class="alignleft wp-image-90163 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/13-consommé-homard-mizore-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Nous ne sommes même pas encore arrivés aux sushis&#8230; Patience, ça vient. Mais pas avant d&rsquo;avoir savouré le dernier plat chaud : <em><strong>huître et homard breton</strong></em> dans un dashi chaud, garnis de daikon râpé et de zeste de yuzu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/15-encornet.jpg"><img class="size-large wp-image-90164 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/15-encornet-540x342.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="342" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/16-barbe-de-turbot.jpg"><img class="size-large wp-image-90165 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/16-barbe-de-turbot-540x309.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="309" /></a>L&rsquo;offensive des sushis ayant débuté, voici (en haut) un nigiri d&rsquo;<strong>encornet</strong> émincé en très fines lanières, ce qui lui donne une texture riche et légère. Un véritable régal. Juste au-dessous, une lamelle de <strong>barbe de turbot</strong> assaisonnée, offrant une délicieuse résistance sous la dent.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/18-thon-rouge-nature.jpg"><img class="size-large wp-image-90167 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/18-thon-rouge-nature-540x302.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="302" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/19-chû-toro.jpg"><img class="alignleft wp-image-90168 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/19-chû-toro-540x315.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="315" /></a></p>
<p>Voici venu le temps des thons. Vous avez déjà vu plus haut le <em><strong>thon rouge</strong></em> <strong><em>mariné</em></strong> ; lui succède le même <strong><em>thon rouge mais non mariné</em></strong>, puis une délectable lamelle de <em><strong>chû-toro</strong></em> (partie grasse du ventre de thon). Plus tard, le chef me confectionnera un <em><strong>temaki</strong></em> (cornet d&rsquo;algue nori et de riz) <strong><em>de chû-toro et de poireau</em></strong> que je n&rsquo;ai pas photographié puisque ça se mange à la main, mais qui compte sans équivoque parmi mes <strong><a href="http://www.ptipois.com/archives/2015/12/05/33024818.html" target="_blank">Ptipois Pieds</a></strong> de décembre 2015.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/20-langoustine-et-corail.jpg"><img class="size-large wp-image-90169 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/20-langoustine-et-corail-540x332.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="332" /></a></p>
<p><em><strong>Langoustine crue</strong></em> (blanchie juste ce qu&rsquo;il faut pour pouvoir être décortiquée) <em><strong>et corail de langoustine</strong></em>.</p>
<p><em><strong><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/21-chinchard-mariné.jpg"><img class="alignleft wp-image-90170 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/21-chinchard-mariné-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>Chinchard affiné trois jours</strong></em>. Non photographiés : <em><strong>noix de saint-jacques</strong></em> légèrement pochée et assaisonnée, d&rsquo;un croquant parfait ; <em><strong>maquereau et kombu</strong> </em>longuement mijoté ; anguille et poudre de sanshô. Le <em><strong>temaki au chû-toro</strong></em> évoqué plus haut ferme en beauté la procession des sushis.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/23-misosoup.jpg"><img class="size-large wp-image-90171 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/23-misosoup-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>Pour se rincer le palais avant les desserts, deux petits morceaux de <em>tsukemono</em> (pickles) de daikon, puis une <em><strong>soupe miso</strong></em> au goût puissant ; le <em>dashi</em> étant enrichi de fumet de langoustine.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/24-dessert1.jpg"><img class="size-large wp-image-90172 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/24-dessert1-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>C&rsquo;est écrit plus haut, je le répète : j&rsquo;ai adoré les desserts. Ci-dessus, <strong><em>glace au riz</em></strong> sur un lit de haricots azuki et <em><strong>nappage de sauce de soja</strong></em>. Cette touche salée et sapide (<em>umami</em>) sur cette composition sucrée crémeuse et légère est une vraie dynamite. C&rsquo;est tout ce que je demande (personnellement) à un dessert, mais attention, ça peut surprendre.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/26-montblanc.jpg"><img class="size-large wp-image-90173 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/26-montblanc-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p>Le <em><strong>mont-blanc</strong></em> qui termine le repas ne déçoit pas, avec sa crème de marron juchée sur une petite bande de génoise, audacieusement relevée d&rsquo;une gelée de whisky, et copieusement recouverte de truffe noire fraîchement râpée.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Sushi B</strong> – 32, rue Rameau, Paris IIe. Tél. 01 40 26 52 87. Métro Quatre-Septembre, Pyramides, Opéra. Ouvert de 12h30 à 13h30 et de 19h15 à « très tard » (deuxième service à 21h15). Fermé le mardi et les jours fériés. Menus déjeuner : Sushi 58€, Déjeuner 90€, Terre 95€, Omakase 130€. Menus dîner : Terre 95€, Soir 130€, Omakase 160€.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>À la petite cuillère</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Soirée de lancement de &#8216;La Liste&#8217; au Quai d’Orsay &#8211; À la petite cuillère</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:51:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère Hier, 17 décembre, avait lieu à Paris, dans les salons du ministère des Affaires étrangères, la soirée de lancement de la Liste. La Liste avec une capitale, car c’est la liste des Listes, celle qui rassemble et synthétise toutes les autres. Liste de de quoi ? De restaurants bien entendu, compilés à l&#8217;échelle mondiale, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span><em><br />
</em></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie2.jpg"><img class="alignleft wp-image-89542 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie2.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>Hier, 17 décembre, avait lieu à Paris, dans les salons du <strong>ministère des Affaires étrangères</strong>, la soirée de lancement de <strong>la Liste</strong>. La Liste avec une capitale, car c’est la<strong> liste des Listes</strong>, celle qui rassemble et synthétise toutes les autres. Liste de de quoi ? De restaurants bien entendu, compilés à l&rsquo;échelle mondiale, autrement je n&rsquo;en parlerais pas ici.</p>
<p><em><img class="alignnone wp-image-89786 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/podium2-540x348.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="348" /><br />
</em><em>Sur le podium, après la remise des prix spéciaux. De gauche à droite, l&rsquo;ambassadeur Philippe Faure, initiateur de la Liste ; Guy Savoy ;  Gilles Goujon (Auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse) et Benoît Violier (cachés, en plein bisou) ; Michel Troisgros ; Per Se (New York) ; Joan Roca (El Celler de Can Roca, Girona, Catalogne).</em></p>
<p>Ça buzzait déjà bien depuis quelques semaines. Pas toujours facile de savoir précisément quelles informations émanaient du projet même et lesquelles étaient plutôt du type « sardine qui bouche le port de Marseille ». On entendait parler de « liste des 1000 meilleurs restaurants du monde. » On parlait d’<strong>algorithme</strong> et de redorer le blason de la gastronomie française, paraît-il mise à mal par la liste des <a href="http://www.theworlds50best.com/" target="_blank">Worlds&rsquo; 50Best</a>. Or soit il y a algorithme — donc rigueur mathématique implacable —, soit il y a blason à redorer et 50Best à combattre, donc une intention. Ça n’allait pas bien ensemble. Et en ce qui concernait les « 1000 meilleurs restaurants du monde » : <em>oh no, not again</em>. Entre la liste des 50Best, « 50 meilleurs », établie par <em>Restaurant Magazine</em> et les touristes qui demandent où trouver le meilleur croissant de Paris (scoop : <strong>ça n’existe pas</strong>), on n’en pouvait plus du meilleur, du <em>best</em>, du top, du firmament. Sans en savoir davantage, on recevait des signaux pas toujours très cohérents, d’autant qu’on s&rsquo;était un peu lassé des listes, des classements, des étoiles, des macarons, des toques. <em>Et si l’on arrêtait de hiérarchiser, de donner à tout la forme d’une pyramide ?</em> Voilà ce qui bourdonnait autour de cette Liste qui n’avait encore été ni divulguée ni explicitée. Et, en vrac, les idées sommaires que j&rsquo;avais en tête au moment où mon pied intimidé se posait sur le parquet ciré des salons du quai d’Orsay.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Ferrandi.jpg"><img class="alignnone wp-image-89793" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Ferrandi-540x730.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="473" /><br />
</a><em>Les élèves de l&rsquo;école Ferrandi, en grande tenue, assurent le service du buffet.</em></p>
<p>Mais il faut toujours juger sur pièces. Le <strong>dossier de presse</strong> et les discours inauguraux offrent une tout autre perspective : nulle part il n’est fait mention de « 1000 meilleurs restaurants du monde », mais de <strong>1000 restaurants d’exception sur les cinq continents</strong>. Honnêtement, ça n’a rien à voir. C’est une tout autre approche. De même, la liste des 50Best Restaurants n&rsquo;est pas mal conçue mais mal nommée, car elle ne rassemble pas d&rsquo;hypothétiques &laquo;&nbsp;meilleurs du monde&nbsp;&raquo; mais les restaurants les plus <em>trendy</em>, ceux qui buzzent le plus à un moment donné. Cette précision aiderait, aurait aidé à mieux comprendre son fonctionnement. Quand on lance un projet, une tendance, le nom doit refléter la définition de la chose, c&rsquo;est essentiel ; et les auteurs de La Liste y ont pensé : par la simplicité et la concision du terme, ils épurent et clarifient le propos tout en affirmant leur intention d&rsquo;établir une synthèse.  <em>« La liste,</em> poursuit le dossier de presse, <em>« est conçue comme un agrégateur, un &lsquo;classement de classements&rsquo; sur le modèle de l’ATP au tennis, du classement de Shanghai en matière d’éducation supérieure ou du site <a href="http://www.rottentomatoes.com/" target="_blank">Rotten Tomatoes</a> pour la critique de cinéma. Elle n’a pas vocation à hiérarchiser les cultures gastronomiques ni à juger en son nom de la qualité des restaurants, mais plus modestement à compiler les évaluations de tous les guides et avis en ligne existants pour distinguer mille établissements d’exception à travers le monde. »</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/ribaut-etc.jpg"><img class="alignnone wp-image-89798 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/ribaut-etc-540x369.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="369" /><br />
</a><em>Quelques invités. De gauche à droite : Albert Nahmias, Benoît Violier (L&rsquo;Hôtel de Ville à Crissier), Jean-Claude Ribaut, Eric Ripert (Le Bernardin, New York).</em></p>
<p>En fin de dossier, sur les cartes des cinq continents, figurent les titres des guides employés pour chaque pays. Je me permets de citer plus longuement le dossier, car la démarche le mérite :</p>
<p><em>« Dans un premier temps, nous avons recensé, harmonisé et compilé les notes attribuées par près de 200 guides et sites d’avis en ligne à quelques milliers de restaurants.<br />
</em><em>- Les notes concernant spécifiquement la carte des vins, le service et le cadre ont également été intégrées.<br />
</em><em>- Nous avons ensuite demandé à un panel de 150 000 restaurateurs de se prononcer sur la fiabilité de ces différents guides.<br />
</em><em>- Les résultats de ce sondage, réalisé sous contrôle d’huissier, ont déterminé le poids relatif de chaque guide dans la note globale de chaque restaurant.<br />
</em><em>- Enfin, les avis des internautes sur les sites participatifs ont été intégrés tels quels, comptant au total pour 25 % de la note finale.<br />
</em><em>- En outre, des prix spéciaux sont attribués aux restaurants les mieux classés dans diverses catégories (meilleure cave, meilleur service) et aux chefs les plus cités dans l’ensemble du classement. »</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Celia-et-Guillaume.jpg"><img class="alignnone wp-image-89792 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Celia-et-Guillaume-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a><em>Celia Tunc (Collège culinaire de France) et Guillaume Gomez (chef de l&rsquo;Élysée).</em></p>
<p>Les <strong>grandes tendances</strong> qui se dégagent déjà sont les suivantes :<br />
Les pays les mieux représentés sont, dans l’ordre, <strong>le Japon, la France, les États-Unis, la Chine, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie</strong>. La <strong>Russie</strong>, pour cause d’embargo sans doute, se trouve en retrait. La <strong>Scandinavie</strong>, très distinguée par la liste des 50Best mais balayée par l’algorithme de la Liste, n’est plus dans le peloton de tête, alors que l’Espagne est en bonne place. Il ne s’agit donc plus de hiérarchiser des styles de cuisine ou de soutenir des tendances mais <strong>d’extraire rationnellement la moelle des guides existants</strong> : or il y a moins de guides pour la Suède et le Danemark, par exemple, que pour l’Espagne, Singapour, la Colombie et l’Autriche. C’est une bonne nouvelle, car, pourvu qu’on se serve de supports représentatifs, il est possible de dessiner assez précisément une cartographie des cultures gastronomiques selon les régions du monde. L’intention de ne pas hiérarchiser les cuisines nationales est manifestée très clairement par les compilateurs de la liste.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Michel-et-Guillaume.jpg"><img class="alignnone wp-image-89795 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Michel-et-Guillaume-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a><em>Guillaume Gomez et Michel Cloes (consul de France en Belgique ; CCN World).</em></p>
<p>Il est toujours bon d’aller au fond des choses, et cette soirée a été l’occasion de prendre connaissance du travail considérable et intelligent qui a été effectué sur ce projet. Bravo, donc, à l’équipe de La Liste et à cette initiative nouvelle qui est appelée à se développer, à s’affiner avec le temps. Je pense même qu’à terme, elle peut contribuer à <strong>dédramatiser</strong> la dynamique des listes et des guides, à réduire la pression parfois excessive que certains exercent sur le monde de la restauration : dois-je rappeler les effets néfastes de la course aux macarons Michelin, le formatage culinaire qu’elle suscite ? Et à une époque où les systèmes de classement existants ont déçu, où les plus vénérables comme les plus &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo; (disent-ils) se sont décrédibilisés à plusieurs reprises, il est nécessaire de trouver d&rsquo;autres moyens d&rsquo;évaluation, et cette incursion de la <strong>moyenne arithmétique pondérée</strong> (selon le terme de Jörg Zipprick, cocréateur de la Liste) ne peut qu’apporter un peu de bon sens et de principe de réalité dans un monde culinaire en quête de nouvelles lignes de force.</p>
<p><em><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/JLD.jpg"><img class="alignnone wp-image-89794 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/JLD-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><br />
</a>Jacques Le Divellec (monstre sacré de la restauration) causant avec Benoît Violier.</em></p>
<p>Mille restaurants disséminés sur la surface du globe, c’est beaucoup et cela implique une diversité. Dans un deuxième temps, après la gastronomie, l&rsquo;équipe de La Liste souhaite s&rsquo;attaquer aux restaurants à prix modérés, aux bistrots, voire à la cuisine de rue, aux <strong>bons rapports qualité-prix</strong>. Occasion évidemment de mettre en valeur des cuisines encore plus diversifiées, d&rsquo;autant que le critère de la <strong>satisfaction du client</strong> a été pris en considération dans la sélection, ce qui constitue une innovation par rapport au <em>modus operandi</em> des guides traditionnels. Si la Liste prospère et progresse, elle pourra susciter de nouveaux désirs et redéfinir — voire définir enfin correctement — la gastronomie. Le monde qui naît sous nos yeux (dans la douleur, mais ceci est une autre histoire) est et sera forcément <strong>multipolaire</strong> : je ne vois pas pourquoi le monde de la gastronomie ne le serait pas aussi.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Ak-GP-CdCh.jpg"><img class="alignnone wp-image-89791 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Ak-GP-CdCh-540x355.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="355" /><br />
</a><em>Côme de Chérisey (</em>Gault&amp;Millau<em>), Akrame Benallal (restaurant Akrame, Paris), Gérald Passédat (Le Petit Nice, Marseille).</em></p>
<p>La Liste est portée par une structure associative et soutenue par plusieurs mécènes. Son initiateur est l’ambassadeur <strong>Philippe Faure</strong>, et son équipe rassemble les journalistes <strong>Thibaut Danancher</strong>, <strong>Jean-Claude Ribaut</strong>, <strong>Jörg Zipprick</strong> ; ainsi que <strong>Jean-Robert Pitte</strong>, géographe, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires. Il faut également louer l’excellent travail de <strong>Bernadette Vizioz</strong> qui a su restructurer avec talent la communication du projet durant ces dernières semaines. Sans oublier le <a href="http://www.crus-classes.com/" target="_blank"><strong>Conseil des Grands Crus classés en 1855 (Médoc et Sauternes)</strong></a> qui a mis à disposition quelques belles bouteilles. Et quiconque a eu la bonne idée de nous faire servir, tout au long de la soirée, un excellent <strong>moët-et-chandon</strong> en magnum millésimé 2006.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-89957" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/moët2006.jpg" alt="Moët" width="336" height="540" /></p>
<p style="text-align: right;"><strong>- À la petite cuillère &#8211;<br />
</strong>Textes et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Kei, Paris : fluidité</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2015 11:46:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère C’était un restaurant des Halles, témoin de l’époque où la gastronomie du quartier captait le flot des grands produits français circulant sous les verrières de Baltard : viandes, gibiers, foies gras, truffes, escargots, poissons fins, légumes. Il portait le nom de son chef et propriétaire, Gérard Besson. On y servait des omelettes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle11.jpg"><img class="alignnone wp-image-89500 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salle11-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></h4>
<h4><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie1.jpg"><img class="alignleft wp-image-89217 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie1.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>C’était un restaurant des Halles, témoin de l’époque où la gastronomie du quartier captait le flot des <strong>grands produits français</strong> circulant sous les verrières de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Baltard" target="_blank">Baltard</a> : viandes, gibiers, foies gras, truffes, escargots, poissons fins, légumes. Il portait le nom de son chef et propriétaire, <strong><a href="http://www.bottingourmand.com/whoswho/besson-gerard-fr" target="_blank" class="broken_link">Gérard Besson</a></strong>. On y servait des omelettes en forme d’œuf, à l’ancienne, dans un torchon blanc, et les murs étaient à la longue roussis par les fumets, les odeurs de truffes et de chairs fortes. Quand <a href="http://www.france5.fr/emissions/les-escapades-de-petitrenaud" target="_blank">Jean-Luc Petitrenaud</a> venait y déjeuner avec ses copains, on voyait tourner des magnums de bourgogne blanc si vieux qu’ils étaient devenus jaune bouton d’or, et quand les serveurs soulevaient les couvercles des cassolettes de cailles aux truffes, les deux tiers de la salle, d’émotion, en tombaient de leur chaise. C’était vraiment <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Curnonsky" target="_blank">la France à table</a>. Bien sûr, le restaurant avait le culot de rester debout à la mauvaise époque, celle qui succédait à l’an 2000. Michelin, cherchant à repousser le plus longtemps possible le fauteuil à roulettes, pénalisait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une cuisine française de tradition : Gérard Besson fut soumis au supplice chinois de rigueur et <a href="http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/restaurant/paris-1er-gerard-besson_856271.html" target="_blank" class="broken_link">dépouillé de ses étoiles</a> une à une. Et ne parlons même pas des organismes de promotion de la « jeune cuisine ». Les temps étaient durs pour la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sauce_grand_veneur" target="_blank">sauce grand veneur</a>. Maintenant, bien sûr, tout le monde fait du lièvre à la royale, <em>M Le Monde</em> consacre plusieurs pages au <a href="http://www.lemonde.fr/m-gastronomie/visuel/2015/11/10/le-retour-de-la-cuisine-bourgeoise_4806422_4497540.html#/" target="_blank">retour de la cuisine bourgeoise</a>, et plus personne n’ose sourire quand <a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2015/10/09/la-bourse-et-la-vie-ne-plus-inventer-mais-faire/" target="_blank">Daniel Rose</a> sert un pot-au-feu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei.jpg"><img class="alignnone wp-image-89503 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-540x365.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="365" /></a></p>
<p>Mais avant, c’était avant. En 2011, Gérard Besson passe la main et le restaurant prend le nom de <strong>Kei</strong>. Le lieu fait peau neuve, la patine fauve de décennies de gibiers et de truffes fait place à un blanc pur et nacré. Le nouveau propriétaire, <a href="http://www.restaurant-kei.fr/le-chef.html" target="_blank">Kei Kobayashi</a>, est originaire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fecture_de_Nagano" target="_blank">Nagano</a>. Paris fait connaissance avec son visage paisible et sa coiffure pétard orangé. Il mettra un peu de temps à trouver son point d’équilibre. Au bout d’un moment, il faut voir les choses en face : Kei succédant à Gérard Besson n’est pas tant la victoire inéluctable de la modernité qu’une véritable continuité. Kei, sans renier son style, met celui-ci au service d’un hommage à son prédécesseur, auprès de qui il a travaillé quelque temps avant de prendre les commandes. Curieusement, plus le talent de Kei grandit et se manifeste, plus cette filiation apparaît clairement.</p>
<p>À Nagano, où il travaillait dans un restaurant de cuisine française, la viande était déjà sa grande passion. <em>« Si c’est la viande qui t’intéresse, il faut aller en France »</em>, lui dit son chef. Kei va donc en France sans un sou en poche, vit d’une baguette par semaine, écrit et démarche dans toutes les directions. Il finit par entrer chez <strong><a href="http://www.aubergeduvieuxpuits.fr/en/" target="_blank" class="broken_link">Gilles Goujon</a></strong>, à Fontjoncouse (alors une étoile au Michelin). Le second de cuisine veut le mettre au poisson, mais Kei ne rêve que de viande et ne lâche pas facilement le morceau. <em>Puisque c’est comme ça,</em> se dit-il, <em>je ferai de la pâtisserie.</em> Étape suivante en Alsace, chez <strong>Michel Husser</strong>, à l’<a href="http://www.lecerf.com/" target="_blank">hôtel-restaurant du Cerf</a>, à Marienheim, où Kei donne enfin libre cours à sa préférence en découpant des <strong>chevreuils des forêts vosgiennes à la douzaine</strong> et en passant ses jours de congé en stage chez un <strong>boucher</strong> local renommé. On le retrouve ensuite à Paris, sept ans au <strong>Plaza-Athénée</strong>, avant sa rencontre avec Gérard Besson.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-salle.jpg"><img class="alignnone wp-image-89505 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/Kei-salle-540x351.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="351" /></a></p>
<p>Kei, c’est d’abord <strong>une des plus belles salles à manger</strong> de gastro parisien. Un grand rideau blanc ajouré tamise la lumière du jour, donnant à l’espace un aspect diaphane sous le lustre de cristal.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller2.jpg"><img class="alignnone wp-image-89506 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller2-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Tous les codes du restaurant gastronomique sont là, mais sans aucun poids, raideur ou ennui. Il n’y a qu’un sentiment de bien-être et de confort. Pas de solennité, pas d’afféterie, juste du charme. La marque de la sincérité.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89534 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/glaçons-540x359.jpg" alt="glaçons - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>Un <strong>glaçon de shiso pourpre</strong>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Umeshu" target="_blank">umeshu</a> et goutte de saké, fraîcheur et élégance, ouvre d&rsquo;une note vive le menu dégustation.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89535 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/gougères-540x359.jpg" alt="gougères - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>Il est suivi de <strong>gougères</strong> croquantes, d&rsquo;une gourmandise insolente, pleines à craquer d’une crème au gorgonzola et d’une crème au parmesan. Il me semble qu’elles sont légèrement poudrées de cacao. C’est sublime, on en ferait tout un repas. J’ai une amie qui parle d’<strong>orgasme</strong> à chaque fois qu’elle mange quelque chose de bon. Je pense irrésistiblement à elle.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-89536 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/huître-540x359.jpg" alt="huître - à la petite cuillère Sophie Brissaud" width="540" height="359" /></p>
<p>L’huître <a href="http://www.ostra-regal.com/" target="_blank">Ostra Regal</a> (huître sauvage irlandaise, élevée quatre ans par des Bretons) en tartare au bœuf de Galice, accompagnée d’un jus d’herbes, ne fait pas baisser le niveau. Kei a eu la bonne idée d’employer une huître grasse et laiteuse, évitant ainsi au mélange bœuf-huître le côté visqueux qu’il présente trop souvent. Là aussi, on en prendrait bien une autre. Voire deux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salade.jpg"><img class="alignnone wp-image-89511 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/salade-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>On continue avec une <strong>salade mélangée</strong> (Kei est un grand mélangeur de légumes) qui dissimule au fond du bol un morceau de saumon sauvage fumé, puis avec un <strong>filet de rouget</strong> au chorizo et au poireau délicatement <strong>croûté de miso</strong> et accompagné d’une réduction de vin rouge.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rouget.jpg"><img class="size-large wp-image-89538 alignleft" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rouget-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/langoustines1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89524 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/langoustines1-540x361.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="361" /></a></p>
<p>Pour déguster ensuite ces grosses <strong>langoustines fumées au foin</strong>, juteuses, croquantes, parfaites, servies avec un <strong>sauté de champignons</strong> et une sauce homardine.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89513 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller1-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Voici la pièce maîtresse du déjeuner. On n’a pas fini de parler de cet <strong><a href="http://www.marianne.net/oreiller-belle-aurore-100233062.html" target="_blank">oreiller de la belle Aurore</a></strong> façon Kei, qui témoigne de son talent pour les gibiers, les viandes et la pâte. Ce classique lyonnais, ordinairement servi froid (mais pas cette fois), contient seize morceaux de viande et de gibier marinés : entre autres perdreau, lièvre, foie gras, lard de Colonnata. La farce est enrobée d’une fine pâte à pâté, puis d’une délicieuse pâte feuilletée. Double miracle : enfin un pâté chaud où l’on a autant de plaisir à manger le feuilletage que les viandes, et chaque morceau différent est à son <strong>point de cuisson optimal</strong>. Comment fait Kei ? Je ne sais pas.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller4.jpg"><img class="alignnone wp-image-89514 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/oreiller4-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Le pâté est découpé en salle et servi avec une fine <strong>sauce champagne</strong>. Que dire ? Si l’on piquait sur un plan de Paris des marqueurs correspondant à ses meilleurs plats, l’oreiller de Kei aurait le sien.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromage.jpg"><img class="alignnone wp-image-89515 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fromage-540x345.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="345" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin1.jpg"><img class="alignnone wp-image-89525 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin1-540x373.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="373" /></a></p>
<p>Après cela, on apprécie une <strong>mousse de chèvre frais, gelée de cidre, huile d’olive de Sicile et poivre du Viêt-nam</strong>, et cette très jolie <strong>tarte Tatin déstructurée</strong> — oh, si peu ! —, fondante et caramélisée juste ce qu’il faut, accompagnée d’une allumette feuilletée.</p>
<p>La <strong>force culinaire</strong> de Paris tient à la diversité des genres qui la constituent. L’un des plus intéressants me semble être le <strong>petit gastro indépendant</strong>, dont Kei est une parfaite illustration avec sa <strong>cuisine française gourmande, élégante et fluide</strong>. À chaque visite, son talent brille davantage. Kei est un grand, il grandira encore. Et peu de restaurants à Paris sont aussi parisiens que le sien.</p>
<p>Merci à <a href="http://chihiromasui.com/" target="_blank" class="broken_link"><strong>Chihiro Masui</strong></a> pour le complément d&rsquo;information. Soit dit en passant, Chihiro est l&rsquo;auteur d&rsquo;un <a href="http://www.editionsduchene.fr/livre/chihiro-masui-kei-3238896.html" target="_blank" class="broken_link">superbe livre sur Kei</a>, illustré par les photographies de <a href="http://www.richardhaughton.com/" target="_blank">Richard Haughton</a> (éditions du Chêne). Comme ça, vous en apprendrez encore davantage sur ce chef.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin21.jpg"><img class="alignnone wp-image-89526 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tatin21-540x341.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="341" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Restaurant Kei</strong> – 5, rue Coq-Héron, Paris Ier. Tél. 01 42 33 14 74. Métro Louvre. Ouvert du mardi au samedi de 12 h 30 à 13 h 30 (sauf jeudi) et de 19 h 45 à 21 heures. Si vous voulez y réveillonner, sachez que le restaurant est fermé les 24 et 25 décembre et du 28 décembre au 4 janvier 2015 inclus, et ouvert les 26 et 27 décembre. <strong>Menu déjeuner 52€, menu dégustation 96€, menu prestige (caviar et bœuf) 148€.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>À la petite cuillère</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>GrandCœur, la table parisienne de Mauro Colagreco</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2015 07:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère Au dernier paragraphe d’un post tout récent sur Food&#38;Sens, le chef Mauro Colagreco dit quelque chose de très juste et de très sensé à propos à propos d’un énième classement des restaurants mondiaux : « Je ne crois pas que cela ait un sens d’avoir un guide de plus, avec toujours cette idée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/arlequin.jpg"><br />
</a><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/mauro1.jpg"><img class="alignleft wp-image-88846 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/mauro1-540x361.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="361" /></a></h4>
<h4><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie.jpg"><img class="alignleft wp-image-88799 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/A-FS-copie.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>Au dernier paragraphe d’un <a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2015/12/02/creation-dun-classement-francais-des-1000-tables-au-monde-plutot-que-de-contrer-le-fifty-best-ne-va-til-pas-finalement-lui-donner-de-limportance/" target="_blank">post tout récent</a> sur <strong>Food&amp;Sens</strong>, le chef Mauro Colagreco dit quelque chose de très juste et de très sensé à propos à propos d’un énième classement des restaurants mondiaux : <em>« Je ne crois pas que cela ait un sens d’avoir un guide de plus, avec toujours cette idée de dire qui est meilleur que l’autre. Il n’y a pas un meilleur, il y a des cuisines différentes. »</em> Ça paraît l’évidence même, mais on a de la chance d’avoir des chefs de la trempe de Mauro pour nous ramener à l’essentiel, aux bases de la restauration, à l’acte sacré de <strong>faire à manger</strong>. Ces valeurs de simplicité et d’authenticité me rappellent son <strong>pain du Partage</strong>.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/pain-du-partage.jpg"><img class="alignleft wp-image-88847" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/pain-du-partage-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>Le pain du Partage, présenté au début de chaque repas à Mirazur, accompagné d&rsquo;huile d&rsquo;olive </em><em>aux écorces d&rsquo;agrumes et d&rsquo;un poème de Pablo Neruda.</em></p>
<p>Tout cela tombe bien, Mauro fait aujourd’hui l’objet de notre rubrique « À la petite cuillère », dont l’escapade chinoise est finie (jusqu’à la prochaine fois). Tant qu’à revenir dans l’Occident compliqué, autant que ça en vaille la peine. Raison de plus pour vous parler de <strong>GrandCœur</strong>, l’adresse parisienne du chef.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/enseigne.jpg"><img class="alignleft wp-image-88848 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/enseigne-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Rappelons l’essentiel sur <strong>Mauro Colagreco</strong> : cuisinier d’origine argentine aux racines italiennes, doublement étoilé et joliment placé dans la liste des <a href="http://www.theworlds50best.com/" target="_blank"><strong>50Best</strong></a>, ex-Passard boy replanté entre Riviera et Côte d’Azur dans son restaurant <strong><a href="http://www.mirazur.fr/" target="_blank">Mirazur</a></strong> à Menton, à cheval sur la frontière italo-française ; voilà pour le <em>who’s who</em>. Un style très individualisé, inspiré, généreux, poétique ; une cuisine latine, ouverte au monde, arc-en-ciel, nourrie d’influences sud-américaines et méditerranéennes. Je n’ai pas employé le terme « replanté » par hasard, car avec Mauro, on pense toujours à la botanique, au fruit, à la fleur, à la luxuriance. Je ne parle pas seulement du magnifique <strong>potager</strong> que Mauro cultive chez lui à Menton, mais aussi du charme agreste de ses assiettes, de sa façon de traiter le végétal comme une œuvre d’art. À chaque fois qu’on s’approche de l’univers de Mauro, quelque chose de <strong>magique</strong> n’est pas loin. Ces quelques images d’un repas à Mirazur, je crois, en témoignent.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-88850 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tortellini-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /><img class="alignleft wp-image-88851 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/arlequin-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Deux plats servis au Mirazur : tortellini et arlequin de légumes.</em></p>
<p>Cet univers aurait pu rester dans le Sud, mais Paris a bénéficié d’une grâce. Depuis le printemps 2015, avec l’aide de <a href="http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2015/04/14/le-pounti-de-julien-fouin_4613023_4497319.html" target="_blank"><strong>Julien Fouin</strong></a>, éditeur et créateur de restaurants (<a href="http://www.glou-resto.com/" target="_blank">Glou</a>, <a href="http://jaja-resto.com/" target="_blank">Jaja</a>, <a href="http://www.beaucoup-resto.com/" target="_blank">Beaucoup</a> et quelques autres), Mauro a son restaurant dans le Marais.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fenêtres.jpg"><img class="alignleft wp-image-88853 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/fenêtres-540x375.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="375" /></a></p>
<p>La nature profondément latine du chef ne pouvait trouver meilleur cadre que cette cour historique partagée avec le <strong>Centre de danse du Marais</strong>, dont les entrechats et autres levés de cuisse se laissent admirer à toute heure à travers les hautes fenêtres, au son du piano et du jazz. Mais rien de tout cela ne saurait nous distraire de l’élégante cuisine de Mauro.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/passe.jpg"><img class="alignleft wp-image-88852 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/passe-540x356.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="356" /></a></p>
<p>Je reviendrai plus en détail une autre fois sur GrandCœur, car ma visite coïncidait avec une occasion spéciale, un de ces dîners collaboratifs dont raffole ce chef épris de partage : je n’oublierai jamais le menu à quatre mains qu’il réalisa avec <a href="http://restaurantandre.com/" target="_blank" class="broken_link"><strong>Andre Chiang</strong></a> de Singapour en juillet 2014. Mais ce soir-là, Mauro nous proposait un <strong>10 Manos</strong> (dix mains) en cinq plats avec quatre autres chefs argentins (<strong>Narda Lepez</strong>, <strong>Fernando Trocca</strong>, <strong>German Martitegui</strong>, <strong>Guido Tassi</strong>), <strong>Tato Giovannoni,</strong> meilleur barman d’Amérique latine, et la sommelière <strong>Paz Levinson</strong> qui nous fit déguster quelques superbes crus blancs et rouges de la région de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Mendoza" target="_blank">Mendoza</a>.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/mauro2.jpg"><img class="alignleft wp-image-88854 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/mauro2-540x350.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="350" /></a></p>
<p>L’événement mobilise la communauté argentine de Paris. Il fait encore tiède à Paris cet automne, la terrasse déjà très latine se latinise encore davantage. On n’est plus vraiment à Paris, mais on se sent bien au cœur du Marais. C’est déjà du plaisir.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/cocktail1.jpg"><img class="alignleft wp-image-88855 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/cocktail1-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Le plaisir s’accentue avec deux savoureux cocktails, tout en subtilité et en amertume, concoctés par Tato Giovannoni. Agrumes, maté, plusieurs variétés de tomate…</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/soupe.jpg"><img class="alignleft wp-image-88856 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/soupe-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p>Une spécialité de Mauro, cette <strong>soupe de poissons de roche</strong> servie avec un toast à l’aïoli : une perfection. Bouillon savamment réduit, cuisson des poissons au juste point…</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tortilla.jpg"><img class="alignleft wp-image-88860 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/tortilla-540x349.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="349" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/steak.jpg"><img class="alignleft wp-image-88857 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/steak-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/courge.jpg"><img class="alignleft wp-image-88858 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/courge-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/soleria.jpg"><img class="alignleft wp-image-88861" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/soleria-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="525" /></a>Après le <strong>bœuf argentin</strong> servi avec haricots et maïs grillé, un dessert de <strong>courge confite</strong> servie avec un yaourt de brebis. Croquant et onctueux, excellent accord avec le <strong>soleria</strong>, étonnant liquoreux orangé obtenu (comme son nom l’indique) par la technique de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Solera" target="_blank">solera</a>.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rafael.jpg"><img class="alignleft wp-image-88859" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/12/rafael-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="525" /></a>Quand Mauro ne convie pas d’autres chefs à œuvrer avec lui, <strong>Rafael Gomes</strong>, naguère son sous-chef à Mirazur, est aux commandes, assisté du Sicilien <strong>Nino Laspina</strong>. La carte nous fait faire un tour de France, d’Europe et du monde : poisson en escabèche aux agrumes ; burrata des Pouilles et marmelade de tomates confites ; tarte aux cèpes, noisettes du Piémont et taleggio ; et cette fameuse soupe de poissons de roche. Les desserts ont la sagesse de rester simples : tarte tiède aux coings, glace au lait cru ; crème caramel au <em>dulce de leche</em> ; poire au vin épicé, crème Chantilly.</p>
<p>Nous aurons l’occasion de reparler ici de GrandCœur, car tout ce glamour ne doit pas vous faire oublier que le lieu est aussi fort pratique : les <strong>menus du déjeuner</strong> sont une affaire, et l’on peut aussi venir <strong>goûter l’après-midi</strong> (soupe du jour, terrine, club sandwich, salade…). Parfait pour une halte entre musée Picasso ou Carnavalet et expo à Beaubourg.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>GrandCœur</strong>, 41, rue du Temple, Paris IVe. Tél. : 01 58 28 18 90. Métro Rambuteau. Ouvert du mardi au jeudi de midi à 23 heures, vendredi et samedi de midi à 23 h 30, et le dimanche de midi à 18 heures. Menus déjeuner servis du mardi au vendredi : 23€ (entrée-plat ou plat-dessert) et 30€ (la totale), carte environ 55€, carte du goûter environ 15€.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>À la petite cuillère</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Chaozhou : à l&#8217;origine du phò &#8211; &#8216;À la petite cuillère&#8217; en Chine</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2015 08:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère Il faut un peu de culot, je l’admets, pour faire un post sur une adresse en Chine. Mais &#8216;À la petite cuillère&#8217; voyage souvent, et les restaurants de Paris, après tout, ne sont pas non plus accessibles à tout le monde. Le jour où je conseillerai un restau à Sète, ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl4.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88390" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl4-540x350.jpg" alt="bowl4" width="540" height="350" /></a><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie4.jpg"><img class="alignleft wp-image-88112 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie4.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>Il faut un peu de culot, je l’admets, pour faire un post sur une adresse en Chine. Mais &lsquo;À la petite cuillère&rsquo; voyage souvent, et les restaurants de Paris, après tout, ne sont pas non plus accessibles à tout le monde. Le jour où je conseillerai un restau à <strong>Sète</strong>, ce sera dur pour les lecteurs de Roubaix. J’exagère un peu, mais tel est l’esprit de cette rubrique : <em>une excellente adresse est toujours bonne à prendre, où qu’elle se trouve</em>. Cette question réglée, j’en profite pour frapper encore plus fort que la dernière fois, puisque je ne connais ni l’adresse ni le nom de ce restaurant. Je peux juste vous dire qu’il est à <strong>Chaozhou</strong>, en Chaoshan, région située à l’est du Guangdong, et que l’enseigne se lit à peu près ainsi : <em>(Nom du patron) + soupe de nouilles avec tout ce qui peut se manger dans le bœuf</em>. Vous avez ma permission pour montrer l&rsquo;inscription ci-dessous à votre chauffeur de taxi ou de vélo-pousse : soyez tranquille, il connaît.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/enseigne.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88407" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/enseigne-540x339.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="339" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bois.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88391" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bois-540x355.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="355" /></a><em>Bois sculpté de Chaozhou : des crabes dans une nasse.</em></p>
<p>Parenthèse culturelle importante pour ce qui va suivre : le Chaoshan est le lieu d’origine d’une vaste <strong>diaspora</strong> implantée à Singapour, en Malaisie, à Hong Kong, au Cambodge, en Thaïlande et au Viêt-nam, sans oublier la Californie et la France. Cette communauté est appelée <strong>Teochew </strong>ou<strong> Chiu Chow</strong>, noms diasporiques de la ville de Chaozhou. Celle-ci est célèbre pour sa musique, son opéra, sa délicate <strong>sculpture sur bois</strong>, ses merveilleux thés oolong <a title="Fenghuang dancong" href="http://www.jingteashop.com/cat-jing-tea-shop-dancong-tea.cfm" target="_blank" class="broken_link"><strong>Fenghuang dancong</strong></a> et sa gastronomie originale, usant d’herbes et de condiments que l’on n’associe pas ordinairement à la Chine (fenouil, basilic, menthe, galanga, citronnelle, sauce de poisson…). Les fruits de mer et la <strong>viande de bœuf</strong> y sont à l’honneur. Difficile de résumer en quelques phrases une tradition culinaire d’une telle richesse ; ce qu’il faut en retenir, c’est que l’élément teochew dans les cuisines de la diaspora chinoise ne doit jamais être sous-estimé. Allons manger un bol de soupe et vous comprendrez mieux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/vue-densemble.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88392" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/vue-densemble-540x373.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="373" /></a>Si manger une soupe de nouilles au petit déjeuner est trop <em>borderline</em> pour vous, essayez au moins d’arriver tôt. Passé 11 heures, les files d’attente n’en finissent plus et les affamés débarquent par autocars entiers. Les habitués savourent, le nez dans leur bol. Quelque chose me dit que ça va être grand.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/resto-salle.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88393" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/resto-salle-540x362.jpg" alt="resto-salle" width="540" height="362" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/noodlestall1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88395" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/noodlestall1-540x359.jpg" alt="noodlestall1" width="540" height="359" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/mifan.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88394" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/mifan-540x359.jpg" alt="mifan" width="540" height="359" /></a>Il n’y a donc qu’un plat et la prise de commande se résume au choix des nouilles (non, vous pouvez chercher, il n’y a pas de contrepèterie). <strong>Nouilles de riz fines, nouilles de blé, nouilles de riz larges</strong>. Des <strong>pousses de soja vert</strong> (haricot mung) et un grand plat de <strong>bœuf cru tranché en fines lamelles</strong>. Ça, c’est la mise en place. Petite impression de déjà-vu ? Attendez la suite.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cook1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88397" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cook1-540x381.jpg" alt="cook1" width="540" height="381" /></a>La cuisine s’organise autour d’une grande marmite de <strong>bouillon de bœuf</strong> chauffée à blanc, de deux passoires de fil métallique (araignées) et d’une louche.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-88399" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl1-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="510" /></a>Avec la première araignée, on cuit les nouilles rapidement dans le bouillon, puis on les égoutte et on les débarrasse dans un bol. Le feu sous la marmite est si fort qu’il est impossible de s’en approcher. Les cuisiniers doivent être naturellement <strong>ignifugés</strong>, sinon je n’y comprends rien.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cook2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88400" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cook2-540x350.jpg" alt="cook2" width="540" height="350" /></a>La seconde araignée sert à agiter le bœuf cru trois secondes dans le bouillon, pas plus. Le cuistot le dépose sur les nouilles, ajoute lamelles de tripes (les quatre estomacs s’il vous plaît), bœuf cuit, langue bouillie, peau, tendon et boulettes de bœuf, ainsi qu&rsquo;une grosse poignée de pousses de soja. Ça vous rappelle quelque chose, non ? Parce qu&rsquo;à moi, <strong>oui.</strong></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl21.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-88401" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bowl21-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="510" /></a>Il ne reste plus qu’à ajouter les condiments. L’opération n’a pas pris plus de trente secondes.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/beefsoup1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88402" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/beefsoup1-540x352.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="352" /></a>Les bols arrivent enfin sur notre table, garnis de <strong>céleri chinois</strong>, de ciboule et de <strong>galanga</strong> râpé dont les parfums se mêlent à la bonne odeur de bœuf. Une coupelle de condiment <strong>char sha</strong> et une autre de sauce pimentée accompagnent l&rsquo;ensemble. On a faim, on se brûle la gueule malgré les 31 degrés ambiants. Les gens de Chaozhou mangent très chaud et boivent leur thé bouillant. Pour faire le thé, ils saisissent à mains nues la porcelaine brûlante. Après examen, je crois que c’est parce qu’ils ont <strong>toujours faim</strong> et <strong>toujours envie de boire du thé</strong>. Comme ils ne peuvent pas attendre, ils sont devenus insensibles à la chaleur.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/beefsoup2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88403" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/beefsoup2-540x353.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="353" /></a><strong>Huang</strong>, notre hôte, est bien de Chaozhou : il se plie en quatre pour que ses invités soient bien nourris. Plusieurs fois il prendra dans son bol, avec ses baguettes, des lamelles de langue de bœuf pour les déposer dans le mien. La langue, c&rsquo;est le morceau du roi et il le sait. Plus tard, à Feng Huang, il me demandera, en plein dîner : <em>« Plus tard dans la soirée, tu voudras dîner de nouveau ? »</em> J’ai souvent été régalée dans ma vie, mais celle-là, on ne me l’avait pas encore faite.</p>
<p>Je crois qu’il est temps de dire les choses. Prenez un <em>ph</em><em>ở</em> vietnamien, retirez le quartier de citron, les piments frais et la touffe d’herbes, et vous avez la même formule. Je fais part de mes réflexions à Jing. <em>« Les gens de Chaozhou disent que le phở vient de là »</em>, répond-elle sobrement. En effet, il n’est pas difficile d’imaginer le rôle qu’ont pu jouer les Teochew dans l’apparition de cette soupe en Viêt-nam du Nord à la fin du XIXe siècle (le même que celui qu&rsquo;ils ont joué ailleurs en Asie du Sud-Est). C’est le bœuf cru qui m’a convaincue. Pourtant, sur Internet, tous les sites consultés attribuent au plat une origine purement indigène, concédant des influences chinoises (très allusives et jamais définies) et surtout françaises : la viande de bœuf, disent-ils, n’aurait rien d’asiatique, mais son usage dans le <em>ph</em><em>ở</em> devrait tout au pot-au-feu des colons français. Permettez moi de douter de ce dernier point, car il faudrait que les Français n’aient eu qu’une chose en tête en arrivant dans ce pays tropical : <strong>faire du pot-au-feu comme des forcenés</strong>. Un peu comme s’ils avaient cédé à une furie de cassoulet en s’installant en Afrique occidentale. Ensuite, ça n’explique ni la viande crue, ni les tripes, ni les tendons, ni les boulettes, ni les nouilles de riz, <strong>ni rien en fait.</strong> Enfin, pour nier le caractère asiatique de la viande de bœuf, il faut n’avoir jamais vu le Chaoshan et ses troupeaux de <strong>vaches et de veaux couleur chocolat</strong> paissant dans les prés et les rizières. Ça fait des siècles qu&rsquo;on mange du bovidé dans ces parages. Ce que je veux bien admettre, c’est que l’appétit des colons français d’Indochine pour la viande rouge ait contribué au développement de la boucherie, et donc de cette soupe, devenue plat national du Viêt-nam une fois adaptée et sublimée par le génie local et déclinée en versions différentes du Nord au Sud. Mais le fait qu’aucune des sources ne mentionne ne fût-ce que l’éventualité d’une origine teochew (alors que les Teochew, eux, n’ont aucun doute à ce sujet) rend cette historiographie d’autant plus suspecte qu’elle est souvent assortie de l&rsquo;argument <em>« personne ne connaît au juste l’origine du phở »</em> qui sent bien la noyade de poisson.</p>
<p>Les gens du Chaoshan ne sont pas adeptes de la gloriole. Ils aiment bien vivre, bien travailler, et surtout manger ; s’intéressent aux plantes, aux fleurs et aux arbres, font les meilleurs thés oolong, sont champions absolus en nouilles, connaissent leur histoire et ont suffisamment contribué à enrichir la cuisine mondiale pour ne pas se vanter de faits imaginaires. Je leur fais donc confiance quand ils revendiquent la paternité du <em>ph</em><em>ở</em>, que celle-ci soit documentée ou non. La réécriture de l&rsquo;histoire, même en cuisine, ne m&rsquo;étonne pas, ni les idées vagues que l&rsquo;on grave peu à peu dans le marbre. (Sur ce dernier point, je pense à certains cuisiniers français qui, dans les années 50, paraissent avoir fabriqué de toutes pièces l’identité coloniale du plat).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/ducks2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-88405" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/ducks2-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>À quelques pas se trouve une échoppe dont la charmante patronne vend des <em>bo-bia</em> (rouleaux de printemps frits) et un très joli <strong>dessert</strong> dont Jing n’a pas réussi à me traduire le nom. <em>« C’est bizarre, dit-elle. Il y a </em>riz gluant<em> et </em>canards<em>, mais ça ne contient pas de canard. »</em> De gros dumplings luisants et moelleux fourrés à la pâte de soja sont pochés dans l’eau frémissante et servis dans un sirop léger de sucre candi en mode <strong>huit trésors</strong> (champignon blanc, champignon noir, œuf de caille, noix de gingko, datte rouge, graine de lotus, patate douce et longan séché). C’est bon, bienfaisant et rafraîchissant, parfait pour la longue route torride qui nous mènera ensuite vers <strong>Fenghuang</strong>.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/ducks3.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-88404" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/ducks3-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="525" /></a>Jing demande tout de même des éclaircissements : <em>« Le nom ? </em>lui répond la dame.<em> C’est parce que les dumplings ressemblent à des petits canards quand ils nagent en rond dans la marmite. Et ils ont même une petite excroissance pointue qui rappelle la queue des canards. »</em> Ah oui, vu comme ça, évidemment.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>- À la petite cuillère -</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud.</p>
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		<title>Où manger de l’oie rôtie à Canton &#8211; &#8216;à la petite cuillère&#8217; en Chine</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 06:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dongguan-rest.jpg"><img class="alignnone wp-image-88184 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dongguan-rest-540x360.jpg" alt="dongguan rest" width="540" height="360" /></a></h4>
<h4><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><img class="alignleft wp-image-88112 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie4.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" />Cette fois-ci, <strong>À la petite cuillère</strong> vous emmène plus loin, plus à l’est que le Piémont et ses truffes, et c&rsquo;est pour vous donner une très bonne adresse. Un séjour à <a title="Guangzhou" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_(Chine)" target="_blank"><strong>Guangzhou</strong></a> (Canton) est l’occasion de se taper la cloche, mais mes hôtes ont deux jeunes enfants dont un bébé de huit mois, plus un braque de Weimar encore adolescent, ce qui veut dire que nous n’aurons pas l’occasion, cette fois, de sortir au restaurant le soir. Des pauses déjeuner restent possibles, c’est pourquoi je peux écrire cette brève chronique d’un de mes restaurants préférés tous pays confondus, celui que Jing et Seb appellent couramment <em>goose noodles</em>. La question se pose au moins une fois par semaine au moment de nous rendre à Jiang Nan Xi, quartier très animé où officie leur maître de thé : « Et on va manger où ? — <em>Goose noodles</em>, non ? » Personne ne dit jamais non.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/oie2.jpg"><img class="alignnone wp-image-88187 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/oie2-540x324.jpg" alt="oie2" width="540" height="324" /></a></p>
<p>Parce que ces <em>goose noodles</em>, ces nouilles à l’oie rôtie, c’est un sacré truc. Pour moi, ça enfonce profondément tous les <strong>canards laqués</strong> du monde, y compris le pékinois, dont j’ai pourtant eu de très belles interprétations. Je dirais que le canard laqué pékinois est un bon exemple de la retenue culinaire du Nord : c’est bon, c’est raffiné, mais ce n’est pas <strong>orgiaque</strong>, ça rigole pas. C’est un plat précis, protocolaire : saisir une crêpe, doser la quantité exacte de peau de canard, de filaments de ciboule, de sauce, puis rouler proprement la crêpe sans s’en mettre partout et la croquer le petit doigt levé. Tandis que l’oie rôtie cantonaise (<em>siu e</em>), c’est gras, doré, moelleux, juteux, ça bâfre, ça exulte, c’est immodéré, ça rend heureux, c’est le Sud, c’est cantonais quoi. En VO le plat s’appelle <em>siu e laifen</em>, mais pour commander, dites<strong> <em>siu e lai</em></strong> (accent montant sur <em>siu</em>, légèrement descendant sur<em> e</em> d’ailleurs prononcé plus proche de « o », ensuite c’est carrément la descente à ski sur piste noire, le <em>a</em> de <em>lai</em> s&rsquo;étirant vers les tonalités basses comme un élastique :<em> laaaaaaaai</em>). (Qu’est-ce que j’aimerais parler cantonais ! La langue qui ressemble à un tour de montagnes russes.)</p>
<p><strong><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie4.jpg"><img class="alignnone wp-image-88186 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/logo1-540x337.jpg" alt="logo" width="540" height="337" /></a></strong></p>
<p>Infos pratiques : pour manger du <em>siu e lai </em>à Guangzhou, prenez le métro et sortez à <strong>Jiang Nan Xi.</strong> Au numéro 105 de la rue du même nom, vous trouverez un restaurant à façade jaune et marron. Vous y distinguerez un petit <strong>logo en forme d’oie</strong>, que voici. La façade du restaurant a changé, mais le logo y est toujours. On peut traduire l’enseigne par « Nouilles à l’oie rôtie traditionnelles de Houjie à Dongguan ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/charsiu.jpg"><img class="alignnone wp-image-88188 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/charsiu-540x348.jpg" alt="charsiu" width="540" height="348" /></a><em>Travers de porcelet rôti laqué, si vous n’êtes pas </em>in the mood for goose<em>. Le </em>char siu<em> aussi est exceptionnel.</em></p>
<p>Explication : <a title="Dongguan" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dongguan" target="_blank"><strong>Dongguan</strong></a> est une petite ville du Guangdong (petite au sens chinois : six millions et demi d’habitants) située dans le delta du fleuve des Perles, entre <strong>Hong Kong</strong> et Guangzhou. Sa gastronomie est réputée, portant principalement sur les produits de la mer et des eaux, l&rsquo;oie et d&rsquo;excellentes saucisses. Il convient de noter que les oies du Guangdong sont une espèce particulière, plus petites que l&rsquo;oie commune. Leur chair est d&rsquo;une finesse incomparable, supérieure à celle de tout autre palmipède. Côté goût, une oie rôtie-laquée vaut dix canards : les restaurants spécialisés dans l&rsquo;oie affichent dans la salle des instructions pour distinguer visuellement une oie d&rsquo;un canard, car certains officiants sans scrupules cherchent parfois à faire passer le second pour la première. <strong>Houjie</strong> est un faubourg de Dongguan dont la spécialité est l’oie rôtie servie sur un bol de nouilles <strong><em>laifen</em></strong> (pâtes de riz épaisses et élastiques) dans un bouillon. Restaurant modeste et bon marché, tout célèbre qu’il soit, il a bénéficié voici deux ans d’une spectaculaire rénovation qui l’a fait passer du statut de gargote graisseuse et mal éclairée où l’on se tapait la cloche en essayant de fermer les yeux sur le reste à celui de restaurant moderne à peu près clean, sans sacrifier la qualité des plats. Il est ouvert <strong>24 heures sur 24</strong> et les habitués ont tendance à s’y attarder pendant des heures (il y a le wifi, si ça vous intéresse).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/gooseheads.jpg"><img class="alignnone wp-image-88189 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/gooseheads-540x381.jpg" alt="gooseheads" width="540" height="381" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Si vous aimez les têtes d’oie, vous êtes au bon endroit.</em></p>
<p>Outre les oies rôties qu’il débite au quintal, y compris foies, têtes et côlons, le restaurant offre une carte assez courte de spécialités de Dongguan et du Sud cantonais (<a title="congee" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Congee" target="_blank">congee</a> aux racines médicinales, soupe de <a title="wonton" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Wonton" target="_blank"><em>wonton</em></a>, <a title="char siu" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Char_siu" target="_blank"><em>char siu</em></a>, lait double-peau (<a title="shuang pi nai" href="http://www.deliciousconquests.com/2011/09/double-skin-milk-pudding.html" target="_blank" class="broken_link"><em>shuang pi nai</em></a>), pudding tapioca-mangue, etc.) et une splendide sauce pimentée maison que l’on peut acheter en bocal.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/poulet-hainan.jpg"><img class="alignnone wp-image-88191 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/poulet-hainan-540x356.jpg" alt="poulet hainan" width="540" height="356" /></a></p>
<p>Nous y étions hier. Jing a pour une fois fait l’impasse sur l’oie, choisissant un <strong>poulet de Hainan au riz</strong> avec sa sauce gingembre-ciboules. Celle-ci était étalée sur le poulet au lieu d’être servie à part comme c’est l’usage. Le riz n&rsquo;était pas sauté dans la graisse du poulet et la sauce, aussi, était trop huileuse. Mais bon, on est de Dongguan ici, pas de Hainan ni de Singapour. Il vaut mieux se concentrer sur les spécialités locales.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/goose.jpg"><img class="alignnone wp-image-88190 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/goose-540x349.jpg" alt="goose" width="540" height="349" /></a></p>
<p>Notre oie était nickel. Nous l’avons commandée avec du riz au lieu de nouilles (<strong><em>siu e fan</em></strong>). Le plat est tout simple : du riz, de l’oie, un demi-œuf dur cuit dans le jus de l’oie et quelques feuilles de laitue sautée.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/teahouse1.jpg"><img class="alignnone wp-image-88193 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/teahouse1-540x363.jpg" alt="teahouse1" width="540" height="363" /></a></p>
<p>Après un tel festin, heureusement, la <strong>maison de thé</strong> n’est qu’à quelques pas. Pour faire passer tout ça, on va siroter un vieux <strong><a title="pu-er" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pu-erh" target="_blank">pu-er</a></strong> bien costaud, le genre qui fait pousser les poils, suivi d’un <strong>oolong</strong> &lsquo;cannelle&rsquo; <em>rou gui</em> des monts Wuyi.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-88192 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/plan-540x326.jpg" alt="plan" width="540" height="326" /></p>
<p>Un petit plan qui va bien, ce sera plus facile (si vous allez à Canton, évidemment).<br />
Directions sur Google+</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Traditional Dongguan Houjie Roast Goose Laifen.</strong> 105 Jiangnan Xi Lu (rue Jiangnan Ouest), district de Haizhu, Guangzhou, Guangdong, république populaire de Chine. Tél. : +86 20 8441 2310. Ouvert tous les jours et à toute heure, sans interruption. Métro Jiangnanxi sur la ligne 2.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>- À la petite cuillère &#8211;<br />
</strong>Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Alba, Piémont : l&#8217;Asta del Tartufo, enchères mondiales de la truffe blanche</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2015 13:14:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ À la petite cuillère Mmm, fait faim, je me ferais bien un petit casse-croûte. Un sandwich, tiens : deux tranches de pain et une truffe blanche d&#8217;Alba à 32 000 euros. Ça serait au poil. C’est pourquoi je me suis rendue le week-end dernier à la 16e Asta mondiale del tartufo bianco d’Alba (16e édition de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/écriteau.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87932" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/écriteau-540x360.jpg" alt="écriteau" width="540" height="360" /></a></p>
<h4><span style="color: #ff0000;"> À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie2.jpg"><img class="alignleft wp-image-87706 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie2.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a></p>
<p>Mmm, fait faim, je me ferais bien un petit casse-croûte. Un sandwich, tiens : deux tranches de pain et une <strong>truffe blanche d&rsquo;Alba</strong> à 32 000 euros. Ça serait au poil. C’est pourquoi je me suis rendue le week-end dernier à la 16e <a title="Asta mondiale del tartufo bianco d'Alba" href="http://www.castellogrinzane.com/it/asta-tartufo" target="_blank">Asta mondiale del tartufo bianco d’Alba</a> (16e édition de la grande vente caritative de truffes blanches d’Alba), espérant me trouver une petite truffe pas chère et faire progresser la compassion humaine du même coup : win-win.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/paysage.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87934" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/paysage-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Donc direction les <strong>Langhe</strong>, région du Piémont mondialement connue pour ses truffes, ses vins (<strong>barolo, barbaresco</strong>), ses <strong>noisettes</strong> et ses splendides paysages qui deviennent carrément grandioses en automne.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/grinzana.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87935" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/grinzana-540x358.jpg" alt="grinzana" width="540" height="358" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/château.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87937" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/château-540x360.jpg" alt="château" width="540" height="360" /></a>L’événement a lieu dans le petit village de <strong>Grinzane d&rsquo;Alba</strong>, au château Grinzane-Cavour, ainsi nommé parce que <a title="Camillo Cavour" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camillo_Cavour" target="_blank">Camillo Cavour</a>, futur Père de la nation italienne, y fut maire dans sa jeunesse sous la forte influence de son riche et influent papa. Celui-ci, trouvant son fils un peu trop bambocheur, le privait ainsi des plaisirs de Turin. Cavour était aussi un <em>womanizer</em> de première, dans la catégorie « sentimental » : on retrouva en effet au château de Grinzane une montagne de lettres d’amour de mains féminines, toutes en français. Voilà pour la petite histoire.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/mot-de-passe.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87938" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/mot-de-passe-540x361.jpg" alt="mot de passe" width="540" height="361" /></a>La truffe blanche, c’est l’or, le platine, la pierre philosophale du Piémont ; ce n’est pas rien. On a mis les formes. Mot de passe ? <em>(Hésitation.)</em> <strong>TARTUFO !</strong> s’écrient les gardes, rigolards, en décroisant leurs hallebardes. On aurait pu y penser.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bandiere.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87936" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bandiere-540x363.jpg" alt="bandiere" width="540" height="363" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/sbandiera.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87941" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/sbandiera-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/chevaliers.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87940" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/chevaliers-540x763.jpg" alt="chevaliers" width="351" height="496" /></a>Les banderoles s’envolent, le rouge est mis ; rien ne manque, jusqu’aux chevaliers de Malte.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/senatore.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87949" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/senatore-540x349.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="349" /></a>L’enchère se déroule à l’auditorium, dans les tréfonds de la forteresse. Tout le monde y va de son petit speech, y compris Monsieur le sénateur. Cette année, les fonds collectés iront à la Fondazione Nuovo Ospedale Alba Bra Onlus ainsi qu’à l’association <a title="Mother's Choice" href="http://www.motherschoice.org/en/" target="_blank">Mother’s Choice</a> de Hong Kong, qui prend soin des orphelins et des jeunes mères en difficulté.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/presentateur.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87946" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/presentateur-540x366.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="366" /></a>Un à un, les onze lots de truffe blanche sont révélés au public. Chacun, composé d’une truffe ou de plusieurs cavées en même temps, est accompagné de deux ou trois prestigieux magnums ou doubles magnums de vieux barolo ou barbaresco. Je reviendrai une autre fois sur l’accord vins-truffe blanche. Le présentateur <strong>Enzo Iacchetti</strong> (qui a fait de la télé) virevolte à travers la salle, faisant admirer ses diamants fauves (je parle des truffes, ne soyez donc pas mal élevés).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/roca.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87948" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/roca-516x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="543" /></a>Cette année, la distinction d’Ambassadeur de la truffe blanche d’Alba dans le monde est décernée à <strong>Joan Roca</strong>, chef du restaurant triplement étoilé et fifty-besté El Celler de Can Roca à Gérone (Catalogne).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/Rana.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87947" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/Rana-540x332.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="332" /></a>Un aspect insolite de ce type d’enchère, portant sur un produit déjà très cher qui va franchir une espèce de <strong>mur du son</strong> monétaire, est que la montée des prix n’est pas exactement corrélée à la taille des truffes : ça s’élève inexorablement, vertigineusement, en flèche. Une liaison est établie par Internet avec un restaurant de New York et un autre à Hong Kong. Elle n’est pas facile à assurer. New York disparaîtra assez vite de l’écran, mais Hong Kong remportera des lots et même le dernier, l’apothéose. Ci-dessus, M. <strong>Giovanni Rana</strong> (mais oui, celui des raviolis au rayon frais ! ZE Giovanni Rana ! Il existe !) emporte un lot de truffes de <strong>620 g</strong> pour <strong>12 000 euros</strong> <em>(gasp !)</em>.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dadong.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87944" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dadong-540x352.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="352" /></a>Bon, c’est bien beau tout ça, mais ça ne me donne pas mon casse-croûte. Mince, je viens de me faire doubler par <a title="Da Dong" href="www.dadongdadong.com/en/" target="_blank"><strong>Da Dong</strong></a>. Le magnat (sans jeu de mots *), le géant (dans tous les sens du terme) du canard laqué à <strong>Beijing</strong>, vient de me souffler <strong>MA truffe de 520 g</strong>, celle que je voulais dans mon sandwich, pour <strong>32 000 euros</strong>. Vous voyez ce que je veux dire sur la proportion poids-prix ? Da Dong, au cours de cette vente, emportera deux lots.<br />
(* Magnat, <em>Tuber magnatum</em> = truffe blanche du Piémont, c’est drôle hein ? Non ? NON ?)<br />
C’est pas encore avec ça que je vais l&rsquo;avoir, mon casse-croûte.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/paparazzi.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87945" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/paparazzi-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Da Dong qui se déplace, et pour de la truffe en plus, c’est de l’événement, ça remue de l’air, ça fait de l’empreinte carbone meumeu quoique humanitaire. Tant et si bien que les <strong>paparazzi</strong> paparazzent.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/caravaggio.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87950" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/caravaggio-540x759.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="350" height="492" /></a>Les lots sont mis en scène façon Caravage pour les photos de presse. La vente, cette année, a rassemblé<strong> 287 500 euros</strong>. Le lot final, un spécimen de <strong>900 grammes</strong>, a été remporté pour <strong>100 000 euros</strong> par un entrepreneur de Hong Kong, en compétition avec Da Dong et Giovanni Rana, qui se sont révélés les enchérisseurs les plus âpres. Et moi, je vois mon casse-croûte s’envoler à tire-d’aile.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/barolo.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87951" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/barolo-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Soulagement : un déjeuner tardif est organisé dans la grande salle des Masques. On y boit, surprise, du barolo. Et on y goûtera de la truffe blanche, beaucoup de truffe blanche.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/plin.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87952" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/plin-540x347.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="347" /></a>Comme pour me consoler de mon sandwich perdu, une râpeuse de truffe vient jouer de la mandoline sur mon assiette d’<a title="agnolotti al plin" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Agnolotti" target="_blank"><em>agnolotti al plin</em></a>. Elle râpe avec tant de passion que <em>pouf !</em> un gros morceau (environ 10-12 g) de truffe blanche s’échoue dans mon assiette. Bête et disciplinée, et encore étourdie des sommes atteintes par ces tubercules lors de la vente, je ramasse le morceau. Pensez-vous, elle s’en fiche ! C’est tombé, c’est tombé ! Un <strong>cadeau du ciel</strong>, ça ne se rend pas. Et comme j’essaie d’être une dégustatrice méthodique, je finis mon assiette avant de croquer le cadeau, afin de mieux en évaluer le goût. La truffe blanche, en effet, on n’est pas censé la croquer. Elle est toujours râpée, en fins copeaux, sur des aliments de préférence tièdes et non chauds car son arôme est très volatile, raison pour laquelle il faut aussi manger vite. On est envahi par des senteurs magnifiques qui se diffusent, comme un grand thé chinois, dans plusieurs directions : gorge, thorax, fosses nasales, sinus, oreilles. Mais croquée, cette truffe blanche se révèle en fait assez proche de la truffe noire, avec un parfum un peu plus volatil et un goût extraordinaire, noisetté, aillé, boisé, en couches superposées, complexe et d’une grande longueur. Elle gagne en fait à être croquée (mais vous avez vu les prix ?).</p>
<p>Finalement, c’était beaucoup mieux qu’un sandwich. Chaleureux remerciements à l’<a title="Enoteca Regionale Piemonte Cavour" href="http://www.castellogrinzane.com/it/enoteca" target="_blank">Enoteca Regionale Piemonte Cavour</a>/<a title="Office de tourisme Langhe-Monferrato-Roero" href="http://www.tartufoevino.it/" target="_blank">Office de tourisme Langhe-Monferrato-Roero</a>, à Nadia qui nous a guidés avec une immense gentillesse, et au cher ami <a title="Andrea Petrini" href="http://www.four-magazine.com/articles/1143/andrea-petrini" target="_blank">Andrea Petrini</a>.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>- À la petite cuillère -</strong><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud.</p>
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		<title>AG Les Halles, Paris : l’autobus redémarre, Alan Geeam au volant</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2015 21:14:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la petite cuillère J’aime l’automne parce que c’est la saison des pommes, des champignons, des courges, des châtaignes et des ouvertures de restaurant. Bon, les restaurants ouvrent un peu tout le temps, c’est vrai, mais cette sensation de reprise des affaires, de fructification n’appartient qu’à cette saison. Et parmi les ouvertures de cet automne, celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/salle2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87586" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/salle2-540x356.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="356" /></a><span style="color: #ff0000;">À la petite cuillère</span></h4>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie1.jpg"><img class="alignleft wp-image-87456 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/A-FS-copie1.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>J’aime <strong>l’automne</strong> parce que c’est la saison des pommes, des champignons, des courges, des châtaignes et des ouvertures de restaurant. Bon, les restaurants ouvrent un peu tout le temps, c’est vrai, mais cette sensation de reprise des affaires, de fructification n’appartient qu’à cette saison. Et parmi les ouvertures de cet automne, celle d’<a title="Alan Geeam" href="http://www.alangeaam.fr/" target="_blank" class="broken_link">Alan Geeam</a> aux Halles est à noter, même si elle ne se fait pas tambour battant. C’est un <em>slow opening</em>, en douceur, pour bien mesurer les choses, goûter sans stress et ajuster le tir en fonction des avis collectés.</p>
<p>Ah mais je connais cet endroit ! Il y a peu, ça s’appelait encore <strong>L’Autobus Impérial</strong> et c’était toujours un peu à côté de la plaque. On n’y a jamais vraiment bien mangé. On se demandait qui allait un jour rendre justice à ce splendide espace Belle Époque aux volumes atypiques. C’est fait : Alan Geeam (propriétaire de l’<a title="Auberge Nicolas Flamel" href="http://www.auberge-nicolas-flamel.fr/" target="_blank">Auberge Nicolas Flamel</a> et d’<a title="AG Saint-Germain" href="http://ag-restaurant.fr/" target="_blank">AG Saint-Germain</a>) réinvestit le lieu et se l’approprie, mettant fin à des décennies de manque de personnalité et de cuisine incertaine.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/apéro-oublié.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87587" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/apéro-oublié-540x357.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="357" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cocktails.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87591" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/cocktails-540x708.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="447" /></a>La salle a été revêtue d’un camaïeu de bleu roi et de tons porcelaine doux au regard. Une peinture murale toute fraîche affiche les mots <strong>apéro oublié</strong>. Et de fait <strong>Nathalie</strong>, la barmaid, excelle dans les breuvages doux-amers à l’ancienne, style vermouth ou negroni, tout en fraîcheur et en zestes d’agrumes.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/Alan.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87592" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/Alan-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Les plus beaux hommages à la cuisine française viennent souvent de gens qui ne sont pas nés en France. Les exemples sont légion, mais il n’est pas donné à tout le monde de voir le jour au <strong>Liberia</strong> de parents américano-libanais et d’avoir grandi sur trois continents. Alan a appris la cuisine en apprenant la vie : auprès de sa mère, puis de l’Australie au Liban, de l’Italie à Prague, avant de débarquer en France en 1999 sans un sou en poche mais déterminé à se former à la cuisine française, et pas à moitié. Au fil du temps, il y injecte les saveurs découvertes autour du monde. Le résultat est remarquable d’équilibre et de sagesse. Des saveurs dosées, travaillées, un peu sur le fil du rasoir, jouant tantôt de l’harmonie, tantôt du contraste, mais toujours pertinentes. Les meilleurs produits (à notre sortie du restaurant, une caisse provenant du <strong><a title="domaine de Saint-Géry" href="http://www.saint-gery.com/" target="_blank">domaine de Saint-Géry</a>,</strong> dont je vous parlerai un jour, venait d&rsquo;atterrir sur le comptoir). Des cuissons d’une grande précision, notamment sur les poissons. Un travail d’équilibriste, tout en nuances, dont la sincérité s’affirme à chaque bouchée. Et <em>last but not least</em>, <strong>des prix remarquablement bas</strong> pour une cuisine de niveau gastro.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/brioche-enfance.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87601" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/brioche-enfance-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>La première chose qu’on nous sert, c’est <strong>l’enfance</strong> d’Alan : mini-brioches tièdes accompagnées d’une huile d’olive versée sur des pincées de sumac et de <a title="zaatar" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zahtar" target="_blank"><em>zaatar</em></a>. Une façon de nous signifier que nous allons partager avec le chef quelques-uns des souvenirs qui l’ont poussé très tôt vers la cuisine. Un cuisinier raconte toujours une histoire, mais tous ne la rendent pas aisément lisible. Plus le chef est animé du désir de donner, plus l’histoire est claire.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/huître.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87598" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/huître-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>La <em>kitchen team</em> attaque fort avec un <strong>tartare d’huître à la granny smith</strong>. D’habitude, le tartare d’huître, je m’en méfie : saveurs pas toujours très nettes, mélanges finalement pas si heureux que ça, texture un brin aqueuse. Là, je ne sais trop comment Alan s’est débrouillé, mais il a évité tous les pièges tendus par le mollusque traître : c’est onctueux, doux et suave, et la petite <strong>crème montée au yuzu</strong> vient poser une note fraîche.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/raviole.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87600" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/raviole-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><strong>Raviole de foie gras, butternut, mandarine poudre de cacahuète, écume.</strong> Très <em>comfort food</em>, crémeux, immatériel, et hop — y en a plus.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/maigre.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87599" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/maigre-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><strong>Filet de maigre</strong> si parfaitement cuit que la délicatesse de ce poisson (trop souvent cotonneux) est intacte. <strong>Couteaux, vierge de salicorne, et risotto <em>venere</em></strong> mêlé à des épinards (bonne idée).</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bœuf.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87595" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/bœuf-540x730.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="459" /></a><strong>Pavé chevillard, purée de panais, oignons grelots</strong> avec un beau jus de bœuf et un cromesqui de moelle.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dessert.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87596" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/dessert-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Dessert épatant : <strong>savarin aux fruits exotiques, passion, tuile croquante</strong>, le genre de dessert que malheureusement très peu osent encore servir (d’ailleurs, la prochaine fois qu’on me sert du panais au sirop ou un entremets au céleri-rave, il va y avoir de l’assiette dans la figure).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/fromages.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87597" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/fromages-540x311.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="311" /></a>J’allais oublier le fromage (de l’affineur <strong>Sanders</strong>, rue Lobineau). La <strong>confiture de pommes rubinettes aux raisins</strong> préparée par la belle-mère d’Alan, acidulée, peu sucrée, s’accorde avec tous les fromages du plateau.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/apéro2.jpg"><img class="alignleft wp-image-87594 " src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/11/apéro2-515x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="341" height="529" /></a>La prudence d’Alan l’honore : un slow opening est toujours une bonne idée. Mais vu la qualité de ce qu’il sert, il aurait tout aussi bien pu faire un soft opening, un hard opening, un flash opening ou un fast opening, ça nous aurait été égal : quand c’est bon, c’est bon. Maintenant que c’est <em>fully open</em>, allez-y, vous vous régalerez sans vous ruiner. N’oubliez pas de prendre un petit cocktail avant, ça vaut le coup.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>AG Les Halles<br />
</strong>14, rue Mondétour, Paris Ier.<br />
Tél. : 01 42 61 37 17. Ouvert<br />
du lundi au samedi de 12 h 30<br />
à 14 h 30 et de 19 heures<br />
à 22 heures.<br />
Formules déjeuner de 18<br />
à 42 €, accords vins +20 €,<br />
carte environ 35 €.<br />
Formules du soir de 39<br />
à 55 €, accords vins +30 €,<br />
carte environ 40 €.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">- À la petite cuillère &#8211;<br />
</span>Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Les Caves de Prague (Paris) et le retour de Patrice Gelbart</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2015 09:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/1-caves.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87235" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/1-caves-540x347.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="347" /></a></h4>
<h4><span style="color: #ff0000;">- À la petite cuillère -</span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie7.jpg"><img class="alignleft wp-image-87149 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie7.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>Ne vous laissez pas intimider par la barricade municipale. Derrière, il y a un lieu qui vit, qui verse du vin et qui fait à manger. Il y a aussi une histoire à raconter. Celle d’un chef nommé Patrice Gelbart, originaire de <strong>Gaillac</strong> (Tarn). Région magnifique, souvent comparée à la Toscane. À Salles, il possédait <strong>Aux Berges du Cérou</strong>, inoubliable restaurant gastronomique niché dans une vallée verdoyante et paisible, si paisible que le lieu dut fermer en 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Patrice-portrait.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87238" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Patrice-portrait-540x356.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="356" /></a>Mais ce chef-là, ceux qui l’aiment le suivent. Jusqu’à Paris, où il est quelque temps chef invité au <a href="http://leverrevole.fr/" target="_blank">Verre Volé</a>, puis dans son bistrot <a href="http://www.gillespudlowski.com/55853/restaurants/youpi-voila-paris-10e-gelbart-est-la" target="_blank">Youpi &amp; Voilà !!</a>, rue Vicq-d’Azir, où il développe le concept de <strong>cuisine philanthropique</strong>. Expérience close en avril 2015, mais pas tout à fait, car Youpi ne meurt jamais, il se délocalise : l’été dernier au <a href="http://www.cafe-joubert.com/accueil.html" target="_blank" class="broken_link">Café Joubert</a> à Fayssac (toujours dans le Tarn), et depuis juin, de façon très soft, aux Caves de Prague, dans le XIIe — rue de Prague, artère dont le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Feng_shui" target="_blank"><em>feng shui</em></a> gastronomique ne cesse d&rsquo;augmenter, puisqu&rsquo;on y trouve déjà l&rsquo;excellent restaurant <a href="http://www.tablerestaurant.fr/" target="_blank">Table</a> et l&rsquo;épicerie méditerranénne Agrology. C’est là qu’il cuisine maintenant, avec son fidèle coéquipier <strong>Stéphane Camboulive</strong>. <em>Cuisine du marché, produits frais et de qualité</em>, dit l’ardoise. Vous pouvez lui faire confiance. La cuisine de Patrice est fraîche, sensible, colorée, originale et généreuse, empreinte de modestie et d’un style très personnel, intact à travers tous les lieux où le chef se pose.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/salle-ensemble.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87247" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/salle-ensemble-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>La salle est belle, on s’y sent bien. La double exposition produit une superbe lumière ; l’espace est ample et chaleureux, simplement décoré par les étagères de bouteilles.<br />
Dès l’entrée, Patrice explique : « On a été invités. Non, en fait, on s’est imposés. Le caviste servait des casse-croûte à partir de 16 heures. On lui a dit : <em>pourquoi ne pas servir à déjeuner ?</em> Et voilà, on l’a fait. »<br />
J’annonce : « Je prends une photo du bar. — Tu fais bien de dire “le bar” et non “ la cuisine”, répond Patrice. Tiens, regarde… »</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/men-at-work.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87245" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/men-at-work-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Deux plaques à induction portables, un bain-marie, un frigo et un petit four, voilà leur cuisine. « En fait, on est un camion fixe ! » Ils ont des idées de développement, d’amélioration, peut-être ouvrir le soir ? On verra : pour le moment, dans leur cambuse, ils font avec ce qu’il ont. Mais quand on a du talent, des idées (des tas !), de la débrouillardise et un grand respect des produits, on peut tirer beaucoup d’un tel équipement. Ils le démontrent chaque jour, et pour un prix plus que raisonnable.</p>
<p>Où que Patrice travaille, chez lui ou chez les autres, il se passe toujours quelque chose de spécial. Et quand il a un lieu où se poser, dans le Tarn ou à Paris, il faut en profiter. Je ne saurais donc trop vous conseiller d’aller déjeuner aux Caves de Prague. C&rsquo;est, encore et toujours, de la <em>cuisine philanthropique</em>, car Patrice a beau être un chef intermittent, il ne manque pas de suite dans les idées et ne quitte jamais son étoile des yeux.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/poulpe.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87246" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/poulpe-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>« J’ai du mal à limiter les portions », avoue Patrice — on est philanthropique ou on ne l&rsquo;est pas. C’était déjà le cas à Youpi &amp; Voilà et ça n’a pas changé, même s’il affirme se soigner. Le <strong>poulpe grillé, betterave crapaudine, crème de betterave vinaigrée et pomme Granny Smith</strong> arrive tiède, la parfaite température pour ces ingrédients. Un bel équilibre entre douceur, acidité et la saveur marine du poulpe cuit tendre et légèrement grillé. Une entrée généreuse, qui pourrait être un plat.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/après.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87241" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/après-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Avant-après. Image post-poulpe, juste pour vous donner un aperçu des assiettes chinées par Patrice et Stéphane.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/civet.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87242" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/civet-540x350.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="350" /></a>Intermède proposé par le chef : une petite assiette de <strong>civet de lièvre aux gnocchis poêlés.</strong> Patrice joue avec bonheur sur tous les registres : cuisine fine et inventive, accords inattendus, gibiers et mijotages intemporels.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/haddock.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87244" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/haddock-540x362.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="362" /></a><strong>Haddock</strong> façon <strong>brandade</strong> déstructurée : le haddock cru en lanières est posé sur une purée de pomme de terre. Olives noires de Kalamata, crème de piquillos, salicornes, segments d’orange. Savoureux et représentatif du style du chef.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/flan.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-87243" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/flan-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><strong>Flan aux œufs</strong> garni de fruits secs hachés. Patrice est pâtissier-confiseur de formation ; sa préférence va aux desserts de grand-mère, qu’il réussit fort bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/vin.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-87248" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/vin-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="372" height="566" /></a>Chez un caviste, la carte des vins est sur les étagères. Beaucoup de bouteilles bio et nature (droit de bouchon : 3 €). Ici, un alsace nature bien frais, agréable assemblage riesling-sylvaner de <a href="http://beckhartweg.fr/" target="_blank"><strong>Florian Beck-Hartweg</strong></a>.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Les Caves de Prague,</strong> 8, rue de Prague, Paris XIIe. Tél. 01 72 68 07 36. Ouvert du mardi au samedi pour le déjeuner seulement, de midi à 15 heures. Formule du jour (entrée + plat ou plat + dessert)<br />
15 €, sur place ou à emporter. Carte environ 20 €. Verre de vin de 4 € à 7,50 €. Boutique caviste de 11 heures à 23 heures, casse-croûte à partir de 16 heures, mais sans Patrice et Steph.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">- À la petite cuillère &#8211;<br />
</span>Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Caffè Stern, Paris : gentilezza</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 19:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h5><span style="color: #ff0000;">- À la petite cuillère -</span></h5>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/macchina.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86812" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/macchina-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie5.jpg"><img class="alignleft wp-image-86782 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie5.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /></a>Tant qu’à voir fermer nos vieilles boutiques enchanteresses, autant qu’elles soient recyclées de façon intéressante. <strong>Stern</strong>, atelier de gravure fondé en 1834 dans le passage des Panoramas et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1974, ne pouvait pas échoir à n’importe qui. Début 2015, <strong>David Lanher</strong> (restaurateur à qui l&rsquo;on doit déjà Racines I, II et III, Vivant, Au Bon Saint-Pourçain, etc.) reprend le lieu, y installe une cuisine sans casser un millimètre de décor et la confie aux <a href="http://www.alajmo.it/" target="_blank"><strong>frères</strong> <strong>Alajmo</strong></a>, créateurs de nombreux restaurants dont <a href="http://www.alajmo.it/sezione.asp?pagina=calandre&amp;sezione=calandre&amp;lingua=ita" target="_blank" class="broken_link"><strong>Le Calandre</strong></a> à Padoue et le complexe <a href="http://www.alajmo.it/sezione.asp?pagina=quadri&amp;lingua=ita" target="_blank" class="broken_link"><strong>Quadri</strong></a> (restaurant, café, bistrot) sur la place Saint-Marc à <strong>Venise</strong>. Pour la déco, il choisit <strong>Philippe Starck</strong>, un petit jeune qui monte. Blague dans le coin, on connaît l’oiseau : prompt au délire quand il a les coudées franches, discret quand il navigue en monument classé. Pas question en l’occurrence de bazarder les hauts lambris sculptés imprégnés de deux siècles d’encaustique, les murs revêtus de cuir de Cordoue, les glaces baroques et le <a href="http://www.parquets-de-tradition.com/type-parquet-fougere.htm" target="_blank">parquet fougère</a> d’époque.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/loup.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86811 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/loup-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-86810" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/lapin-540x368.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="368" />Pourtant, on n’échappe pas à la touche Starck : dès l’entrée, en vitrine, deux loups empaillés et embijoutés vous montrent les crocs, et à l’intérieur un lapin blanc exhibe sa montre de gousset pour vous informer que vous êtes au pays des Merveilles. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lapin_blanc" target="_blank">Tout le monde l&rsquo;aura reconnu.</a> Détail ironique et élégant, la lumière des appliques est filtrée par des torchons blancs accrochés aux murs. Et pour le reste, j’observe que s’il n’y avait pas les nappes à carreaux du passage des Panoramas, on se croirait vraiment en Italie. « Vous connaissez Venise ? » répond <strong>Piodaniele Chimetto</strong>, le chef de salle. « Il y a aussi des passages couverts, ça y ressemble beaucoup… Même ici, on s’y croirait. »</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/carte-vins.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86809" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/carte-vins-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>La carte des vins est joliment équilibrée entre vins italiens et français, avec beaucoup de bulles<br />
</em><em>et une classification intuitive dont voici (ci-dessus) un exemple parlant.</em></p>
<p>Il a raison. Alors il n’y a plus qu’à se laisser aller au rêve dans ce lieu chaleureux, bourré de charme et parcouru d’une merveilleuse odeur de café italien. Notez d’ailleurs que l’endroit ne s’appelle pas <em>caffè</em> juste pour faire joli : on y prend le petit déjeuner (viennoiseries maison !) et on peut venir y goûter ou juste y prendre un café l’après-midi. Sur demande, vous pouvez le faire préparer dans une authentique <a href="http://www.youdreamitaly.com/fr/Cafetiere-napolitaine-tasses-12-Passalacqua.xhtml?id=764" target="_blank">cafetière napolitaine</a> à l’ancienne, ou vous opterez pour l’imposante machine Faema dont le barista essuie soigneusement les chromes après chaque utilisation.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pizza.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86813" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pizza-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>Pizza vegan à la vapeur. Pièce de bijouterie, légère, qui disparaît en deux bouchées.<br />
</em><em style="text-align: center;">Brocoli, courge, graines de courge, épinard et bergamote.</em></p>
<p>Côté cuisine, les frères de Padoue ont eu la bonne idée de mettre au piano <strong>Sergio Preziosa</strong> (qui fut deux ans chef de Le Calandre) et de doter l’endroit d’un staff italien dont l’exquise gentillesse fait écho à la délicatesse de la cuisine. On est caressé, bichonné par une <a href="http://www.larousse.fr/dictionnaires/italien-francais/gentilezza/26700" target="_blank" class="broken_link"><em>gentilezza</em></a> très dépaysante. La clientèle est assortie au décor : <em>beautiful people</em>, beaucoup de Transalpins. La volupté de la langue italienne traverse tout le restaurant. On se régale d’une cuisine fine, légère et savoureuse (et un peu chère), inventive sans être abstraite ni prétentieuse ; on boit d’excellents vins ou des cocktails à la douce amertume comme l’Italie sait si bien les faire, le café est « comme là-bas » et le tiramisu a la légèreté d’une plume : si la grâce romantique du Veneto vous manque, une étape au <strong>Caffè Stern</strong> vous la fera paraître soudain plus proche.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/ravioli.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86814" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/ravioli-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>Remarquables ravioli à la courge, au beurre et au gingembre. Trois saveurs en parfaite harmonie, </em><br />
<em>tirant le gingembre du côté du sucré, presque du pain d’épice. De vrais goûts d’automne.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/tartare.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86816" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/tartare-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>Tartare de bœuf au couteau, sauce à l’œuf, avec sa petite coiffe de truffe blanche d’Alba très chic.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/tiramisu.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-86817" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/tiramisu-521x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="302" height="464" /></a><em>Tiramisu léger et distingué, au chocolat blanc et au marron glacé.</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Stern-tasse.jpg"><img class="alignleft wp-image-86815" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Stern-tasse-540x793.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="302" height="444" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Caffè Stern</strong>, 47, passage des Panoramas, Paris IIe. Tél. 01 75 43 63 10. Ouvert du mardi au samedi de 8 h 30 à minuit. Déjeuner 12 h 30-14 h 30, dîner 19 h 30-22 h 30. Menu déjeuner (entrée, plat, café) 38 €. Menus dégustation (servis pour toute la table) : grand (6 plats) 110 €, petit (4 plats) 65 €. Carte environ 70 €.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #ff0000;">- À la petite cuillère -</span><br />
Texte et photos : Sophie Brissaud</p>
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		<title>Pierre Sang on Gambey, Paris : &#171;&#160;C’est tout de l’amour.&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/2015/10/16/pierre-sang-on-gambey-paris-cest-tout-de-lamour/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2015 16:58:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sur le comptoir, des pots à condiments coréens en céramique vernissée calent le dernier ouvrage du chef.  - À la petite cuillère - Ceux qui ont connu les années 70 se souviennent peut-être de la petite chanson publicitaire Il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette… À Paris, il existe des restaurants où il se [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Salle.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86351 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Salle-540x360.jpg" alt="Salle" width="540" height="360" /></a><em>Sur le comptoir, des pots à condiments coréens en céramique vernissée<br />
</em><em>calent le dernier ouvrage du chef.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-86284" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie3.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /> <span style="color: #ff0000;">- <strong>À la petite cuillère</strong> -</span></p>
<p>Ceux qui ont connu les années 70 se souviennent peut-être de la petite chanson publicitaire <em>Il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette</em>… À Paris, il existe des restaurants où il se passe « quelque chose », une chaleur particulière, un supplément d&rsquo;âme — et ceux de <strong>Pierre Sang Boyer</strong> en font partie. Pierre Sang on Gambey a ouvert au printemps 2014, un an après <a href="http://www.ptipois.com/archives/2012/08/02/24820147.html" target="_blank">Pierre Sang in Oberkampf</a>. Les deux établissements n’étant distants que de quelques pas, on aurait pu croire que Gambey serait une annexe : il n’en est rien. C’est un restaurant à part entière, avec sa cuisine à lui, son équipe, son cadre individualisé. On mange parfois à Gambey ce qu’on trouvait naguère à Oberkampf, et il arrive que Pierre Sang fasse passer du personnel d’un restaurant à l’autre. Lui, il est aux deux à la fois. À Oberkampf comme à Gambey, le vin coule dru, la cuisine est épatante et l’ambiance <em>caliente</em>, mais tout est différent. Tout cela est un peu compliqué — attendez, je vous la refais, vous allez comprendre.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pierresang4.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86365 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pierresang4-540x354.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="354" /></a>Il vaut mieux commencer par une question : qu’est-ce qui fait courir un chef ? Quel est l’ingrédient de base qui le différencie des autres ? Qu’est-ce qui décide de sa vocation ? Qui a répondu : « la gourmandise » ? Au coin, les mains sur la tête. Les autres, cherchez encore. Voilà : il existe un élément de motivation plus puissant, plus profond, et il est de nature affective. Il faut le chercher dans l’enfance, dans la famille. Parfois dans la souffrance et la déchirure. Faire à manger, prendre la cuisine en main, régaler les autres, établir ou rétablir la paix et le contentement. C’est <strong>Bernard Pacaud</strong>, interviewé dans un documentaire : « Enfant, je faisais la cuisine parce que mes parents s’engueulaient. Je cuisinais pour ramener la paix à la maison. »</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/cuillère.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86360" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/cuillère-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a>Ce sont aussi les nombreux chefs qui évoquent avec émotion la cuisine de leur grand-mère. Si vous interrogez Pierre Sang — seul chef coréen de Paris à parler avec l’accent auvergnat — sur la raison d&rsquo;être de son métier, vous n’obtiendrez que cela : le souvenir, la famille, les amis, les gens, le cœur, l’amour. <em>« Tout seul, on n’est rien,</em> dit-il. <em>Si un restaurant marche, ce n’est pas juste à cause d’un chef. C’est une équipe, une famille, qui donne du temps, de l’énergie, qui crée du partage. Tout ça, c’est de l’amour. Et si ça marche bien, si c’est bon, eh bien ! Fais-moi confiance, laisse-moi faire. Si les gens sont contents, on n’a pas besoin de se justifier. Il faut savoir donner, c’est essentiel pour un cuisinier. »</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/comptoir.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86358 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/comptoir-540x360.jpg" alt="comptoir" width="540" height="360" /></a>Idéalement, en sortant d’un restaurant, on doit être satisfait de ce qu’on y a mangé mais aussi de ce qu’on y a vécu. Il doit s’être « passé quelque chose ». Une chaleur affective qui s’élève en même temps qu’un bon vin descend dans le verre, une phrase amicale du chef entre deux dressages d’assiette, une conversation avec sa voisine de comptoir qu’on ne connaissait pas cinq minutes auparavant, et Pierre Sang qui fait son petit tour de salle et demande : <em>« Ça va ? »</em> Ce qui veut dire : <em>« C’est bon ? »</em> mais surtout : <em>« Êtes-vous heureux ? »</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Lee-et-Théo.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86361 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Lee-et-Théo-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a><em>Nohsun Lee, le chef, fidèle collaborateur de Pierre Sang depuis l&rsquo;ouverture du restaurant d&rsquo;Oberkampf, et Théo, le second.</em></p>
<p>Oui, très heureux, mais aussi comblés. C’est très bon, comme à Oberkampf. Est-on en présence d’une cuisine franco-coréenne ? Ça paraît bien ronflant, dit comme ça. Cuisine de souvenirs d’enfance avec touches coréennes d’intensité variable, c’est déjà mieux exprimé. Parfois, au déjeuner, Pierre Sang servira son fameux <em>bibimbap</em> revisité : riz grillé, légumes, salades, condiments, œuf frit, et le chef se paie le luxe de remplacer la grillade classique par une joue de porc fondante mitonnée au vin. À un pôle de sa cuisine, on trouve les plats mijotés de son enfance, cantal et jambon d’Auvergne, et à l’autre sa redécouverte à flot continu de la cuisine coréenne.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/onglet.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-86363" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/onglet-533x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="510" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/margoduchato.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86362" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/margoduchato-513x800.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="340" height="530" /></a>Les vins ont toujours été traités avec grand soin chez Pierre Sang : Marianna, la sommelière, reste fidèle à la tradition. Les bouteilles, sur les étagères, laissent admirer la variété des choix, sans fixette particulière sur les « natures » : <strong>Henri Milan</strong> (superbe vigneron des Baux-de-Provence), patrimonios d’<strong>Antoine Arena</strong>, <strong>domaine-de-trévallon</strong>… « Tu vois, on a l’esprit ouvert », semble dire au client la petite caisse de <strong>château-haut-marbuzet</strong> (un merveilleux saint-estèphe classique). Un verre du <strong>margaux de Château-Margaux</strong>, je-ne-sais-combientième vin du célèbre premier grand cru classé, frais et distingué, n’a pas été la moindre surprise de ce repas.</p>
<p>Laissez-vous aimer : allez manger chez Pierre Sang.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/amuse2.jpg"><img class="aligncenter wp-image-86356 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/amuse2-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a><em>Un amuse-bouche du chef Nohsen Lee: maigre à la plancha, sorbet piquillo,<br />
</em><em>émulsion de jambon ibérique au vinaigre de cidre.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/cantal.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-86357" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/cantal-540x359.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="359" /></a><em>Le fromage occupe une place de choix dans les repas pris chez Pierre Sang.<br />
Souvent, c&rsquo;est un vieux cantal. Le condiment était une devinette : on croyait y voir du kaki,<br />
c&rsquo;était du potiron aux épices douces.</em></p>
<p style="text-align: right;">- <strong>À la petite cuillère</strong> &#8211; Texte et photos : <em>Sophie Brissaud</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pierre Sang on Gambey</strong> – 6, rue Gambey, Paris XIe. Tél. 09 67 31 96 80, réservations par téléphone de 10 heures à 11 h 30 et de 15 heures à 16 heures. Réservations en ligne www.pierresangboyer.com. Ouvert du mardi au samedi de 12 heures à 15 heures et de 19 heures à 23 h 30. Menu déjeuner 20 € (2 plats), 25 € (3 plats), freestyle 35 € (5 plats), dîner 6 services 49 € ; menu « Origine » de 8 services servi pour 8 personnes : 88 €. Possibilité de réserver une table privée (6 couverts) à l’étage.</p>
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		<title>La Bourse et la Vie, Paris : « Ne plus inventer, mais faire » (Daniel Rose)</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2015 08:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Brissaud]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bonnes adresses]]></category>
		<category><![CDATA[Chefs]]></category>
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		<category><![CDATA[restaurant Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Spring Paris]]></category>
		<category><![CDATA[steak-frites]]></category>

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		<description><![CDATA[ - À la petite cuillère - Longtemps, ce fut La Bourse ou la Vie, gargote à steak-frites, bourguignon, parmentier, andouillette. C’est maintenant La Bourse et la Vie. Qui a changé le titre ? Nul autre que le nouveau patron, Daniel Rose, chef de Spring : « C’est La Bourse et la Vie et non La Bourse ou la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><a style="color: #800000;" href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-86009" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie1.jpg" alt="A F&amp;S  copie" width="30" height="30" /></a> <span style="color: #ff0000;">- <strong>À la petite cuillère</strong> -</span></span></p>
<p>Longtemps, ce fut La Bourse ou la Vie, gargote à steak-frites, bourguignon, parmentier, andouillette. C’est maintenant <strong>La Bourse <em>et</em> la Vie</strong>. Qui a changé le titre ? Nul autre que le nouveau patron, <strong>Daniel Rose</strong>, chef de <a href="http://www.springparis.fr/fr" target="_blank">Spring</a> : <em>« C’est La Bourse et la Vie et non La Bourse ou la Vie parce que c’est fromage et dessert et non fromage ou dessert,</em> explique-t-il. <em>Je ne voulais pas changer la tradition, juste l’aménager de façon à peine perceptible. Et puis, </em>ajoute-t-il, pince-sans-rire,<em> je ne voulais pas avoir à chercher un nom compliqué comme Spring. »</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/DetM-salade1.jpg"><img class="alignleft wp-image-85973 size-medium" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/DetM-salade1-185x275.jpg" alt="DetM-salade1" width="185" height="275" /></a>Depuis bientôt dix ans, ce natif de <strong>Chicago</strong> joue une partition culinaire originale. Il ne fait rien comme les autres et ça lui réussit, car il est aussi sage que bon cuisinier. À force de lectures, de recherches, de mitonnages, de jus et de fonds, il retrouve l’essence d’une cuisine française bourgeoise que beaucoup ici ont perdue, tandis que nos médias, toujours à courir derrière l’innovation, passent régulièrement à côté de lui. Le public, américain ou français, ne l&rsquo;entend pas de cette oreille, car Spring est toujours plein à craquer, et La Bourse et la Vie est bien parti pour lui emboîter le pas.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/La-salle-ensemble.jpg"><img class="aligncenter wp-image-85983 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/La-salle-ensemble-540x356.jpg" alt="La salle-ensemble" width="540" height="356" /></a>La salle est élégante avec ses chaises Thonet, ses tons vert-de-gris et ses moulures néoclassiques. Au fond de cet espace sombre et douillet, la cuisine lumineuse attire l’œil : <strong>Marie-Aude</strong>, la compagne de Daniel, y travaille avec <strong>Andy</strong> (le chef), <strong>Harry</strong> et <strong>Narcisse</strong>, rescapé de l’ancienne équipe. <em>« Il y a eu neuf mois de travaux,</em> dit Daniel. <em>On a tout rasé, tout reconstruit, mais on a gardé les moulures de 1823, quelques miroirs d’origine et une partie de l’équipe, dont le plongeur. On voulait que tout, décor et cuisine, ait l’air d’avoir toujours été ainsi. C’est le même répertoire bistrot que nous servons, un peu arrangé à notre </em><em>manière. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/équipe.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-85979" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/équipe-540x370.jpg" alt="équipe" width="540" height="370" /></a><em>De gauche à droite : Daniel, Andy, Narcisse, Marie-Aude et Harry.</em></p>
<p>Admirateur attentif de la cuisine française, Daniel se concentre sur la richesse des traditions et laisse aux autres la course à la créativité. <em>« Notre parti pris culinaire : ne plus inventer, mais</em> faire. <em>Passer plus de temps à cuisiner qu’à créer. C’est une tout autre démarche qu’à Spring, mais c’est aussi la liberté. »</em> Saisissant une des grosses gougères dorées auxquelles ont droit toutes les tables, il la casse en deux pour révéler sa texture riche et alvéolée. C’est la recette de qui ? <em>« De personne. On a pris la recette de base de la gougère et on a rajouté du fromage. »</em></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/gougères.jpg"><img class="aligncenter wp-image-85975 size-large" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/gougères-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Voilà, c’est tout simple, du moins en apparence. Respecter un classique en accentuant ce qu’il a de meilleur. Il arrive, dans nos vies, qu’on se dise : <em>Où trouver un bon maquereau au vin blanc, de bons poireaux vinaigrette ? &#8211; Qui fait un bon pot-au-feu de nos jours ? &#8211; Il y a longtemps que je n’ai pas mangé un vrai steak-frites &#8211; J’ai envie d’une crème caramel.</em> La Bourse et la Vie se plaît à cocher toutes ces cases. Le pot-au-feu est de veau, avec légumes frais, os à moelle, quasi rosé tranché au dernier moment, cèpes de saison, croustillant de tête de veau et un bouillon suave et complexe, véritable élixir de bien-être.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pot-au-feu.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-85981" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/pot-au-feu-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a></p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/macros.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-85982" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/macros-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Le maquereau au vin blanc est soyeux, finement acidulé, juste caressé par la marinade. Le poireau-vinaigrette arrive couvert de noisettes grillées. Le steak est une belle pièce du boucher tendre et maturée, taillée entre le faux-filet et l’entrecôte, accompagnée de frites blondes et légères et de juste assez de sauce au poivre vert : c’est l’archétype du steak-frites parisien, celui qu’on croyait disparu.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/steakfrites.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-85986" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/steakfrites-540x358.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="358" /></a>On en est encore comme deux ronds de flan quand arrive la crème caramel, riche et onctueuse (à la crème normande). Et le sorbet thym citron aux copeaux de chocolat ravit les convives en quête de fraîcheur. Les très beaux vins sont versés par <strong>Guillermo</strong>, le chef de salle ; ce jour-là, c’était un magnifique saint-émilion 2012 du <strong>clos des Abbesses</strong>.</p>
<p><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/crc2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-85987" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/crc2-540x360.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" width="540" height="360" /></a>Sur une ardoise, bien en vue, une inscription à la craie : <em>If it is not a little too much — it’s not enough</em>. « S’il n’y en a pas un petit peu trop, c&rsquo;est qu&rsquo;il n’y en a pas assez » : il est clair que chacun ici connaît ce principe sur le bout des doigts. Autre principe qui est une bonne nouvelle : vous pouvez prendre ici le petit déjeuner, avec café-calva si vous voulez. Le restaurant a beau être petit, il est bourré de surprises.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sophie Brissaud</em></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Ardoise.jpg"><img class="alignleft wp-image-85988 size-medium" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Ardoise-183x275.jpg" alt="Ardoise" width="183" height="275" /></a></p>
<p><strong>La Bourse et la Vie</strong> – 12, rue Vivienne Paris IIe. Tél. 01 42 60 08 83. Métro Bourse, Pyramides. Ouvert du lundi au vendredi 8h30-10h30, 11h45-14h et 19h-22h. Environ 40-50 € sans les vins, petit déjeuner 5-10 €.</p>
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		<title>&#160;&#187; À la petite cuillère &#171;&#160;, la nouvelle rubrique de F&amp;S des bonnes adresses de Sophie Brissaud</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2015 05:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[jacques]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[À la petite cuillère]]></category>
		<category><![CDATA[Presse & Médias]]></category>
		<category><![CDATA[FoodandSens]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Brissaud]]></category>

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		<description><![CDATA[ Sophie Brissaud rejoint l’équipe de F&#38;S. Écrivain (Prix Antonin-Carême 2004 pour l&#8217;écriture culinaire, prix Edmond-de-Rothschild 2009 pour l&#8217;écriture vins…), chroniqueuse gastronomique, styliste, photographe, traductrice, auteur de documentaires, grande voyageuse, fine fourchette et même as des fourneaux, Sophie Brissaud a plus d’une corde à son arc. Et plusieurs passions qu’elle aime partager avec ses amis : [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-85949" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/A-FS-copie.jpg" alt="F&amp;S" width="30" height="30" /> <strong>Sophie Brissaud</strong> rejoint l’équipe de <strong>F&amp;S</strong>.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-86029 size-medium" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Capture-d’écran-2015-10-08-à-03.47.20-260x238.jpg" alt="Sophie Brissaud" width="260" height="238" /></p>
<p>Écrivain (Prix Antonin-Carême 2004 pour l&rsquo;écriture culinaire, prix Edmond-de-Rothschild 2009 pour l&rsquo;écriture vins…), chroniqueuse gastronomique, styliste, photographe, traductrice, auteur de documentaires, grande voyageuse, fine fourchette et même as des fourneaux, <strong>Sophie Brissaud</strong> a plus d’une corde à son arc.</p>
<p>Et plusieurs passions qu’elle aime partager avec ses amis : les bons produits, les vins de Bordeaux (et les autres), les chefs qu’elle connaît et fréquente régulièrement, le thé, la Chine, les cuisines étrangères.</p>
<p>Parce que les romans contemporains sont cafardeux et l’ennuient furieusement, elle a décidé d’écrire des livres… sur la cuisine. Pour elle ou pour les chefs. Que ce soit aux éditions Hachette, Agnès Vienot, Solar, La Martinière, Kéribus, etc., elle aide les chefs à traduire leurs impressions, à rendre leurs recettes compréhensibles et réalisables.</p>
<p>Gourmande dans l’âme, elle capte dans les assiettes l&rsquo;expression des cuisiniers, elle les perçoit comme un espace de création libre. Elle les déguste, les analyse , les étudie à la lorgnette de la gourmandise et de la connaissance ; elle les scrute pour en comprendre le sens, en déceler l’harmonie, le lien qui unit goût et plaisir.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-86033 size-full" src="http://www.pourcel-chefs-blog.com/blog1/wp-content/uploads/2015/10/Capture-d’écran-2015-10-08-à-05.37.01.jpg" alt="à la petite cuillère © Luisa Zan" width="560" height="228" /></p>
<p>Sophie Brissaud va contribuer au contenu de F&amp;S avec une nouvelle rubrique qui débutera ce vendredi 9 octobre. &nbsp;&raquo; <strong><em>À la petite cuillère</em> &laquo;&nbsp;</strong> sera sa fenêtre ouverte sur la cuisine d’aujourd’hui, celle qui, de Paris à Canton, de Marseille à Marrakech, fait bouger la planète food.</p>
<p>Elle y communiquera des impressions de table, trouvera les bons mots pour raconter l&rsquo;histoire que le chef fait passer dans ses assiettes et que Sophie dégustera à la petite cuillère.</p>
<p>Sans modération… Welcome sur <strong>F&amp;S</strong> !</p>
<h6>© Luisa Zan</h6>
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