Une expérience culinaire… nous avons osé manger de l’holothurie !

08 fév 2012
Catégorie : Actu Pourcel étranger, Pour le Fun

De premier aspect, cela semblait une soupe de potiron dans laquelle baignait une saucisse… Je me suis dit  » encore une expérience culinaire qui m’attend  » et je craignais le pire…  Je me suis dit  » encore un chef d’un bistrot qui veut faire du sty’le »… Mais ma mémoire me faisait encore défaut, je suis à Shanghai !… alors plus rien ne peut m’étonner dans la cuisine locale.

À y voir plus près, on pouvait deviner des grains de semoule et des morceaux de pommes de terre… mais chose étrange, ce qui ressemblait à une saucisse laissait apparaître des semblant d’épines. Étions-nous dans une nouvelle épreuve de Koh-Lanta ?

Une fois extrait de l’assiette, cela ressemblait à un gros vers de terre, c’était mou, gluant, creux à l’intérieur. À l’origine, on le trouve sec avant de le cuisiner, cela a été réhydraté. C’est très populaire dans la cuisine chinoise, c’est bon pour la santé et certains Chinois en mangent tous les jours pour leurs vertus. Ce n’était rien d’autre qu’un concombre de mer.

C’est assez répugnant à manger lorsqu’il est entier, coupé en morceau dans un bouillon, il pourrait faire penser à des coquillages, c’est très spongieux et gélatineux à la fois, par contre ça n’a aucun goût, c’est l’accompagnement qui le parfume.

Holothurie ou même bêche de mer, c’est le vrai nom de cet animal étrange en forme de cylindre qui peut atteindre jusqu’à 40 cm de long. À l’une de ses extrémités se trouve la bouche entourée d’une couronne de tentacules. En fait, c’est un vrai tube de recyclage avec un rôle écologique considérable. On trouve le concombre de mer dans tous les océans du monde, de la zone littorale jusqu’aux grandes profondeurs.

Nous vous éviterons la vision de la mise en bouche !

C’est un mets très prisé en Chine. Il s’en consomme chaque année pratiquement 40 000 tonnes, leur pêche est souvent la première source d’exportation de produits de la pêche et de mollusques pour certaines régions du monde comme l’Océan Indien, ou l’Asie-Pacifique, mais aussi de deux pays particulièrement, les Philippines et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Par un processus compliqué d’ébullition, de séchage et de fumage, la peau est conservée puis réhydratée. Cuits, ensuite pochés, ils sont souvent accompagnés de bouillon à base d’ail, de gingembre d’oignons ou de soja.

La médecine traditionnelle lui prête de nombreuses vertus notamment d’immunisation du corps, d’améliorer la puissance musculaire, de lutter contre l’arthrose et l’hypertension artérielle.

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12 commentaires pour “Une expérience culinaire… nous avons osé manger de l’holothurie !”

  1. Belette

    04. juil, 2013

    Le trépangs ou bêche de mer est réputée depuis au moins 4 siècles pour ses vertus aphrodisiaques. Les pêcheurs de Sulawesi abordaient le nord de l Australie bien avant les anglais pour le pêcher et le vendre aux Chinois qui en raffolent. Il y avait même des comptoirs pour cela, du coup, les gens de Sulawesi ( les Makassans) sont les vrais découvreurs de lAustralie, grâce aux bêche de mer!

  2. athos

    02. août, 2013

    Moi je le ramasse et m’ en sert pour pécher la dorade

  3. dekali

    19. jan, 2014

    bonjour je souhaiterai plus de recette s’il vous plait
    merci

  4. collina-girard

    06. oct, 2014

    J’ai eu la recette par un cuisinier chinois…
    le plus simple :
    après les avoir vidées, à la plage, c’est plus facile…
    il faut les traiter toute une semaine en les ébouillantant rapidement tous les matins pour les laisser dans leur bouillon ensuite plur les réhydrater…
    en recommençant tous les jours , au bout d’une semaine on peut les couper en lanière et les mélanfer à des légumes , style chop suy, mijortés à la poele … pas vraiment de gout, mais c’est un peu l’équivalent des champignons chinois, craquant et gluant… je pense que c’est cette consistance que les chinois apprécient… mangeable, mais sans plus…

    Biblio : la provence immergée, plongées à marseille et ses abords, éditions les presses du midi (toulon) par Jacques Collina-Girard ( à trouver sur amazon.fr, par exemplle, ou ailleurs…)

  5. holothurie

    28. déc, 2014

    mmhhh ! ça a l’air super bon

  6. Olivia

    20. mar, 2015

    Bonjour à tous,
    Quelqu’un sait-il où l’on peut acheter du concombre de mer en France (à Paris) ?

  7. Bibliophile

    06. avr, 2016

    Curnonsky (alias le prince des gastronomes en France dans le milieu des années 1950) lui reconnait « des vertus aphrodisiaques les plus énergiques et les plus efficaces. »

    Source: La table et l’amour, édition La clé d’or, Paris 1950, p. 92

  8. alain demouchy

    17. nov, 2016

    et bien j’en ai acheter ce matin aux halles de Niort! et je vais en preparer! je sais pas encore comment!

  9. Boineau

    03. jan, 2017

    Ou exactement a niort j en cherche depuis longtemps

  10. sylvain

    11. jan, 2017

    Ce sont d’excellents filtres antipollution des mers. Leur pêche qui n’a rien de glorieuse puisqu’il suffit de les ramasser… est totalement inutile et stupide, écologiquement et nutritionnellement parlant, surtout à l’échelle industrielle où elle se pratique en Asie… On en retrouve dans tous les quartiers chinois du monde, c’est comme beaucoup de traditions (voir la corne de rhino et les ailes de requins) un exemple de plus de la prédation idiote du grand primate que nous sommes, à partir d’une pensée magique ravageuse sur le long terme!

  11. Gadoute la biloute

    07. déc, 2018

    Wow MMMHHHH sa a l’air super bon !!!!!

  12. Nettlebay

    13. juil, 2019

    Quand on en trouve dans les lagons polynésien c’est signe d’eau non polluée dit-on (les oursins aussi). Mais est-ce qu’on les trouve parce que l’eau est propre ou est-ce leur présence qui rend l’eau propre? Bon, perso, ça ne me tente pas. Pourtant j’ai eu aussi des experiences culinaires comme les guêpes sautées au beurre (à la poêle). C’est une spécialité réunionnaise.

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